Je me fusionnais dans la Volonté Divine et, avec mon faible amour, je louais Jésus pour tout ce que, dans la Création, Il a fait pour la race humaine. Afin de donner plus de valeur à mon amour, Jésus bougea en moi et se mit à m’accompagner dans ce que je faisais.
Il me dit : « Ma fille, toutes les choses créées ont été faites pour l’homme. Ces choses n’ont pas de pieds, mais elles marchent. Elles se meuvent
- soit pour trouver l’homme,
- soit pour se laisser trouver par lui.
La lumière du soleil quitte les hauteurs des cieux pour venir vers l’homme, l’éclairer et le réchauffer. L’eau se met à la disposition de l’homme pour le rafraîchir, étancher sa soif et même entrer en son intérieur. Les semences se faufilent dans le sol pour produire leurs fruits au profit de l’homme.
Il n’y a aucune chose créée qui n’éprouve une attirance, une motion, vers l’être qui lui a été destiné par le Créateur.
Ma Volonté veille
- à ce que l’ordre et l’harmonie règnent partout dans la Création au bénéfice de l’homme.
Néanmoins, qui remercie ma Volonté qui lui fournit
- la lumière du soleil pour l’éclairer et le réchauffer,
- l’eau pour étancher sa soif,
- le pain pour répondre à sa faim,
- les fleurs et les fruits pour le réconforter, et
- tant d’autres choses pour son bonheur ?
Puisque ma Volonté fait tout pour l’homme, n’est-il pas juste que l’homme fasse tout pour accomplir ma Volonté ?
Oh ! Si tu savais quelle fête il y a chez les choses créées quand Je viens servir la créature qui vit dans ma Volonté !
Ma Volonté opérant chez les créatures et ma Volonté opérant chez les choses créées
- s’embrassent amoureusement et
- chantent un hymne d’adoration au Créateur pour le grand Prodige de la Création.
Les choses créées se sentent honorées quand elles servent une créature qui vit dans la Volonté qui les anime.
D’un autre côté, ma Volonté éprouve un sentiment d’affliction
- vis-à-vis de ces mêmes choses créées quand elles ont à servir des créatures qui ne vivent pas dans ma Volonté.
C’est ce qui explique que les éléments se dressent parfois contre l’homme
- pour le frapper et
- pour le châtier. Ces éléments se sentent supérieurs à l’homme, parce que celui-ci s’est placé en dessous d’eux en quittant la Volonté du Créateur. Eux-mêmes sont demeurés fidèles à cette Volonté depuis le début de la Création.
Après ces propos de Jésus, je me suis mise à réfléchir sur
la fête de l’Assomption de ma céleste Maman.
D’un ton tendre et touchant, mon doux Jésus me dit :
Ma fille, le vrai nom de cette fête devrait être Fête de la Volonté Divine .
C’est la volonté humaine qui
- ferma le Ciel, brisa les liens avec le Créateur,
- ouvrit la porte à la misère et aux souffrances, et
- mit fin à la fête céleste dont la créature devait jouir.
Ma Maman Reine,
- en accomplissant sans cesse la Volonté de l’Éternel on peut dire que sa vie n’était que Volonté Divine,
- ouvrit les Cieux et rétablit au Ciel les festivités avec les créatures.
À chaque acte qu’elle faisait dans la Volonté suprême,
- c’était Fête au Ciel,
- des Soleils se formaient pour orner cette fête, et
- des Mélodies se créaient pour enchanter la Jérusalem Céleste.
La véritable cause de ces fêtes était : l’éternelle Volonté opérant en ma Maman céleste.
Cette Volonté
- opérait en elle des Prodiges qui étonnaient le Ciel et la terre,
- l’enchaînaient à l’Éternel avec des liens d’Amour indissolubles, et
- ravissaient le Verbe dans le Sein même de sa Mère.
Enchantés, les anges répétaient : “D’où viennent une telle gloire, un tel honneur, une telle grandeur et tant de Prodiges chez cette créature ? C’est pourtant de l’exil qu’elle provient !”
Stupéfiés et tremblants, ils reconnaissaient que c’était la Volonté de leur Créateur qui agissait en elle, et ils disaient : “Saint, saint, saint ! Honneur et gloire à la Volonté de notre souverain Seigneur ! Trois fois sainte est celle qui laisse cette Volonté suprême opérer en elle !”
Par-dessus tout, c’est ma Volonté qui est célébrée en la Fête de l’Assomption de ma très sainte Mère.
C’est ma Volonté qui a élevé ma Mère à une telle hauteur. Tout ce qui aurait pu lui arriver
- n’aurait été rien sans les Prodiges que ma Volonté opérait en elle.
C’est ma Volonté qui lui a conféré la Fécondité divine et a fait d’elle la Mère du Verbe.
C’est ma Volonté qui l’a fait
- embrasser toutes les créatures,
- devenir la Mère de tous et aimer chacun d’un Amour maternel divin.
C’est ma Volonté qui l’a faite Reine de toutes les créatures.
Quand ma Mère est arrivée au Ciel au jour de l’Assomption,
- ma Volonté fut grandement honorée et glorifiée pour l’ensemble de la Création. Et une grande Fête, qui n’a cessé depuis, débuta dans le Ciel.
Bien que le Ciel avait déjà été ouvert par Moi et bien que de nombreux saints s’y trouvaient déjà, c’est quand la Reine céleste, ma bien-aimée Mère, arriva au Ciel que commença cette grande Fête de ma Volonté.
Ma Mère fut la cause première de cette Fête ! En elle ma Volonté avait accompli tant de Prodiges et Elle L’avait si parfaitement observée pendant toute sa vie terrestre.
Oh ! Comme tout le Ciel loua la Volonté éternelle quand parut au milieu de la cour céleste cette sublime Reine
- tout auréolée de la lumière du Soleil de la Volonté Divine !
On la vit toute parée de la Puissance du Fiat suprême, puisqu’il n’y avait pas un seul battement de son Cœur sur lequel ce Fiat n’était imprimé.
Étonnés, tous les êtres célestes la regardaient en disant :
“Monte, monte encore plus haut ! Il est juste que celle qui a tant honoré le Fiat suprême
- par lequel Nous nous trouvons nous-mêmes dans la Patrie céleste, ait le trône le plus élevé et qu’elle soit notre Reine !”
Le plus grand honneur qu’elle reçut ce jour-là fut que la Volonté Divine était honorée en elle. »