(1) Je continue mes fusions habituelles dans la Sainte Volonté. Souvent, mon doux Jésus m’accompagne dans la répétition de mes actes. Il regarde si quelque chose m’échappe de tout ce qu’Il fit, aussi bien dans la Création que dans la Rédemption.
Avec toute sa bonté ll me la remémore, pour que je mette en elle ne serait-ce que un petit « je T’aime », un « merci », une adoration.
Il me dit qu’il est nécessaire de reconnaitre jusqu’où sa Volonté a étendu les limites du Règne de sa Volonté par Amour pour la créature, afin
- qu’Elle puisse s’y promener et s’en réjouir et
- que par son Amour, Elle puisse acquérir une possession plus stable
Tous - Le Ciel comme la Terre- la voyant toujours présente dans ce Règne, ils puissent reconnaître que le Règne de ma Volonté a déjà livré son héritière, et que celle-ci l’aime et est heureuse de le posséder.
(2) Étant plongée dans cette Éternelle Volonté, je vis le Cœur de Jésus ouvert, et un rayon de Lumière sortait à chacun de ses battements. A son bout était imprimé un FIAT.
Les battements du Cœur étant continus. Les rayons se succédaient, les uns après les autres à n’en plus finir. Ils envahissaient le Ciel et la terre et le FIAT était imprimé dans chacun d’eux.
Ces rayons ne sortaient pas seulement de son Cœur, mais aussi de ses yeux,
- à chaque regard,
- dès qu’Il parlait,
- à chaque mouvement de ses mains et de ses pieds,
portant tous en gloire et en triomphe le FIAT Suprême.
Regarder Jésus était un enchantement. Il était beau, fusionnant dans ces rayons de Lumière qui sortaient de son adorable personne, Mais celui qui mettait la somptuosité, la majesté, la richesse, la gloire, la beauté, était le FIAT.
Sa Lumière m’éclipsait, et je serais restée devant Jésus pendant des siècles, sans rien dire, s’il n’avait pas mis fin au silence, en me disant :
(3) “Ma fille, ce fut mon Humanité qui donna la gloire parfaite et l’honneur complet à ma Volonté. Je conçus le Règne de la Volonté Suprême à l’intérieur de Moi, au centre de ce Cœur.
Parce que l’homme l’avait perdu, et il n’y avait pas d’espoir de le récupérer, mon Humanité le racheta au prix de Souffrances intimes et inouïes .
Mon Humanité Lui redonnait
- tous les Honneurs qui Lui étaient dus et
- toute la Gloire que la créature avait pris de Lui, pour Le rendre à nouveau à la créature.
Le Règne de ma Volonté fut donc formé à l’intérieur de mon Humanité
De ce fait, tout ce qui se formait en Elle et en sortait, portait l’empreinte du FIAT. Chaque pensée, regard, soupir, battement, chaque goutte de mon Sang, tout portait le sceau du FIAT de mon Règne Suprême.
Cela m’apportait tellement de gloire, m’embellissant, que le Ciel et la terre restaient en dessous et comme dans l’ombre par rapport à Moi. Car, ma Volonté Divine est au-dessus de tout mettant tout en dessous d’Elle, comme un tabouret.
Tout au long des siècles passés, Je regardais à qui confier ce Règne et Je fus comme une mère enceinte, qui souffre et se lamente ne pouvant pas accoucher, bien qu’elle le veuille. La pauvre mère, qu’est-ce qu’elle souffre ! Elle ne peut pas profiter du fruit de ses entrailles. D’autant plus que, la grossesse étant à terme, l’accouchement ne se faisant pas, son existence est toujours en danger.
Je fus, des siècles durant, plus qu’une Mère enceinte. Que J’ai souffert !
Quelle Souffrance que de voir en danger les intérêts de ma Gloire aussi bien de la Création que de la Rédemption. D’autant plus que Je tenais ce Règne comme secret, caché dans mon Cœur. Le fait de ne pas pouvoir le manifester me faisait souffrir encore davantage.
Je ne voyais pas dans les créatures, les vraies dispositions pour cet accouchement. Car elles, n’avaient pas pris tous les bienfaits du Règne de la Rédemption.
Ainsi Je ne pouvais pas prendre le risque de leur donner le Règne de ma Volonté qui contient des Bienfaits encore plus grands
D’autant plus que les biens de la Rédemption serviront de dot, d’antidote. Ils font en sorte que, entrant dans le Règne de ma Volonté, ils ne puissent pas reproduire la même chute qu’Adam.
Non seulement ces Biens ne furent pas pris, mais ils furent même endommagés et piétinés.
Alors, comment cet accouchement de mon Règne dans mon Humanité pouvait-il avoir lieu ? Je me suis donc contenté de gémir, de souffrir, d’attendre, encore plus qu’une mère, pour ne pas mettre en péril le cher accouchement de mon Règne.
Je gémissais, voulant le sortir pour en faire cadeau à la créature et mettre en sécurité les intérêts de la Création et de la Rédemption qui étaient en danger. Car, tant que l’homme ne revient pas dans le Règne de la Volonté Suprême, nos intérêts et les siens seront toujours précaires.
L’homme en dehors de notre Volonté est considéré comme
- un désordre dans notre Œuvre créatrice,
- une note discordante qui dérange la parfaite harmonie de la sainteté de nos œuvres.
C’est pourquoi, Je regardais passer les siècles en attendant ma petite nouvelle-née dans le Règne de ma Volonté. Je l’entourais de tous les Biens de la Rédemption pour la sécurité du Règne de ma Volonté.
Tant que mère douloureuse qui a tant souffert, Je te confie cet accouchement et le sort de mon Règne.
Mon Humanité n’est pas la seule à vouloir que cet accouchement
- qui me coûte tant, advienne. Mais aussi toute la Création est enceinte de ma Volonté et gémit. Elle veut la donner aux créatures
- pour rétablir le Règne de leur Dieu au milieu des créatures.
La Création est comme un voile qui cache ma Volonté comme un fruit. Les créatures prennent le voile et repoussent le fruit qu’il contient.
Le soleil est rempli de ma Volonté. Les créatures
- prennent les effets de la lumière qui, telle un voile, cache ma Volonté. Elles prennent les biens qu’elle produit. Elles repoussent ensuite ma Volonté,
- ne la reconnaissent pas et ne se laissent pas dominer par Elle.
Bien qu’ils prennent les biens naturels du soleil, elles rejettent
- les biens de l’âme,
- le Règne de ma Volonté qui règne dans le soleil et voudrait se donner à eux. Oh ! Comme ma Volonté gémit dans le soleil, voulant accoucher depuis les hauteurs de sa sphère, pour régner au milieu des créatures.
Le ciel est rempli de ma Volonté, regardant les créatures avec ses yeux de lumière, que sont les étoiles. Celles-ci veulent La recevoir pour la voir régner parmi elles.
La mer est remplie de ma Volonté, que l’on entend avec ses ondes fracassantes, que les eaux cachent sous un voile. Et l’homme se sert de la mer pour pêcher ses poissons,
- ne se souciant pas de ma Volonté, la faisant gémir dans les viscères des eaux en tant qu’accouchement réprimé.
Tous les éléments sont aussi remplis de ma Volonté : le vent, le feu, la fleur, toute la terre.
Ce sont tous des voiles qui La cache.
Alors, qui fera cet acte libérateur et soulagera mon Humanité ? Qui déchirera ces voiles qui cachent autant de choses créées ?
Qui reconnaitra, en toute-chose, le porteur de ma Volonté et,
- lui faisant les honneurs qui Lui sont dus ?
- qui La fera régner dans son âme Lui donnant la possession et l’assujettissement ?
Sois donc attentive, ma fille. Fais ce plaisir à ton Jésus qui a tant souffert jusqu’à présent pour sortir ce fruit de mon Règne Suprême. Avec Moi, toute la Création, en un seul acte, déchirera les voiles
- déposant en toi le fruit de ma Volonté qu’ils cachent.”