La douleur de la privation de mon Jésus s’accentuait dans mon pauvre cœur. Comme étaient longues mes nuits sans Lui : elles me paraissaient comme des nuits éternelles sans étoiles et sans soleil. La seule chose qu’il me restait était son aimable Volonté dans laquelle je m’abandonnais et où je trouvais mon repos.

« Ah ! Jésus, Jésus, viens dans mon cœur tourmenté Car je ne puis vivre sans Toi ! »

Pendant que je nageais dans la mer de souffrances que me causait la privation de mon Jésus, Il bougea en moi Et, prenant mes mains dans les Siennes, Il les pressa fermement sur son Cœur et Il me disait :

« Ma fille, pour que ma Volonté puisse descendre sur la terre, il est nécessaire que ta volonté s’élève vers le Ciel.

Et pour qu’elle puisse s’élever vers le Ciel et vivre dans la céleste Patrie, il est nécessaire qu’elle soit vidée

  • de tout ce qui est humain,
  • de tout ce qui n’est pas saint, pur et intègre.

Aucune âme n’entre dans le Ciel pour y vivre en communion avec Nous si elle n’est pas divinisée et complètement transformée en Nous.

De son côté, ma Volonté Divine ne peut descendre sur la terre et y apporter sa Vie comme dans son propre centre si elle n’y trouve pas une volonté humaine vidée de tout,

  • pour pouvoir l’emplir avec tous ses Biens.

Cette volonté humaine n’est alors rien d’autre qu’un voile très mince

  • servant à Me dissimuler,
  • comme une Hostie consacrée dans laquelle Je dépose ma Vie. Je fais en elle tout le bien que Je veux : Je prie, Je souffre, Je me délecte.

Et l’ Hostie ne s’oppose pas, elle me laisse libre.

Son rôle est d’être à ma disposition

  • pour me tenir caché et
  • pour, en silence, préserver ma Vie sacramentelle.

C’est le point où Nous en sommes toi et Moi :

  • ta volonté venant au Ciel et la Mienne descendant sur la terre,
  • ta volonté ne doit plus avoir sa propre vie, ne plus avoir de raison d’exister.

Il en fut ainsi pour mon Humanité : Bien que J’avais une volonté humaine. elle était toute silencieuse et toute vouée à donner vie à ma Volonté Divine .

Elle ne décidait rien par elle-même, même pas pour ma respiration : celle-ci était, elle aussi, prise en charge par ma Volonté Divine .

C’est pourquoi

  • l’Éternelle Volonté régna sur mon Humanité terrestre comme Elle le fait au Ciel.
  • Elle vivait sa Vie terrestre en Elle.

Et ma volonté humaine, totalement sacrifiée à la Volonté Divine ,

  • implorait pour que, au temps voulu, la Volonté Divine descende sur la terre pour y vivre au milieu des créatures exactement comme Elle le fait dans le Ciel.

Ne veux-tu pas que ma Volonté ait la première place sur la terre ?»

Pendant qu’Il parlait, j’ai eu l’impression de me trouver au Ciel. Et là, comme d’un seul point, je pouvais voir toutes les générations.

Je me prosternais devant la Majesté Suprême Je prenais

  • l’Amour partagé par les Personnes Divines ainsi que
  • la Sainteté de leur Volonté.

Et je les Leur offrais au nom de toutes les créatures

  • comme un retour d’Amour et de soumission qu’elles doivent donner à leur Créateur.

Je voulais unir

  • le Ciel à la terre,
  • le Créateur à la créature, afin qu’ils puissent échanger le baiser de l’union de leurs volontés.

Mon Jésus ajouta :

« C’est ta besogne :

  • vivre en Nous,
  • t’approprier tout ce qui Nous appartient et
  • Nous le donner au nom de tes frères.

_D_e sorte que, attirés par ce qui est Nôtre, Nous puissions

  • être liés aux générations humaines et
  • leur donner de nouveau le baiser suprême de l’union de leurs volontés avec la Nôtre,
  • comme il en était lors de la Création. »