(1) La Lumière de la Volonté Divine m’enveloppe sans cesse. Ma petite intelligence, dans la mer immense de cette Lumière, prend, dès qu’elle peut :
- quelques gouttes de lumière et
- quelques petites flammes des innombrables Vérités, Connaissances et Bonheurs contenues dans cette mer interminable de I éternelle Volonté.
Mais, souvent, je n’arrive pas à mettre sur le papier les mots adaptés à ce peu de lumière. Je dis peu par rapport à la quantité que je laisse. Car ma petite et pauvre intelligence prend ce qui suffit à la remplir. Le reste je suis obligée de le laisser.
C’est ce qui arrive à une personne qui plonge dans la mer.
Elle est trempée, l’eau coule de toute part, peut-être jusque dans ses viscères. Mais, une fois sortie de la mer qu’emporte-t-elle de toute l’eau de la mer ? Très peu, ou presque rien en comparaison de celle qui reste dans la mer.
Et ayant été dans la mer, peut-elle dire combien d’eau, quelle quantité et combien d’espèces de poissons y a-t-il dedans ? Certainement pas, par contre elle saura décrire le peu qu’elle a vu de cette mer. Telle est ma pauvre âme. Alors que je me trouvais dans cette Lumière, mon doux Jésus sortit de moi et Il me disait :
(2) ” Ma fille, ceci est l’Unité de la Lumière de ma Volonté afin que tu l’aimes toujours davantage et Elle te confirme encore plus en Elle.
Je veux que tu connaisses la grande différence
- entre celle qui vit dans ma Volonté, dans l’Unité de cette Lumière,
- et celle qui se résigne se soumettant à ma Volonté.
Pour que tu comprennes bien, Je te donnerai une similitude avec le soleil se trouvant à l’horizon : Le soleil depuis la voûte céleste, répand ses rayons sur la superficie de la terre. Regarde, entre le soleil et la terre il y a une sorte d’accord.
Le soleil touche la terre et la terre reçoit la lumière et le toucher du soleil. Or, la terre recevant le toucher de la lumière et se soumettant au soleil, reçoit les effets contenus dans la lumière. Ces effets transforment la face de la terre.
La lumière du soleil la rendent verdoyante, la fleurissent. Les arbres se développent, les fruits mûrissent et il y a plein d’autres merveilles, toujours produits par les effets de la lumière solaire.
Mais le soleil, en donnant ses effets, ne donne pas sa lumière.
Au contraire, elle conserve jalousement son unité et les effets ne sont pas durables. On voit ainsi la pauvre terre tantôt fleurie, tantôt dépouillée, changeant à chaque saison, subissant de continuelles mutations.
Si le soleil prodiguait à la terre les effets et aussi la lumière, la terre se changerait en soleil et n’aurait plus besoin de mendier ses effets. Car, ayant en elle la lumière, elle deviendrait la patronne de la source des effets contenus dans le soleil.
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Telle est l’âme qui se résigne et se soumet à ma Volonté,
- vivant des effets qu’ Elle contient. Elle ne possède pas la lumière. Elle ne possède pas la source des effets
- contenus dans le Soleil de I’ éternelle Volonté. Elle se voie un peu comme la terre, tantôt riche en vertu, tantôt pauvre,
- changeant à chaque circonstance, beaucoup plus que si elle n’était pas soumise à ma Volonté.
Elle serait telle la terre si la lumière du soleil ne la touchait pas. Car, c’est en se faisant toucher par sa lumière qu’elle en reçoit les effets,
- sinon elle resterait misérable, sans produire un seul fil d’herbe.
C’est ainsi qu’Adam se retrouva après le péché. Il avait perdu l’Unité de la Lumière.
Donc, il avait perdu la Source des bienfaits et des effets possédés par le Soleil de ma Volonté. Il ne sentit plus, en lui-même, la plénitude du Soleil Divin. Il n’arriva plus à apercevoir en lui
- cette Unité de la Lumière fixée au fond de son âme par le Créateur qui, en lui communiquant sa ressemblance, fit de lui sa Copie conforme.
Avant le péché, il possédait la source de l’unité de la lumière avec son Créateur. Chacun de ses actes était un rayon de Lumière qui
- envahissait toute la Création,
- se fixait au centre de son Créateur,
- lui apportant l’Amour et le retour de tout ce qui fut fait pour lui dans la Création. Il fut l’harmonisateur et formait la note d’accord entre le Ciel et la terre.
En se soustrayant à ma Volonté, ses actes
- qui, comme des rayons, se propageaient dans le Ciel et la terre, rétrécirent, un peu comme les arbres et les fleurs dans la petite surface de son terrain.
N’étant plus en harmonie avec ce qui l’entourait, il devint la note discordante de toute la Création .
Oh ! Qu’il tombât bas ! Il pleurait amèrement la perte de l’Unité de la Lumière qui,
- l’élevait au-dessus de toutes les choses créées et
- fit d’Adam le petit Dieu de la terre.
(3) Maintenant, ma fille, d’après ce que Je viens de te dire, tu comprends que la Vie dans ma Volonté signifie : posséder la Source de l’Unité de Sa Lumière avec toute la Plénitude des effets qu’Elle contient.
De ce fait, la Lumière, l’Amour, l’Adoration etc…
- émanent de chacun de ses actes. Ils constituent un Acte avec chaque acte, un Amour avec chaque amour.
Telle la lumière solaire envahit tout, harmonise tout, concentre tout en elle-même. Comme un rayon resplendissant, elle donne en retour à son Créateur
- tout ce qu’Il a fait pour toutes les créatures et
- la vraie note d’accord entre le Ciel et la terre.
Quelle est la différence entre :
- qui possède la Source des biens du Soleil de ma Volonté et
- qui vit de Ses effets ?
La même qu’entre le soleil et la terre Le soleil possède toujours la plénitude de la lumière et des effets Il est perpétuellement radieux et majestueux dans la voute céleste. Il n’a pas besoin de la terre.
Bien qu’il touche à tout, il est intangible. Il ne se laisse pas toucher par qui que ce soit. Si quelqu’un se hasardait à le fixer, il l’éclipserait, l’aveuglerait, le terrasserait.
Tandis que la terre a besoin de tout, se laissant toucher, spolier et, s’il n’y avait pas le soleil et ses effets, elle serait une sinistre prison pleine de misère.
Il n’y a donc aucune comparaison entre qui vit dans ma Volonté, et qui Lui est soumis.
Adam, avant le péché, possédait l’unité de la lumière Tant qu’il fut en vie, il ne put la récupérer. Pour lui cela se passa comme pour la terre qui tourne autour du soleil. Celle-ci n’est pas fixe, tourne et s’oppose au soleil formant la nuit.
Pour l’arrêter à nouveau, pouvant ainsi soutenir l’Unité de cette Lumière, il fallut
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un Réparateur qui lui soit supérieur,
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une Force divine pour le redresser. Voilà le rôle de la Rédemption.
(4) Ma Mère Céleste
- possédait l’Unité de cette Lumière et
- pouvait en distribuer à tous, encore plus que le soleil.
Entre Elle et la Suprême Majesté,
- ni la nuit, ni aucune ombre ne s’installèrent jamais.
Au contraire, ce fut toujours le plein jour et à tout moment, cette Unité de la Lumière de ma Volonté, fit couler en Elle toute la Vie Divine.
Elle Lui apportait
- des mers de Lumière, de Joies, de Bonheurs, de Connaissances divines,
- des mers de Beauté, de Gloire, d’Amour.
Triomphante, Elle amena à son Créateur, toutes ces mers comme étant siennes. Elle Lui témoignait son Amour, son Adoration, pour qu’Il succombe à sa Beauté.
Et la Divinité fit couler de nouvelles mers encore plus belles. Son amour étant immense et de la même nature qu’ EIIe. Elle put aimer pour tous, suppléer pour tous.
Ses actes les plus petits dans l’Unité de cette Lumière furent supérieurs
- aux actes les plus grands et
- aux actes de toutes les créatures réunies.
C’est pourquoi on peut appeler les sacrifices, les œuvres, l’amour des autres créatures,
- des petites flammes par rapport au soleil,
- des gouttelettes vis-à-vis de la mer, en comparaison avec les actes de la Souveraine Reine.
Car, en vertu de l’Unité de la Lumière de la Suprême Volonté, Elle triompha de tout et Elle surpassa son propre Créateur
- en L’emprisonnant dans son sein maternel.
Ma Mère possédait l’Unité de la Lumière de ma Volonté et régna sur tout.
Ainsi elle put former ce prodige inédit . Et elle put administrer au Divin Prisonnier les actes dignes de Lui.
(5) Adam, perdait l’Unité de la Lumière. Il tomba et formait la nuit, les faiblesses, les passions,
- pour lui et les générations à venir.
Cette Vierge sublime
- ne faisait jamais sa propre volonté et
- resta perpétuellement ‘juste’ et dans le Soleil Eternel
Pour Elle, ce fut toujours le jour. Elle faisait surgir le Jour du Soleil de la Justice pour toutes les générations.
Cette Vierge Reine a conservé au fond de son Ame Immaculée l’Unité de la Lumière de la Volonté Éternelle . Cela suffit pour Nous donner
- la gloire de tous,
- les actes de tous et
- le retour de l’amour de toute la Création.
La Divinité, grâce à Elle, en vertu de ma Volonté, sentit revenir les Joies et le Bonheur qu’Elle voulait recevoir à travers la Création.
Nous pouvons donc l’appeler :
- la Reine, la Mère, la Fondatrice.
- les fondements et le Miroir de ma Volonté, dans lequel tout le monde peut se regarder
- pour recevoir d’Elle, la Vie de ma Volonté.”
(6) Après cela je me sentis comme imprégnée de cette Lumière. Je comprenais le grand prodige de la Vie dans l’Unité de la Lumière de la Volonté Suprême.
Mon doux Jésus, revenant, ajouta :
(7) ” Ma fille,
Adam en l’état d’innocence et ma Mère Céleste possédaient l’Unité de la Lumière de ma Volonté. Ce n’était pas leur propre vertu, mais communiquée par Dieu.
Mon Humanité la possédait par ma propre Vertu. Car, en Elle il y avait
- non seulement l’Unité de la Lumière de la Volonté Suprême,
- mais aussi le Verbe éternel.
Moi, J’étais inséparable du Père et du Saint Esprit. Ainsi la vraie et parfaite bifurcation put se produire.
C’est à dire : en restant au Ciel, Je descendis dans le sein de ma Mère Le Père et le Saint Esprit était indissociables de Moi. Eux aussi Me suivirent tout en restant, en même temps, dans les Cieux.
(8) Pendant que Jésus parlait, je me demandais si les Trois Divines Personnes avaient souffert toutes les trois, ou seulement Jésus, le Verbe . Jésus, en poursuivant, me dit :
(9) ” Ma fille, le Père et le Saint Esprit faisaient toujours « Un » avec Moi. Ils Me suivirent. Moi Je fus, en même temps, dans les Cieux avec eux. Mais le devoir de souffrir, satisfaire et racheter l’homme M’incomba.
Moi, le fils du Père, Je pris la charge de réconcilier Dieu avec l’homme. Notre Divinité est intangible, ne peut ressentir la moindre souffrance. Ce fut mon Humanité, avec les Trois Personnes Divines de façon inséparable, qui se livrait à la Divinité, souffrit le martyre. Il satisfaisait en Mode divin.
Mon Humanité, possédait
- pas seulement la plénitude de ma Volonté en tant que sa propre vertu,
- mais le Verbe Lui-même.
Ainsi mon inséparabilité avec le Père et le Saint Esprit dépassa de façon plus parfaite aussi bien Adam innocent que ma propre Mère. Car, pour eux c’était la grâce, alors que pour Moi c’était ma nature.
Eux devaient puiser de Dieu : la Lumière, la Grâce, la Puissance, la Beauté. En Moi Il y avait la Source qui faisait jaillir la Lumière, la Beauté etc. …
Ainsi, la différence entre
- celle qui était innée en Moi et
- celle de ma Mère qui était due à la grâce, fut si grande qu’Elle resta éclipsée devant mon Humanité.
Ma fille, sois attentive : ton Jésus, détient la Source qui jaillit,
- ayant toujours à te donner
- ainsi que toi à prendre.
Malgré tout ce qui fut déjà dit sur ma Volonté, Je n’en ai pas fini. Il ne te suffira ni la courte vie de l’exil, ni toute l’éternité pour que Je puisse te faire connaître la longue histoire de ma Volonté Suprême et pour t’énumérer les grands Prodiges qu’Elle contient.