(1) Étant dans mon état habituel, Jésus me montra la Volonté Divine

  • en train de se déverser sur la terre,
  • ordonnant aux éléments de se déchaîner contre les créatures.

Et je tremblais, en voyant

  • tantôt les eaux inonder les pays, les recouvrant presque entièrement,
  • tantôt le vent, avec une force impétueuse, transporter et éradiquer plantes, arbres, maisons en les entassant et
  • plongeant de nombreuses régions dans la misère la plus sordide, où serpentaient des tremblements de terre causant d’innombrables dégâts.

Mais comment décrire tous les malheurs qui allaient s’abattre sur la terre ?

Je voyais, à l’intérieur de moi, mon toujours aimable Jésus souffrir de façon déchirante à cause des offenses perpétrées par les créatures, surtout par rapport aux maintes hypocrisies

cachant, sous des bienfaits apparents,

  • du poison, des épées, des lances, des clous, pour Le blesser de toutes les manières possibles.

Comme s’Il voulait que je souffre avec Lui, Jésus me dit :

(2) ” Ma fille, la balance de ma Justice est pleine et en train de déborder au-dessus des créatures.

Veux-tu, en tant que fille de ma Volonté,

  • te soumettre aux conséquences de ma Justice en prenant part à ses châtiments ?

Car, la Justice

  • étant en voie de faire de la terre un tas de gravats, si grâce à tes souffrances, Elle est assouvie, tu épargneras tes frères.

Qui vit dans le haut Règne de ma Volonté Suprême doit défendre et aider qui se trouve en bas.”

(3) Pendant qu’Il parlait, je me sentis submergée par les contrecoups de la Justice divine. M’identifiant à Jésus, je partageais ses châtiments, ses blessures, ses innombrables souffrances à tel point que je ne savais plus si j’étais morte ou encore vivante.

A mon grand regret, Jésus se retirait, mes peines devinrent plus mitigées et je me remis à poursuivre mon long et dur exil, mais toujours FIAT ! FIAT !

J’aurais voulu passer tout cela mais, l’obéissance s’étant imposée, à mon grand regret, je dus quand même en faire allusion D’ailleurs comment dire dans quel état je me trouvais ?

Pour me soulager, mon doux Jésus reprit ses dires sur sa très Sainte Volonté :

(4) ” Ma fille, viens avec Moi au milieu de la Création. Le Ciel et la terre t’attendent. Ils veulent celle qui, animée de la même Volonté qui les anime et leur donne vie, fait retentir, dans toute la Création,

l’écho très doux de l’éternel Amour de leur Créateur. Ils veulent ta voix qui, parcourant chaque chose créée, anime leur muet langage de la pérenne gloire et adoration pour leur Créateur.

Puisque toutes les choses créées sont liées entre elles,

  • une étant la force de l’autre, la Volonté Suprême qui les conserve et vivifie étant Une, celle qui la possède est donc liée à elles avec la même Force et la même Union

Si tu n’étais pas au centre de la Création, Il leur manquerait, par ton absence, la Force universelle et le lien de l’Inséparabilité.

Alors viens dans nos Possessions. Ils te réclament tous. Je te ferai aussi comprendre, en même temps, autre chose sur l’énorme écart entre la Sainteté de qui possède l’Unité de la Lumière du Règne de ma Volonté et la Sainteté de la soumission, de la résignation et des vertus.”

(5) Au moment où Il me parlait, je me suis retrouvée en dehors de moi, essayant de faire retentir mon « je Taime » et mon adoration sur toutes les choses créées. Jésus, avec toute sa bonté, ajouta :

(6) ” Ma fille, regarde-le ciel, les étoiles, le Soleil, la lune, les plantes, les fleurs, la mer. Regarde tout. Chaque chose a sa nature distincte, sa couleur, sa petitesse et son hauteur. Chacune a sa fonction distincte, l’une ne pouvant faire ce que fait l’autre, ni reproduire les mêmes effets.

Ceci signifie que, chacune est le symbole

  • de la Sainteté des vertus,
  • de la Soumission et résignation à ma Volonté.

Selon les vertus qu’elles pratiquèrent, elles acquirent une couleur particulière, pouvant les définir

  • en tant que fleur rouge, ou violette ou blanche,
  • en tant que plante, arbre, étoile.

Et, selon leur soumission aux reflets de la Volonté Suprême, elles se développèrent dans la fécondité, la hauteur, la beauté. Mais leur couleur est unique.

Car, ma Volonté, tel le rayon du Soleil, leur donna la couleur de la graine qu’eux-mêmes mirent dans leurs âmes.

Tandis que la Sainteté qui vit dans l’Unité de la Lumière de ma Volonté, est l’accouchement de cet Acte unique de son Créateur.

Et étant un dans les Mains créatrices, les rayons de sa Volonté, sortant de Dieu, envahissent tout. Ils produisant des œuvres et des effets tellement innombrables,

  • que l’homme ne peut les compter tous.

Cette Sainteté, est l’accouchement de cet Acte unique. Elle sera gardée jalousement par la Volonté Suprême. Elle renferme en elle

  • toutes les couleurs,
  • des beautés diverses,
  • tous les biens possibles et imaginables.

De cette façon, Elle renfermera et éclipsera en Elle, encore plus qu’un Soleil foudroyant,

  • toute la Création avec ses beautés différentes,
  • ainsi que tous les Biens de la Rédemption.

On verra en Elle toutes les saintetés.

Et Moi, arborant mon Amour plus que jamais, Je mettrai le sceau de ma propre Sainteté en qui aura possédé le Règne de ma Volonté.

(7) Sais-tu comment ton Créateur procèdera concernant cette Sainteté de la Vie dans ma Volonté ? Ce sera comme pour un roi qui n’a pas de progéniture.

Ce roi n’a jamais joui de l’affection d’un enfant et ne se sent pas de prodiguer ses caresses paternelles ni ses baisers affectueux ne retrouvant en personne sa création, ses ressemblances et ne sachant à qui confier le sort de son Règne.

Le pauvre vit toujours avec une épine dans le cœur. Il est entouré par des serviteurs, des personnes

  • ne lui ressemblant pas,

  • qui sont autour de lui non pas par amour mais par propre intérêt,

  • pour s’emparer de richesse, gloire et, peut-être, même pour le trahir.

Maintenant, suppose qu’un enfant naisse après de longues années, quel ne serait pas le bonheur de ce roi ?

Il l’embrasse sans arrêt, le caresse, ne pouvant s’empêcher de le regarder à chaque instant se reconnaissant en lui. Dès sa naissance, Il lui lègue son Règne et tous ses biens. Il se réjouit du fait que son Règne ne sera plus à des étrangers, à ses serviteurs mais à son fils bien-aimé. On peut donc conclure en disant que ce qui est au père est au fils et vice versa.

(8) Or, qui possèdera le Règne de ma Volonté sera pour Nous comme un enfant-né environ six mille ans après.

Quelle Joie, quelle Fête que de voir en lui notre Image intègre, belle, telle qu’elle sortit de notre Sein Paternel ! Toutes les caresses, les baisers, les cadeaux seront pour cet enfant, même plus.

Car Nous avions donné à l’homme, dans la Création, le Règne de notre Volonté, en tant qu’héritage particulier. Ce Règne a été, pendant si longtemps, entre les mains d’étrangers, de serviteurs, de traîtres. Maintenant nous voyons ce fils le posséder. En tant que tel il Nous donnera la gloire du Règne de notre Volonté.

Notre héritage sera mis en sécurité grâce à lui. N’est-Il pas juste qu’on lui donne tout,

  • Nous-mêmes aussi, renfermant tout et tous en lui ? ”

(9) Pendant que Jésus parlait, étant soucieuse je Lui dis : ” Mon amour, est-ce tout ceci vraiment possible ? ” Alors Jésus ajouta :

(10) ” Ma fille, ne t’étonne pas. Car, dans le Règne de la Volonté Suprême - l’âme en qui Elle règnera -possédera une Volonté Divine infinie, éternelle, renfermant tous les Biens.

Donc, qui possède tout, peut tout Nous donner.

Quel ne sera pas notre Contentement, son bonheur et le Nôtre, en voyant la petitesse de la créature dans notre Règne, prendre continuellement de Nous telle une patronne et notre propre fille.

Et, puisque tout ce qu’elle prend de Nous c’est du Divin,

  • elle prend du divin et elle Nous le redonne en retour,
  • elle prend l’infini et Nous le rend,
  • elle prend de Nous des choses immenses, de la lumière, Nous les rendant à son tour, ne faisant que prendre et Nous donner.

Nous mettrons à sa disposition tout ce qui Nous appartient. Ainsi dans le Règne de notre Volonté, donné par Nous,

  • Il n’y a plus de choses étrangères, mais ce qui est à Nous.

Ainsi peuvent être récoltés

  • les fruits, la gloire, l’amour, l’honneur du Règne de notre Volonté. Sois donc attentive à ce que ton envol dans notre Volonté soit constant.”