Je passais mes journées dans une très profonde amertume,

  • subissant un lourd silence de la part de Jésus avec la presque totale privation de son aimable Présence.

Ce sont là des souffrances terribles Je crois qu’il est pour moi préférable de les passer sous silence

  • pour ne pas ajouter à mon douloureux martyre.

Ce matin, après beaucoup de luttes de ma part, mon Jésus béni s’est fait voir en moi comme s’Il me remplissait complètement de Lui-même. Et moi, surprise par sa Présence inattendue, je voulus me plaindre au sujet de son absence, mais Il ne m’en laissa pas le temps.

Tout affligé, Il me dit : « Ma fille, comme Je me sens amer !

Les créatures M’ont transpercé de trois clous,

  • non pas dans mes mains, mais dans mon Cœur et ma poitrine,
  • ce qui me donne les Souffrances de la Mort.

Elles préparent trois conspirations, chacune plus laide que les autres . Et, dans ces conspirations, elles visent mon Église. L’homme ne veut pas renoncer au mal. Au contraire, il s’y précipite davantage.

En disant cela, Il me montra des réunions secrètes dans lesquelles on complotait sur la manière

  • d’attaquer l’Église,
  • de causer de nouvelles guerres ou
  • de nouvelles révolutions. Combien de maux horrifiants pouvaient être vus !

Mon doux Jésus reprit la parole :

« Ma fille, n’est-il pas juste que ma Justice

  • frappe l’homme et
  • détruise presque totalement ceux qui souillent la terre en faisant disparaître avec eux des régions entières, afin que la terre soit purifiée
  • de tant de vies pestilentielles et
  • de tant de démons incarnés qui, sous l’apparence du bien, complotent la ruine de l’Église et de la société ?

Crois-tu que mon absence auprès de toi est pour des futilités ? Non et non ! Au contraire, plus mon absence est prolongée, plus graves seront les châtiments.

Souviens-toi de tout ce que Je t’ai dit au sujet de ma Volonté. Aussi, les fléaux et les destructions serviront à atteindre ce que Je t’ai dit :

  • que ma Volonté en vienne à régner sur la terre.

Mais elle doit trouver la terre purifiée et, pour qu’elle le soit,

  • les destructions sont nécessaires.

Par conséquent, patience, ma fille, et ne quitte jamais ma Volonté. Parce que tout ce qui prend place à l’intérieur de toi servira à faire en sorte que ma Volonté vienne triomphalement régner chez les hommes. »

À la suite de ces propos de Jésus, je me résignai, oui,

  • mais dans une grande affliction. La pensée du grand mal régnant dans le monde et mes privations de Jésus étaient comme un couteau à deux tranchants
  • qui me tuait et
  • qui ajoutait à mon tourment, sans me faire mourir.

Le lendemain matin, mon doux Jésus se montra tout blotti à l’intérieur de moi. Il me dit : « Ma fille, Je suis posté en toi. De ton intérieur, Je regarde ce que le monde fait.

En toi Je trouve l’air de ma Volonté Je ressens que Je peux y trouver tout le décorum qui convient à ma Personne. Il est vrai que ma Volonté est partout.

Cependant, oh ! que c’est différent quand ma Volonté est la Vie de la créature et que celle-ci vit en ma Volonté !

Dans le cas contraire, ma Volonté se trouve isolée, offensée et incapable

  • de déverser les biens qu’Elle contient et
  • de former des Vies totalement issues d’Elle et pour Elle.

D’un autre côté, quand Je trouve une créature qui ne veut aucune autre vie que ma Volonté, ma Volonté

  • trouve en cette âme de la compagnie,
  • est aimée d’elle et prend plaisir à partager ses biens avec elle, formant ainsi en elle une Vie provenant de ma Volonté et pour ma Volonté.

En trouvant mes propres choses dans cette âme

  • ma Sainteté, ma Lumière et ma propre Volonté agissant en elle -, J’y trouve les honneurs et le décorum
  • que Je trouvais dans ma propre Humanité lorsque J’étais sur la terre, où ma Divinité était comme ornée de mon Humanité.

De la même manière, Je suis orné de l’âme qui fait ma Volonté. Je vis caché en elle comme en mon propre centre .

De son intérieur, Je regarde la méchanceté des créatures et Je pleure et prie pour elles.

En voyant quelqu’un parmi les créatures

  • qui a ma Volonté pour Vie sur la terre, combien de maux et de châtiments Je retiens par égard pour cette âme !

Combien de fois ne suis-Je pas sur le point de détruire les créatures et d’en finir avec elles à cause des grands maux qu’elles commettent.

Mais simplement en te regardant et en regardant la citadelle de ma Volonté en toi, Je me blottie de nouveau en toi et Je m’abstiens de le faire. Donc, ma fille, patience. Et laisse toujours ma Volonté avoir totalement Vie en toi. »