(1) Mon pauvre esprit pensait à ce qui vient d’être écrit et mon doux Jésus continua sur le même sujet en me disant :

(2) ” Ma fille, tu vois donc pourquoi, en venant sur la terre, Je n’ai pas donné le Règne de ma Volonté, ni Je le fis connaître. Je voulus mettre la créature, encore une fois, à l’épreuve, en lui donnant

  • des choses moins importantes que celles qu’Elle eût dans la Création,
  • des Remèdes et des Biens pour la guérir.

Car, au moment de sa création, l’homme n’était pas malade

  • mais sain et saint,
  • pouvant très bien vivre dans le Règne de ma Volonté. Mais, se soustrayant à la Volonté Suprême, il tomba malade.

Et Moi Je vins sur la terre en tant que Médecin céleste pour voir s’il acceptait les remèdes, les médicaments pour sa maladie.

Après avoir fait ses preuves, Je lui aurais fait la surprise de manifester le Règne de ma Volonté

  • que Je tenais prêt pour lui dans mon Humanité.

(3) Ceux qui pensent que Notre immense Bonté et Sagesse infinie aurait laissé l’homme dans les seuls biens de la Rédemption sans le hisser à nouveau à son état primordial créé par Nous, se trompent.

Car, dans ce cas, notre Création n’aurait pas atteint sa finalité. Par conséquent, elle aurait été privée de son plein effet, ce qui n’a pas de raison d’être dans les œuvres d’un Dieu ;

Tout au plus, Nous aurions laissé passer les siècles en faisant,

  • tantôt un cadeau,
  • tantôt un autre, ou alors en lui confiant un petit bien,
  • et après un autre plus important.

Comme un père qui veut laisser ses propriétés à ses enfants. Mais, ceux-ci gaspillent trop ses biens. Et, malgré tout, il est quand même décidé à leur laisser ses propriétés.

Il trouve ainsi un autre procédé : il ne leur donne plus de grosses sommes, donnant peu à la fois, sou après sou. Et, voyant que les enfants gardent ce « peu », il augmente, au fur et à mesure, les petites sommes.

De cette façon, ils arrivent à reconnaitre l’amour du père et à apprécier les biens qu’il leur confie. Ceci ils ne le faisaient pas avant avec les grosses sommes. Cela sert à les renforcer en leur apprenant à savoir conserver les biens reçus.

Le père, les ayant ainsi formés, confirme sa décision en donnant ses propriétés aux enfants.

C’est ce que la Bonté paternelle est en train de faire. Au moment de la Création, Elle mit l’homme dans l’opulence des biens

  • sans aucune restriction mais uniquement pour le mettre à l’épreuve
  • sur des choses qui ne lui coûtaient presque rien.

Faisant un acte de sa volonté contraire à la Mienne, il gaspilla tous ces biens. Mais mon Amour pour lui ne cessa pas.

Plus qu’un père, J’entrepris

  • de lui donner petit à petit et,
  • d’abord, de le guérir.

En ayant peu, on fait parfois plus attention que quand on possède de grandes choses. Car, si on possède de grandes propriétés et on gaspille, il reste toujours quelque chose à prendre. Mais, si on dilapide le peu qu’on a, on reste à jeun.

Ma décision de donner le Règne de ma Volonté à l’homme reste inchangée. L’homme change, Dieu ne change pas.

Maintenant c’est plus facile parce que les biens de la Rédemption ont tracé la voie montrant les cadeaux de mon Amour pour l’homme

Combien Je l’ai aimé,

  • non seulement à travers le FIAT,
  • mais en lui donnant la Vie.

Même si le FIAT me coûte plus que ma propre Humanité.

Le Fiat est Divin, Immense et Éternel. Tandis que mon Humanité est humaine, limitée, ayant eu un commencement.

Les esprits humains ne connaissent pas à fond

  • la signification du FIAT,
  • sa Valeur, sa Puissance et ce qu’Il peut accomplir Ils se laissent plus gagner par ce que Je fis et souffris venant les délivrer,
  • sans savoir que, sous mes peines et à ma mort se cachait le FIAT qui donnait Vie à mes Souffrances.

Or, si J’avais voulu manifester le Règne de ma Volonté aussi bien en venant sur la terre qu’avant que les biens de la Rédemption soient

  • reconnus et,
  • en grande partie, possédés par les créatures, mes saints les plus grands, auraient été effrayés, en pensant et disant :

Adam, innocent et saint, ne sut vivre ni persévérer dans ce Règne de Lumière interminable et de Sainteté divine, comment le pourrions-nous ?” Et, toi la première, combien de fois ne t’es-tu pas tourmentée ? Tremblant, devant les Biens immenses et la Sainteté toute divine du Règne du FIAT Suprême, tu voulais te retirer en me disant :

” Jésus, choisis une autre créature, moi j’en suis incapable.” Ce ne fut pas la souffrance qui t’effraya, bien au contraire, car souvent tu me priais, m’incitais à te sévir.

Donc, ma paternelle Bonté, comme pour une deuxième Mère. Dans le sein de ma Mère J’enfouis ma Conception.

Je la prépara et la forma pour qu’elle n’ait pas peur,

  • lorsque vint le moment opportun,
  • dans cet acte même où Je devais me concevoir.

Je le Lui fis savoir par l’ange. Tout d’abord Elle trembla et tut perturbée. Mais elle se sentit vite rassérénée parce qu’elle avait l’habitude à vivre avec son Dieu, dans la Lumière et devant sa Sainteté.

Je fis de même avec toi. Pendant de très longues années tu ne fus pas au courant du fait que c’est en toi que Je voulais former ce Règne Suprême. Je te prépara, te forma. Je me renferma en toi, au fond de ton âme. Une fois que tout fut fait, le secret te fut dévoilé.

Et Je te fis part de ta mission spéciale en te demandant, de façon formelle, si tu acceptais de vivre dans ma Volonté.

Te voyant tremblante et craintive, Je te rassurais en te disant : “Pourquoi t’inquiètes-tu ? N’as-tu pas déjà vécu jusqu’à présent avec Moi, dans le Règne de ma Volonté ?

Une fois rassurée, tu te sentis de plus en plus à l’aise en l’occupant. Entretemps Je me délectais à repousser, toujours davantage, les limites de mon Règne qui fut établi jusqu’où la créature pouvait prendre possession de ce Règne Mais ses limites sont interminables. Alors elle est incapable de tout embrasser, étant elle, limitée.”

(4) Moi : “Mon Amour, pourtant mes craintes n’ont pas cessé complètement et, parfois, je suis vraiment effrayée tellement j’ai peur de devenir un deuxième Adam.”

(5) Jésus : “Ma fille, ne crains rien, tu es plus aidée qu’Adam ne le fut.

Tu as

  • l’aide d’un Dieu humanisé et
  • toutes ses œuvres et peines pour ta protection, ton soutien et ton cortège. Ceci Adam n’eut pas. Pourquoi donc t’inquiètes-tu ?

Sois plutôt vigilante à la sainteté qui convient pour vivre dans ce Règne céleste, à ton futur bonheur. Car, vivant en Lui, il te suffit

  • d’un Regard,
  • d’entendre une seule Parole de Moi pour comprendre ses bienfaits.

Tandis que, ceux qui sont l’extérieur, on peut juste dire

  • qu’ils sont au courant de l’existence de ce Règne de ma Volonté,
  • mais pas de ce qu’ Elle contient, et qui est important pour qu’on la comprenne. Ils ne peuvent saisir que les lettres de son alphabet (Volonté).”