Je pensais à l’immutabilité de Dieu et à la mutabilité des créatures. Quelle différence !
Mon toujours aimable Jésus se montra en moi et Il me dit :
« Ma fille, regarde, il n’y a aucun point où mon Être ne se trouve pas. C’est pourquoi Je n’ai pas besoin de me déplacer, ni vers la droite, ni vers la gauche, ni vers l’arrière.
Puisqu’il n’existe aucun point où Je ne suis pas présent, ma stabilité est universelle et parfaite : c’est mon éternelle immutabilité.
Ce qui me plaît aujourd’hui me plaît toujours. Je suis immuable en ce que J’aime et en ce que Je veux. Une fois qu’une chose est aimée ou voulue par Moi, cela ne change jamais.
Pour qu’il puisse y avoir changement, Je devrais restreindre mon Immensité, ce que Je ne peux ni ne veux faire.
Mon immutabilité est le plus beau halo couronnant ma tête. Ce halo s’étend sous mes pieds et rend un éternel hommage à mon immuable Sainteté. Dis-moi, y a-t-il un seul endroit où tu ne peux Me trouver ?»
Pendant qu’Il parlait, sa divine Immutabilité se rendit présente dans mon esprit. Mais qui peut dire ce que j’ai compris ? J’ai peur de dire des sottises et, par conséquent, je me tais.
Plus tard, en me parlant de la mutabilité des créatures,
Il me dit : « Pauvres créatures ! Comme est limitée leur petite place ! Si petite qu’elle soit, cette place n’est ni stable ni fixe. Aujourd’hui, la créature est à un endroit, le lendemain à un autre. Un jour elle aime quelqu’un, quelque chose ou un endroit et, le lendemain, les choses ont changé. Elle peut même mépriser la personne ou la chose qu’elle aimait la veille.
Et sais-tu ce qui rend la pauvre créature si instable ? C’est sa volonté humaine.
Celle-ci la rend inconstante en amour, dans ses désirs, dans le bien qu’elle fait.
Sa volonté humaine est comme un vent impétueux
- qui la déplace à chacune de ses bourrasques. Comme un roseau sec, elle est bousculée tantôt à droite, tantôt à gauche.
En créant l’homme, J’ai voulu qu’il vive dans ma Volonté afin que,
- le délivrant du vent impétueux de la volonté humaine, ma Volonté le rende
- ferme dans le bien,
- stable en amour,
- saint dans ses actions. Je voulais qu’il vive dans l’immense territoire de mon Immutabilité.
Mais l’homme ne l’a pas voulu ainsi. Il a voulu sa petite place et s’est fait le jouet
- de lui-même,
- des autres, et
- de ses propres passions.
Voilà pourquoi Je prie et Je supplie la créature de réintégrer ma Volonté d’où elle vient, afin qu’elle ne soit plus inconstante, mais stable et ferme.
Je n’ai pas changé. Je l’attends, Je languis après elle. Je la veux toujours dans ma Volonté. »