(1) Je me promenais, comme d’habitude, dans le Règne de la Volonté Suprême.

Arrivée au moment où la Volonté Divine agissait dans l’Humanité de Notre Seigneur, je vis

  • ses Larmes, ses Soupirs, ses Gémissements et
  • tout ce qu’Il faisait, investis par la Lumière de sa Volonté.

Et ses rayons étaient

  • perlés des Larmes de Jésus,
  • remplis de ses soupirs,
  • investis de ses gémissements plaintifs et amoureux.

La Création étant imprégnée et investie de la Volonté Suprême, ses rayons de Soleil, s’infiltrant partout,

  • mettaient ses Larmes sur toute chose créée.

Tout était touché par ses Soupirs, son Amour Et tout gémissait avec Jésus.

Alors, mon doux Jésus sortait de moi et appuyait sa Tête contre mon front. Il me dit :

(2) ” Ma fille, le premier homme, en péchant, perdit une Volonté Divine. Et mon Humanité, unie au Verbe Éternel, Il dut donc sacrifier en tout et pour tout, la volonté humaine de mon Humanité

  • pour récupérer cette Volonté Divine afin de La redonner à la créature.

Mon Humanité ne donna même pas un souffle de vie à sa volonté humaine, la gardant seulement

  • pour la sacrifier et
  • pour payer la liberté que l’homme s’était octroyée en rejetant, avec autant d’ingratitude, cette Volonté Suprême.

La perdant, tous ses biens furent annihilés Son bonheur, sa domination, sa sainteté, tout échoua. Si l’homme avait perdu une chose humaine donnée par Dieu,

  • un ange, un saint aurait pu la lui rendre.

Mais ayant perdu une Volonté Divine,

  • seul un autre Homme avec Dieu pouvait La lui redonner.

Or, si J’étais venu sur la terre pour le racheter, Il aurait suffi d’une goutte de mon Sang, une petite Souffrance pour le sauver.

Mais, J’étais venu non seulement pour le sauver mais aussi pour lui rendre ma Volonté perdue.

Cette Volonté Divine voulut descendre

  • dans toutes mes Souffrances, mes Larmes, mes Soupirs et Gémissements,
  • dans tout ce que Je faisais et souffrais afin
  • de récupérer, à nouveau, la domination dans tous et sur tous les actes humains. Ceci permettrait de former, encore une fois, son Règne au milieu des créatures.

Lorsque petit enfant Je pleurais, vagissais, gémissais, ma Volonté Divine , plus qu’un rayon solaire, investissait toute la Création

  • de mes Larmes, mes Gémissements et Soupirs.

De sorte que, les étoiles, le Soleil, le ciel bleu, la mer, la petite fleur, tous pleuraient, gémissaient, vagissaient et soupiraient.

Parce que la Volonté Divine qui était en Moi

  • était la même qui règne sur toute la Création. Étant de la même nature,
  • les étoiles pleuraient, le ciel bleu gémissait,
  • le Soleil vagissait, la mer soupirait.

La Lumière de ma Volonté portait mon écho sur toutes les choses créées. Et, répétant mon Acte, elles tenaient compagnie à leur Créateur.

Oh ! Si tu savais quel assaut recevait la Majesté Divine en entendant mes Pleurs, mes Gémissements et Soupirs dans toute la Création.

Toutes les choses créées, animées par ma Volonté, prostrées aux pieds du Trône Divin,

  • L’assourdissaient avec leurs gémissements,
  • L’attiraient avec leurs larmes,
  • L’apitoyant par leurs soupirs et prières. Et mes Peines, se répercutant en eux, L’obligeaient à céder les clés du Ciel,
  • implorant, à nouveau, le Règne de la Volonté Divine sur la terre.

Mon Père Céleste apitoyé et attendri par sa propre Volonté

  • qui pleurait, gémissait, priait et peinait dans toutes ses Œuvres, céda les clés, redonnant son Règne.

Mais Il Le mettait, pour qu’Il soit en sécurité, dans mon Humanité, afin de pouvoir Le redonner, au moment opportun, à la famille humaine.

Voilà pourquoi Il était impératif

  • que J’agisse et descende dans l’ordre des actions humaines.

Car, ma Volonté Divine devait prendre sa domination

  • en remplaçant l’ordre de sa Volonté Divine dans tous les actes des créatures.

Tu vois donc combien Me coûta ce Règne,

  • au bout de combien de peines Je pus le racheter !

C’est la raison pour laquelle Je l’aime tant,

  • voulant l’établir, à n’importe quel prix, au milieu des créatures.”

(3) Moi : ” Mais dis-moi mon Amour, Tout ce que Tu fis était investi par l’Unité de la Lumière de la Volonté Suprême, Elle est Une et on ne peut ni la séparer, ni la diviser dans ses actes.

De ce fait, la Création n’est plus toute seule. Elle tient compagnie à tes Actes, ton Amour, tes Gémissements. Il n’y a donc pas ce silence de tombe dont Tu m’as parlé la dernière fois.” Jésus, en sa Bonté ajouta :

(4) ” Ma fille, tu dois savoir que tant que mon Humanité resta sur la terre,

  • comme ce fut le cas de la Reine Souveraine, Il n’y eut, dans la Création ni de solitude, ni de silence sépulcral.

Car, en vertu de la Lumière de la Volonté Divine , Celle-ci se trouvant partout, Elle se répandait telle la lumière. Et, se diffusant en tout, Elle se multipliait dans toutes les choses créées,

  • mon acte se répandant partout. Car la Volonté est Une.

La preuve en est que la Création donna des signes dans ce sens

  • à ma Naissance,
  • mais encore davantage à ma Mort, au point de
  • faire obscurcir le Soleil, fendre les cailloux, faire trembler la terre.

C’était comme si tous pleuraient

  • leur Créateur, leur Roi,
  • Celui qui les avait maintenus dans la joie, brisant leur solitude et le silence de tombe.

Et, sentant tous l’amertume d’une aussi grande privation, Ils donnèrent des signes de douleur et de pleurs,

  • se retrouvant de nouveau dans le deuil de la solitude et du silence ;

Moi, partant de la terre, Il n’y avait plus Celui qui émettait la Voix dans la Lumière de ma Volonté qui, formant l’écho, rendait la Création parlante et opérante.

C’est un peu comme certaines boites métalliques qui, avec une astuce,

  • renferment une voix ou un chant et la boite parle, chante, pleure, rit. Cela se passe grâce à l’écho de la voix qui a parlé
  • mais si on enlève l’ingéniosité qui produit ce chant, la boite reste muette.

D’autant plus que Je ne vins pas sur la terre pour la Création, mais pour l’homme, Et donc, tout ce que Je fis : Peines, Prières, Gémissements, Soupirs, Je voulus les laisser, plus qu’une nouvelle Création, pour le Bien des âmes

Car, tout ce que Je fis en vertu de ma Puissance Créatrice,

  • ce fut pour sauver l’homme. La Création aussi fut faite pour l’homme,
  • dans laquelle Il devait être le roi de toutes les choses créées.

Se soustrayant à ma Volonté Divine , l’homme perdit le régime, la domination.

Il ne pouvait plus former aucune loi dans le Règne de la Création,

  • ce qui est habituel chez un roi possédant un Royaume Car, ayant perdu l’unité de la Lumière de ma Volonté, Il se trouva incapable de gouverner,
  • n’ayant plus la force pour dominer, ses lois devenant caduques.

La Création fut pour lui telle un peuple qui se rebelle au roi et en fait son souffre-douleur.

Mon Humanité fut reconnue aussitôt, en tant que Roi, par toute la Création, qui sentit en Moi la force de l’union d’une Volonté unique. Mais Moi partant, Elle fut de nouveau privée de Roi et fermée dans son silence,

  • attendant celle qui, dans le Règne de ma Volonté, émettrait sa voix pour qu’elle résonne en Elle.

Sais-tu qui est celle

  • qui mettra à nouveau en joie toute la Création,
  • qui formera son écho lui redonnant la voix ?

C’est toi ma fille, qui reprendra la domination, le régime dans le Règne de ma Volonté. Sois donc attentive et que ton envol dans ma Volonté soit continue ! ”