J’étais totalement fusionnée dans la Volonté Divine et mon faible esprit circulait en elle. Je pouvais la voir en action partout dans la Création.
Oh ! Que j’aurais voulu l’accompagner continuellement, et pour chaque acte qu’elle faisait, lui offrir
- mes petits retours d’amour,
- mes remerciements,
- ma profonde adoration et
- mon humble compagnie.
Mon aimable Jésus bougea en moi et Il me dit :
« Ma fille, ma Volonté agit continuellement au milieu des choses créées au profit des créatures.
Mais qui amène à son achèvement ce que ma Volonté y accomplit ? Qui y place le point final ? La créature, ou plutôt la créature qui considère toutes les choses créées comme provenant de ma Volonté.
Considérons le blé. Après avoir donné à sa semence la vertu de germer et de se multiplier, ma Volonté voit à ce qu’elle soit mise en terre,
-
que le soleil la rende fertile, que le vent la purifie,
-
que la fraîcheur l’aide à prendre racine, et
-
que la chaleur l’aide à se développer et à atteindre la maturité.
Ensuite, ma Volonté donne aux machines la propriété
- de couper la récolte, de la battre et de la moudre, de sorte qu’elle se transforme en pâte à faire le pain.
Finalement, ma Volonté
- appelle le feu à cuire cette pâte pour qu’elle devienne du pain,
- lequel elle porte à la bouche des créatures pour qu’elles s’en nourrissent.
Tu peux donc voir le long parcours que ma Volonté fait parcourir à la semence de blé pour qu’elle devienne du pain au profit des créatures.
Cependant, qui met le point final à cette Intervention divine ? Celui qui prend le pain en tant que porteur de ma Volonté et s’en nourrit.
En mangeant ce pain, il mange ma Volonté qui s’y trouve, fortifiant ainsi son corps et son âme. On peut dire que la créature est l’artisane du repos de ma Volonté à la suite de ses interventions auprès des créatures.
Il en va ainsi pour toutes les choses créées au service l’homme :
Ma Volonté intervient dans la mer et veille à la prolifération des poissons ; Elle intervient sur la terre et y multiplie les plantes, les animaux et les oiseaux ; Elle se déploie dans les espaces célestes et veille à ce que tout y fonctionne harmonieusement ; Elle se fait les pieds, les mains et le cœur des créatures pour que ses innombrables bienfaits leur soient profitables.
Mais sa Joie provient seulement des créatures qui considèrent que toutes ces choses sont des fruits de ma Volonté.
Si ma Volonté ne veillait pas sans cesse à ce que les choses créées servent bien les hommes répondant ainsi au but pour lequel elles ont été créées -, ceux-ci seraient comme des peintures représentant des choses qui n’ont pas de vie.
Au bout du compte, ce ne sont pas les choses créées qui servent l’homme, mais c’est ma Volonté à travers elles.
Par conséquent,
- percevoir ma Volonté dans les choses créées et
- La servir au même titre qu’Elle sert les hommes n’est-il pas l’un des devoirs les plus sacrés de l’homme ?
Quand l’homme fait ainsi, Je me sens payé de retour et Je fais la fête.
Il arrive à ma Volonté ce qui arrive à un acteur qui veut donner un spectacle.
Pauvre homme, quel travail ardu pour la préparation du spectacle, même en ce qui concerne les gestes, afin que le public soit amené
- tantôt à rire, tantôt à pleurer ! Il transpire et se fatigue beaucoup.
Quand tout est prêt, il invite le public et,
- plus il voit de gens se présenter, plus la joie monte en son cœur, car le spectacle pourrait bien être un grand succès.
Ce sera le cas si, après la représentation, ses mains s’emplissent de pièces d’or et d’argent en confirmation de l’appréciation du public.
Par contre, si, après s’être tant préparé et avoir fait toute la publicité voulue,
- personne ne se présente,
- ou seulement quelques personnes qui quittent après le premier acte, pauvre homme, quelle souffrance, comme sa fête anticipée se change en deuil !
Ce qui accable tant cet homme, lui qui est pourtant un artiste chevronné ? Le public ingrat qui a boudé son spectacle.
Telle est la situation de ma Volonté Qui, dans le grand théâtre de la Création, monte les plus belles scènes pour la joie les hommes , non dans le but de recevoir, mais dans le but de donner :
- des scènes resplendissantes de Lumière,
- des scènes fleuries d’une éclatante Beauté,
- des scènes de Force par le grondement du tonnerre,
- le déroulement continu des vagues et
- l’altitude des hautes montagnes,
- des scènes émouvantes comme celle du bébé qui pleure, qui tremble et qui est engourdi par le froid,
- les scènes tristes et tragiques de mon Sang versé et de ma Passion, et la scène de ma Mort.
Aucun acteur, quel que soit son talent, ne peut m’égaler dans le montage de scènes magnifiques toutes empreintes d’Amour.
Mais, hélas, combien de gens
- ne perçoivent pas ma Volonté derrière toutes ces scènes et
- ne savent pas profiter des fruits qui en découlent.
Ainsi, ils changent en deuil la fête que ma Volonté avait prévue lors de la Création et de la Rédemption.
Par conséquent, ma fille, que rien ne t’échappe. Considère toutes les choses créées comme des cadeaux de ma Volonté,
- qu’elles soient petites ou grandes, naturelles ou surnaturelles,
- amères ou douces. qu’elles t’apparaissent toutes comme des cadeaux de ma Volonté. »