(1) Ma pauvre âme nageant dans la mer sans fin de la Volonté Divine , mon toujours aimable Jésus montra toute la Création en action :

  • quel ordre,
  • quelle harmonie,
  • combien de beautés différentes ! Chaque chose avait le sceau d’un amour incréé courant vers les créatures. qui, (les choses) descendant au fond des cœurs criaient dans leur langage muet : ” Aime, aime Celui qui aime si fort.”

J’étais dans un doux enchantement en regardant la Création. Son mutisme amoureux blessait mon pauvre cœur encore plus qu’une voix puissante, au point de me faire défaillir

Mon doux Jésus, me tenant dans ses bras me dit :

(2) ” Ma fille, toute la Création crie : “Gloire et adoration pour notre Créateur, Amour pour les créatures.”

Par conséquent, la Création est une gloire, une adoration muette pour Nous Car on ne lui laissa pas le choix, ni de grandir, ni de diminuer ;

Nous la sortîmes de Nous

  • tout en la gardant en Nous, c’est à dire dans notre Volonté,
  • vantant, bien que muette, notre Puissance, Beauté, Magnificence et Gloire.

Tant et si bien que c’est Nous-mêmes qui vantons

  • notre Puissance,
  • notre Gloire,
  • notre Amour infini, fait de Bonté, Harmonie et Beauté.

La Création ne Nous apporte rien en tant qu’Elle-même. Bien qu’étant l’aboutissement de Notre Être Divin, Elle sert de miroir à l’homme

  • en lui montrant comment regarder et reconnaître son Créateur,
  • en lui donnant des leçons sublimes d’Ordre, Harmonie, Sainteté et Amour.

On pourrait presque dire que le Créateur-même,

  • prenant des airs de Maître Divin, donne autant de leçons que d’œuvres créées, sorties de ses mains créatrices,
  • de la plus grande à la plus petite.

Il n’en fut pas ainsi dans la Création de l’homme.

Notre Amour envers lui fut tel qu’Il dépassa tout l’Amour que Nous avions mis dans la Création. Voilà pourquoi Nous le dotâmes de Raison, Mémoire et Volonté,

  • mettant Notre Volonté sur la table pour qu’il puisse la multiplier, la centupler,
  • non pas pour Nous, qui n’en avons pas besoin, mais pour son bien afin qu’il ne reste pas
  • muet et toujours dans le même état que les autres choses créées, mais qu’il grandisse encore davantage
  • en gloire, en richesses, en amour et en ressemblance avec son Créateur ;

Pour qu’il puisse avoir toutes les aides possibles et imaginables, Nous ont mis à sa disposition, notre Volonté

  • pour qu’Il accomplisse, avec la même Puissance que la Nôtre, le bien, la croissance, la ressemblance avec son Créateur à laquelle il aspirait.

Notre Amour, en créant l’homme, se livra à un jeu risqué en mettant nos choses dans le petit cercle de la volonté humaine, comme sur la table :

  • notre Beauté, Sagesse, Sainteté, Amour etc. et
  • notre Volonté qui devait être guide et actrice de ses agissements afin que,
  • non seulement Elle l’aide à grandir à notre ressemblance
  • mais Elle lui donne aussi la forme d’un petit Dieu.

En voyant ces grands biens refusés par la créature notre Douleur fut immense. Notre « jeu risqué » à ce moment-là, échoua mais bien qu’inabouti. C’était quand même un jeu divin qui pouvait et devait se refaire de son échec.

Alors, après de longues années, mon Amour voulut à nouveau répéter ce » jeu risqué » et ce fut avec ma Mère Immaculée. En Elle notre ‘jeu’ n’échoua pas. Il réussit pleinement Par conséquent, Nous Lui donnâmes et confiâmes toute chose. Mieux, en étant en compétition : Nous en donnant, et Elle en recevant.

(3) Maintenant tu dois savoir que Notre amour veut refaire ce ‘ jeu risqué ‘ avec toi afin que, avec la Mère Céleste, tu Nous fasses gagner. Ainsi nous aurons notre revanche par rapport à l’échec procuré par le premier homme, Adam.

Alors notre Volonté refaite de ses gains, peut à nouveau disposer de ses biens et les distribuer avec amour à ses créatures Puisque étant gagnant dans mon ‘jeu‘,

  • Je pus faire ressurgir le Soleil de la Rédemption pour sauver l’humanité perdue, grâce à la Sainte Vierge.

Ainsi, grâce à toi, Je ferai reparaître le Soleil de ma Volonté pour qu’Elle trace sa voie dans les créatures.

Le fait de déverser en toi autant de grâces, autant de connaissances de ma Volonté n’est autre que mon ‘jeu risqué’ que Je forme en toi.

Alors sois vigilante pour que Je n’aie pas à ressentir la plus grande des souffrances de toute l’histoire du monde en subissant l’échec de mon deuxième jeu.

Tu ne Me feras pas cela ! Mon Amour sortira vainqueur et ma Volonté s’accomplira.

(4) Jésus ayant disparu, ce qu’Il venait de me dire me rendit rêveuse bien que toute abandonnée à sa Volonté Suprême.

Concernant ce que j’écris, seulement Jésus connait le supplice de mon âme et ma grande répugnance à coucher sur le papier ces choses que j’aurais voulu enterrer. J’eus envie de lutter contre la même obéissance. Mais le FIAT de Jésus a gagné et je continue d’écrire ce que je ne veux pas.

Mon doux J_ésus_, revenu, me voyant soucieuse, Il me dit :

(5) “Ma fille, pourquoi as-tu peur ? Tu ne veux pas que Je joue avec toi ? Tu n’auras rien d’autre à faire que d’engager la petite flamme de ta volonté, reçue par Moi lors de ta création. Ceci signifie que le risque de mes biens m’appartiendra. Tu ne veux pas être l’égale de ma Mère ?

Pour cela, viens avec Moi devant le trône divin. Tu y trouveras la petite flamme de la volonté de la Reine du Ciel aux pieds de la Suprême Majesté. Elle la donna au jeu divin. Car, pour jouer, Il faut toujours miser quelque chose nous appartenant. Sinon, celui qui gagne n’aura rien et celui qui perd ne laissera rien.

Je sortis gagnant du jeu avec ma Mère. Elle perdit la petite flamme de sa volonté. Ceci était une heureuse perte. Elle la laissait en hommage permanent aux pieds de son Créateur. Elle façonna sa vie dans le grand feu divin grandissant sur la mer des biens divins. Ceci Lui permit d’obtenir le Rédempteur désiré.

Maintenant c’est à toi de mettre la petite flamme de ta petite volonté à côté de celle de mon inséparable Mère

  • pour te façonner également dans le feu divin et
  • pour grandir aux reflets de ton Créateur afin d’obtenir, auprès de la Suprême Majesté, le désiré FIAT.

On pourra voir ces deux petites flammes,

  • privées de leur propre vie à elles, aux pieds du trône suprême pour l’éternité :
  • à la première on accorda la Rédemption et
  • à l’autre l’accomplissement de ma Volonté, seul but de la Création, de la Rédemption et de ma revanche envers mon ’jeu risqué’ en créant l’homme.”

(6) En un rien de temps je fus devant cette Lumière inaccessible. Et ma volonté, sous la forme d’une petite flamme, se plaça à côté de celle de ma Mère Céleste la suivant dans ce qu’elle faisait. Mais comment exprimer ce qu’on pouvait voir, comprendre et faire ? Les mots me faisant défaut je m’arrête là.

Alors mon doux Jésus répondit :

(7) ” Ma fille, J’ai vaincu la petite flamme de ta volonté et tu as vaincu la Mienne. Sans perdre la tienne tu n’aurais jamais pu gagner la Mienne. Maintenant nous sommes tous les deux heureux, victorieux.

Mais la grande différence d’être dans ma Volonté réside dans le fait qu’une seule fois suffit

  • à un acte, à une prière, à un « je T’aime » pour qu’Ils se répètent à jamais
  • dès l’instant où Ils ont pris place dans la Volonté Suprême.

Car, lorsqu’on accomplit un Acte dans ma Volonté,

  • celui-ci demeure ininterrompu se répétant éternellement.

L’action de l’âme dans ma Volonté est différente par rapport à l’action divine. Puisque l’acte fait une fois, n’a pas besoin d’être renouvelé. Qu’en sera-t-Il de tes nombreux « je T’aime » dans ma Volonté, répétant toujours le même refrain : « je T’aime, je T’aime »?

Ils seront pour Moi autant de blessures. Ils me prépareront à accorder la grâce la plus grande : que ma Volonté soit connue, aimée et accomplie.

Par conséquent, dans ma Volonté, les prières, les œuvres, l’amour sont du domaine de l’ordre divin.

On pourrait dire que c’est Moi qui prie, qui agit, qui aime. Que pourrais-Je nier à Moi-même ? De quoi pourrais-Je ne pas être satisfait ? ”