Alors que je faisais mes actes habituels dans la Volonté Divine , une Lumière inaccessible enveloppa mon petit être. Comme si toutes les œuvres de mon Créateur étaient présentes, je disais « je T’aime » à toute chose créée, j’envoyais
- un élan pour chaque élan,
- une adoration et un merci de reconnaissance pour toute la Création ;
Je compris que, la Lumière qui me donnait ce « je T’aime » pour toute chose, cet élan, cette Adoration, était la même. J’étais en proie de la Lumière qui m’agrandissait, me rapetissait. Elle faisait de ma petitesse ce qu’Elle voulait.
Je me trouvais dans cet état et je ne voyais pas mon doux Jésus. Ainsi j’étais malheureuse et je me disais : “Jésus m’a quittée. Dans cette Lumière bénie je ne sais pas où diriger mes pas pour Le retrouver ne voyant ni son début, ni sa fin. Oh ! Sainte lumière, fais-moi retrouver Celui qui est toute ma Vie, celui qui est mon Bien suprême.”
Au même moment où je donnais libre cours à ma souffrance d’être privée de Jésus, avec plein de bonté, Il sortit de moi et très tendrement Il me dit :
(2) ” Ma fille pourquoi as-tu peur ? Je ne t’abandonne pas, c’est plutôt ma Suprême Volonté qui me cache en toi. La Lumière de ma Volonté est interminable, infinie. On n’en voit pas les limites, ni où Elle commence, ni où elle finit.
A l’opposé, mon Humanité a ses confins, ses limites. Parce que mon Humanité est plus petite que ma Volonté Éternelle, Je suis enveloppé, caché en Elle.
Mais lorsque Je suis avec toi,
- Je laisse ma Volonté agir et Je me réjouis de son œuvre divine ta petite âme.
- Je prépare un nouveau cours d’apprentissage. Je te ferai connaître, toujours davantage, les merveilles de ma Volonté Suprême.
Chaque fois que tu nages en Elle, sois certaine de ma Présence. Mieux encore :
- Je fais ce que tu fais.
- Je me cache pour Lui laisser faire des choses plus importantes. Et Je me réjouis de ces fruits.
Tu dois aussi savoir, ma fille, que la vraie Lumière est inséparable.
Regarde, le soleil de l’atmosphère a aussi cette prérogative. Il possède l’unité de la lumière. Il est si compact dans sa sphère qu’il ne perd pas un seul atome et il remplit toute la terre de lumière. Cette lumière ne se divise jamais. Elle est tellement compacte en elle-même, unie, inséparable. Elle ne perd jamais rien de sa lumière solaire.
En une unité, le soleil répand ses rayons,
- chasse les ténèbres partout sur la terre. En une unité, le soleil retire sa lumière et
- ne laisse même pas une trace de ses atomes.
Si la lumière du soleil était divisible, sa lumière aurait diminué depuis longtemps Et elle n’aurait plus la force d’éclairer toute la terre.
On pourrait ainsi dire : ” Lumière divisée, terre désolée.”
Le soleil peut crier victoire parcequ’elle possède toute sa force et tous ses effets dans l’unité de sa lumière.
La terre reçoit autant de merveilleux et innombrables effets et peut appeler le soleil la vie de la terre. Cela est dû à l’unité de sa lumière.
Depuis des siècles, celle-ci n’a perdu aucun atome que Dieu lui a confié. Il est toujours triomphant, majestueux et fixe. Il adore continuellement et célèbre dans sa lumière le Triomphe et la Gloire de la Lumière Éternelle de son Créateur.
Ma fille, le soleil est le symbole de ma Volonté Éternelle. Ce symbole possède l’Unité de la Lumière.
Ma Volonté la possède encore davantage. Celle-ci n’est pas un symbole mais la Lumière réelle.
Le soleil peut être défini comme l’éclosion de la Lumière inaccessible de ma Volonté.
Tu as vu son immensité. Il n’existe pas un globe de lumière tel le soleil, cette immense étendue où l’œil humain ne peut entrevoir ni le commencement ni la fin.
Pourtant, toute cette Lumière infinie n’est qu’un seul acte de la Volonté Éternelle.
Le fait que cette Lumière incréée soit si compacte, la rend inséparable, indivisible. Donc, plus que le soleil, Elle possède l’Unité éternelle dans laquelle sont fondés le triomphe de Dieu et de toutes nos œuvres.
Ce triomphe de l’unité de la Volonté Suprême a le centre de son siège, de son Trône au Sein de la Sainte Volonté.
Depuis ce Centre divin partent ses rayons resplendissants. Ils investissent toute la Patrie céleste. Tous les saints et les anges sont investis de l’Unité de ma Volonté. Ils reçoivent tous les innombrables effets . Ils se les approprient. Ainsi ils leur confèrent une seule unité avec la suprême unité de ma Volonté.
Ces rayons se donnent à la Création. Il forme son unité avec l’âme qui vit dans ma Volonté.
Regarde, l’Unité de cette Lumière de ma Volonté assise au centre des Trois Divines Personnes est déjà ancrée en toi.
De ce fait :
- une chose est la Lumière et l’Acte,
- une autre est ma Volonté.
A l’instant où tu fais tes actes en Elle,
- ils sont déjà incorporés à cet Acte unique du centre.
Et la Divinité est déjà en toi faisant ce que tu fais.
La Mère Céleste, les anges, les saints, la Création entière répètent ton acte. Tous en chœur ressentent les effets de la Volonté Suprême.
Regarde, écoute
- le prodige jamais vu de cet Acte unique qui remplit le Ciel et la terre, et
- la Trinité même, qui s’unie à la créature, se place en tant qu’Acte unique de la créature.”
(3) Au même moment je vis la Lumière éternelle fixée en moi. Et j’entendis le chœur de tout le Ciel et de toute la Création dans son langage muet… Mais comment tout décrire ce que je compris
- de l’Unité de la Lumière de la Volonté Suprême ?
Jésus ajouta : J (4)” Ma fille, pour que chaque acte soit bon et saint, il faut que son origine vienne de Dieu. Il faut que l’âme qui vit dans ma Volonté, vit dans l’Unité de cette Lumière. Il faut que son adoration, son amour, son élan et tout ce qu’elle peut faire, commence dans la Trinité Divine.
Elle doit recevoir l’origine de ses actes de Dieu Lui-même.
Ainsi, son adoration, son amour, son élan, est
- la même adoration que les Trois Divines Personnes ont entre Elles,
- le même amour mutuel régnant entre le Père, le Fils et le Saint Esprit,
- son élan est cet élan éternel qui ne cesse jamais de donner de l’élan à tous.
L’unité de cette Lumière met tout en commun,
- ce que Dieu fait est fait par l’âme,
- ce que l’âme fait est fait par Dieu.
Dieu le fait par sa propre Vertu. L’âme le fait grâce à l’Unité de la Lumière qui l’entoure.
Cela signifie que le prodige de vivre dans ma Volonté est le prodige de Dieu Lui-même.
Toutes les autres œuvres, bien que bonnes et saintes, sont éclipsées, s’évanouissent face aux actes faits dans l’Unité de cette Lumière.
Imagine
- le soleil qui, dans l’unité de sa lumière, répand ses rayons qui envahissent toute la terre et
- que les créatures mettent en face de l’éblouissante lumière du soleil toutes les lumières de la terre : lumière électrique, lumières privées, pour autant qu’elles puissent en mettre. Leur lumière paraitrait mesquine vis-à-vis du soleil, comme inexistante.
Personne ne se servirait de ces lumières pour éclairer ses pas,
- ses mains pour travailler, ses yeux pour voir. Tous se serviraient du soleil. Toutes ces lumières restant oisives, ne rapporteraient rien à personne.
C’est pareil pour toutes les autres œuvres. S’ ils ne sont pas réalisées dans l’Unité de la Lumière de ma Volonté, elles sont comme les petites lumières devant le grand soleil. On ne les remarque presque pas.
Mais ces lumières qui devant le soleil
- ne servent pas,
- ni ne sont visibles, ni bénéfiques, dès que le soleil a disparu, acquièrent leur petite valeur. Elles apportent un peu de bien-être.
Elles sont la lumière dans les ténèbres de la nuit. Et elles servent au travail de l’homme. Mais elles ne seront jamais le soleil,
- ni pourront apporter les mêmes bénéfices que le soleil.
La finalité de la Création était pourtant de garder tous dans l’unité. Toutes les choses étaient sorties
- du Sein de l’Unité de la Lumière du FIAT Suprême.
La créature fut la seule à ne pas vouloir atteindre ce but. Elle est sortie de cette Unité. Elle se réduisait à mendier les effets de cette Lumière. C’est presque comme la terre mendiait auprès du soleil, la végétation et le développement de la semence cachée dans son sein .
Quel chagrin, ma fille, étant Roi, de se retrouver tel un mendiant, demandant l’aumône qui aurait dû être à son service.” .
(5) Jésus tout affligé et dolent se tût. Et moi, je compris toute la souffrance qui Le transperçait, la sentant pénétrer en moi jusqu’au plus profond des fibres les plus intimes de mon âme.
Voulant à tout prix soulager Jésus, je revins à mes actes habituels dans l’unité de sa Volonté.
Je savais avec quelle facilité Il pouvait passer de la souffrance à la joie à chaque fois que ma petitesse
- plonge dans la Lumière inaccessible de sa Volonté. Ainsi Jésus, aimant avec moi, l’Amour cicatrisa sa blessure Et Il put continuer ses Paroles :
(6) ” Ma fille, Je te grandis dans ma Volonté. Ne M’inflige jamais la douleur si lancinante de te voir sortir de l’Unité de la Lumière du FIAT Suprême. Promets-Moi, jure-Moi d’être toujours la nouvelle-née de ma Volonté.”
(7) Moi : ” Mon Amour, console-toi. Je Te le promets, je le jure. Et Toi Tu dois me promettre de me tenir toujours dans tes bras,
- plongée dans ta Volonté, ne m’abandonnant jamais si Tu veux que je sois pour toujours la petite fille de Ta Volonté.
Je tremble et doute de moi-même d’autant plus que, plus Tu parles de cette Volonté Suprême, plus je me sens mauvaise parceque la nullité de mon néant se fait ressentir davantage.”
Alors, soupirant, Jésus ajouta :
(8) ” Ma fille, le fait que tu ressentes un peu plus ton néant ne s’oppose pas à la Vie dans ma Volonté. Bien au contraire, c’est ton devoir. Toutes mes Œuvres se sont formées sur le néant. Le Tout peut alors faire ce qu’Il veut.
Si le soleil avait la raison et si on lui demandait : “Quels sont tes bénéfices, tes effets, combien de lumière et chaleur contiens-tu ?»
Il répondrait : ‘ Moi je ne fais rien. Je sais seulement que la lumière que Dieu m’a donné est investie de la Volonté Suprême. Je fais ce qu’ Elle veut,
- m’étendant où Elle veut et produisant les effets qu’ EIle veut. Cela faisant, je ne suis rien, la Volonté Divine en moi faisant tout.”
Pour toutes mes autres œuvres,
- toute leur gloire est de rester dans le néant pour donner à ma Volonté, toute la place pour qu’ EIIe puisse agir.
L’homme seul voulut se passer de la Volonté de son Créateur, voulut faire opérer son néant, se croyant bon à quelque chose. Le Tout, se sentant négligé par le néant, sortit de l’homme, qui se retrouva, de supérieur à tous, en dessous de tous.
Fais donc en sorte que ton néant soit toujours sous la coupe de ma Volonté si tu veux que l’Unité de sa Lumière
- opère en toi et
- rappelle à une nouvelle Vie le but de la Création.”