Je pensais à ce qui est dit plus haut :
- que la Volonté Divine est un Cadeau et que,
- en tant que Cadeau, on la possède comme son propre Bien,
Et que celui qui se contente de faire la Volonté de Dieu doit se soumettre aux ordres et demander très souvent quoi faire.
S’il veut accomplir une action que Dieu veut,
- il doit emprunter le cadeau et le remettre une fois l’action terminée.
En réfléchissant à cela, il m’est venu à l’esprit diverses comparaisons illustrant la différence entre les deux situations.
En voici deux.
- Supposons que j’ai reçu en cadeau une pièce d’or qui a la vertu de produire de la monnaie autant que j’en veux. Oh ! Que je pourrais devenir riche avec cette pièce d’or !
- Supposons maintenant qu’une autre personne a reçu une pièce semblable, mais seulement pour une heure, ou afin de faire un certain travail, et qu’elle devra retourner la pièce par la suite. Quelle différence entre ces deux situations !
Supposons encore que j’ai reçu en cadeau une lumière qui ne s’éteint jamais. Ainsi, jour et nuit, je suis en sécurité et je dispose toujours de cette lumière. C’est comme si elle faisait partie de ma nature. Elle me donne l’avantage de toujours savoir
- ce qui est bon pour l’accomplir et
- ce qui est mal pour l’éviter.
Ainsi, avec cette lumière, je me moque de tout :
- du monde,
- du démon,
- de mes passions et
- aussi de moi-même.
Cette lumière est pour moi une source perpétuelle de bonheur :
- elle n’a pas d’arme, mais elle me défend,
- elle n’a pas de voix, mais elle m’instruit,
- elle n’a ni mains et ni pieds, mais elle est pour moi un guide sûr pour me conduire au Ciel.
Supposons maintenant qu’une autre personne a reçu la même lumière, mais
- qu’elle n’en dispose pas continuellement et
- qu’elle doive la demander quand elle pense en avoir besoin,
- quitte à la remettre ensuite.
Comme elle n’a pas l’habitude de voir les choses avec cette lumière,
- elle ne possède pas la connaissance de ce qui est bien et de ce qui est mal et
- elle n’a pas assez de force pour faire le bien et éviter le mal. N’ayant pas continuellement cette Lumière à sa disposition, à combien de déceptions, de dangers et de passages étroits est-elle confrontée ?
Pendant que mon esprit imaginait des exemples de ce genre, je me suis dit :
Vivre dans la Volonté Divine , c’est La posséder. Par conséquent, c’est un Cadeau. Mais si Dieu n’est pas disposé à donner ce cadeau à une créature, que peut faire cette pauvre créature ?»
Alors mon aimable Jésus bougea en moi, et, me pressant fortement sur lui, Il me dit : « Ma fille, il est vrai que vivre dans ma Volonté est un Cadeau et que c’est le plus grand des Cadeaux.
Mais ce Cadeau,
- qui a une Valeur infinie,
- qui est une Monnaie qui prend de la Valeur à chaque instant,
- qui est une Lumière qui ne faiblit jamais,
- qui est un Soleil qui ne se couche jamais et
- qui redonne à la personne sa place d’Honneur et de Souveraineté dans la Création, n’est accordé qu’à ceux
- qui sont bien disposés,
- qui ne vont pas le gaspiller, et
- qui sont prêts à sacrifier leur propre vie pour que ce cadeau ait en eux la suprématie totale.
Pour faire ce Cadeau à une créature, Je m’assure en premier
- qu’elle désire vraiment faire ma Volonté et non la sienne,
- qu’elle est prête à tout sacrifier pour atteindre ce but et
- que, à chaque action qu’elle fait, elle réclame le cadeau de ma Volonté, même sous la forme d’un prêt.
Quand Je vois qu’elle a pris l’habitude de tout faire avec le prêt de ma Volonté, Je La lui donne parce que, en la demandant sans cesse, elle a formé en elle le vide où Je peux déposer le Cadeau céleste.
S’étant habituée à vivre avec le divin Aliment de ma Volonté sous la forme d’un prêt, elle a perdu le goût de sa propre volonté. Son palais s’est ennobli et ne peut plus s’adapter au vil aliment de sa propre volonté.
Alors, se voyant en possession de ce Cadeau qu’elle a tant désiré, elle en vit et Lui donne tout son amour.
Supposons maintenant qu’un homme qui aime beaucoup un jeune enfant
- lui donne un billet de mille dollars
- pour qu’il vienne lui tenir compagnie pendant quelque temps, mais que, ne connaissant pas la valeur du billet,
- l’enfant le déchire en mille morceaux.
Ne blâmerais-tu pas l’homme d’avoir agi ainsi ? Supposons d’autre part
- que, avant de donner le billet à l’enfant, l’homme fait en sorte qu’il le désire en lui expliquant tout le bien qu’il pourra en tirer
- et que, par la suite, au lieu de déchirer le billet, l’enfant l’apprécie beaucoup, le place en sécurité et aime davantage le donateur.
Dans ce dernier cas, ne vas-tu pas plutôt louanger l’homme pour avoir agi ainsi.
Si les hommes sont capables de bien faire les choses entre eux, combien plus Je sais donner le cadeau de ma Volonté avec Sagesse, Justice et Amour.
Cependant, il est nécessaire que la personne
- soit bien disposée,
- connaisse bien le cadeau offert, et
- l’estime vraiment.
La Connaissance est pour elle le premier pas à franchir : cette connaissance ouvre la voie et est comme le contrat qui devra être signé pour l’obtention du cadeau.
- Plus l’âme acquiert de Connaissances sur ma Volonté,
- plus elle La désire et
- plus elle presse le Donateur divin d’apposer sa signature sur le contrat qui va La lui donner.
Un signe que Je veux actuellement accorder le cadeau de ma Volonté aux créatures est que Je désire beaucoup que sa Connaissance se répande partout.
Donc, si tu veux que J’appose ma signature pour que le cadeau de ma Volonté soit pour toutes les créatures,
- fais attention pour que rien ne t’échappe de ce que Je t’enseigne.
Ensuite, mon pauvre esprit se mit à se promener dans la Volonté Divine pendant que je m’ efforçais de faire tous mes actes en Elle.
Alors, je me suis sentie investis d’une suprême Lumière et les petits actes que je faisais entraient dans cette Lumière et devenaient eux-mêmes Lumière. Cependant, je ne pouvais savoir où ils se plaçaient dans cette Lumière. Je savais seulement qu’ils s’y trouvaient.
Quant à moi, il m’était impossible de naviguer dans cette Lumière. Je pouvais y entrer, bien sûr. Mais la traverser complètement n’était pas à la portée de ma petitesse.
Mon aimable Jésus bougea en moi et Il me dit :
« Ma fille, comme il est beau de voir agir une âme dans ma Volonté ! En agissant dans la Lumière de ma Volonté,
- elle s’unit à l’Acte unique de son Créateur et
- elle prend la place qui lui revient dans cette Lumière. Elle ne peut y voir ses actes, bien qu’elle soit certaine qu’ils y ont leur place dans le passé, le présent et le futur.
Le soleil, image de la Lumière divine, a en partie cette propriété.
Supposons que tu te trouves à un endroit éclairé par le soleil : tu vois sa lumière
- en avant de toi, au-dessus de toi,
- derrière toi, à ta droite et à ta gauche. tu ne peux cependant pas savoir quelle partie de cette lumière t’entoure Mais tu sais qu’elle t’entoure.
Si, au même titre qu’ils se convertissent en Lumière divine, tes actes pouvaient se convertir en lumière solaire, crois-tu que tu pourrais savoir où se trouvent les portions de lumière associées à tes actes ? Certainement pas.
Cependant, tu saurais qu’elles proviennent de toi et se sont incorporées à cette Lumière.
Voilà pourquoi la Vie dans la Volonté Divine est la chose la plus grande qui puisse t’arriver : par Elle tu vis divinement.
Dès que le Créateur voit une âme dans sa Volonté,
- Il la prend dans ses bras,
- Il la met sur ses genoux et
- Il la laisse opérer avec ses propres Mains et avec le Pouvoir du Fiat
par lequel toutes choses ont été faites.
C’est ainsi que les actes de la créature
- deviennent Lumière,
- s’unissent à l’Acte unique du Créateur, et
- chantent sa Gloire et ses Louanges.
Sois donc assurée
- que la chose la plus importante pour toi est de vivre dans ma Volonté et
- que, ainsi, tu ne quitteras jamais les Ggenoux de ton Créateur. »