(1) Me trouvant dans mon état habituel, mon toujours aimable Jésus vint à moi. Et, me prenant par la main, m’attira à Lui vers le haut, entre le Ciel et la terre.
Craintive, je me serais contre Jésus, m’agrippant à sa très sainte main et, donnant libre cours à ma si lourde peine, je Lui dis :
(2) ” Jésus, mon amour, ma Vie, Il y a quelque temps tu souhaitais faire de moi une copie conforme de ma Mère Céleste.
Pourtant,
- on n’apprit pas grand-chose d’Elle
- ni des immenses grâces que Tu Lui prodiguais à chaque instant.
Elle n’en parla à personne, gardant tout pour Elle L’Évangile non plus ne divulgua quoi que ce soit. On sait seulement
- qu’Elle est ta Maman,
- qu’Elle Te mit au monde Toi, Verbe Éternel Mais on ignore tout des grâces et des faveurs entre Elle et Toi.
Par contre, me concernant, Tu veux
- que je manifeste tes dires et
- que, ce qui se passe entre Toi et moi, ne soit pas un secret.
Je suis désolée mais, quelle est la similitude entre moi et ma Mère ?” Et mon doux Jésus, me serrant sur son cœur avec plein de tendresse me dit :
(3) ” Ma fille, courage, n’aie pas peur Concernant ma Mère, on ne sut que ce qu’Il était nécessaire de savoir :
- que J’étais son Fils venu, grâce à Elle, délivrer les générations et
- qu’Elle fut la première où, dans son âme, J’eus mon premier champ d’actions divines.
Tout le reste : faveurs, étendues de Grâces reçues par Elle, resta confiné dans le sanctuaire des secrets divins.
Par contre on sut, et c’est la chose la plus importante, la plus grande, la plus sainte, que le Fils de Dieu était son Fils.
Ceci était, à ses yeux, un immense honneur
- l’élevant au-dessus de toutes les créatures. Donc, étant au courant du « plus », au sujet de ma Mère, le « moins » n’était pas nécessaire.
Il en sera de même de ma fille. On saura
- que ma Volonté aura eu son premier champ divin dans ton âme, et
- tout ce qui est important pour que ma Volonté soit reconnue et de quelle façon
Elle veut tout faire
- pour que la créature revienne à son origine,
- l’attendant dans ses bras avec impatience afin que plus rien ne nous sépare.
Si cela n’était pas divulgué comment pourrait-on espérer ce grand bien ? Comment se préparer à une grâce aussi grande ?
Si ma Mère n’avait pas voulu révéler que J’étais le Verbe Éternel et son Fils,
- quel bénéfice la Rédemption aurait-elle apporté ?
Le bien méconnu, tout en étant grand,
- ne permet pas de transmettre le Bien qu’Il possède.
Ma Mère ne s’y étant pas opposée, ma fille se doit aussi d’accepter ma Volonté. Tous les autres secrets,
- les envolées que tu fais dans ma Volonté,
- les biens que tu prends,
- les choses intimes entre toi et Moi, resteront dans le Sanctuaire des secrets divins.
Ne crains rien, ton Jésus saura te contenter en tout.”