Je me plaignais à mon doux Jésus de ses privations, et je me disais : Qui sait pourquoi Il ne vient pas ?

Et, s’il est vrai, comme Il me l’a fait comprendre parfois, qu’Il ne vient pas à cause des châtiments

  • puisque, étant donné l’état de victime dans lequel Il me maintient, s’Il vient, devant me communiquer des Douleurs
  • à cause de la place que j’occupe, Il sent ses bras se briser.

Et comme la Justice veut punir comme la créature l’oblige à le faire, c’est pour cela qu’Il ne vient pas. Donc, s’il en est ainsi, qu’Il me retire de l’état de victime. Du moment qu’Il vient, je me soucie peu de tout le reste. Ce qui m’importe, c’est Jésus, ma Vie, mon Tout . Tout le reste n’est rien pour moi’.

Or, pendant que je pensais à cela et à d’autres choses, mon doux Jésus, se déplaçant dans mon intérieur et entourant mon cou de son bras, Il me dit : “Ma fille, que dis-tu ? Te destituer de ton poste ?

Tu ne sais pas ce que cela signifie

  • de perdre la domination,
  • de perdre le droit de commander,
  • de ne plus pouvoir disposer de quoi que ce soit.

En fait, quand quelqu’un est en fonction, il peut toujours disposer :

s’il est juge, il peut juger,

  • il a le droit de prononcer une condamnation et aussi d’absoudre. Il se peut que, pendant des jours ou des semaines, .
  • il n’exerce pas sa fonction parce que les occasions manquent. Mais malgré cela il reçoit son salaire, il maintient ses droits Et lorsque des coupables ou des justes se présentent,
  • il est à son poste de travail. Coupable ou vertueux, il est à son poste de juge. Et il peut défendre et condamner.

Mais s’il est destitué, il perd tous ses droits et est réduit à l’inaptitude.

Et ainsi de toutes les autres fonctions.

Contente-toi donc d’être parfois sans Moi,

  • plutôt que de vouloir être déchu de ta fonction. Sinon, tu perdras aussi le droit de faire retenir en partie les fléaux mérités.

Et s’il te semble qu’à cause de l’absence de douleurs de quelques jours,

  • tu ne fais rien, rester en fonction est toujours faire quelque chose, Et ce que tu ne fais pas un jour,
  • quand Je viens à toi et te trouve à ton poste, tu peux le faire un autre jour.

Mais ce n’est pas tout. C’est la moindre partie. Le plus essentiel est que pour vivre dans ma Volonté, la porte par laquelle entrer, le premier lien de connexion,

  • c’est mon Humanité.

Mon Humanité a en effet été la première et véritable victime qui, en raison de la fonction que m’a confiée mon Père Céleste,

  • a vécu comme sacrifiée et complètement crucifiée dans la Volonté Divine.

Et en vertu de la Puissance de ma Volition Eternelle,

  • Elle a pu multiplier ma Vie pour tous et pour chacun.

Par la Puissance d’un seul Fiat, J’ai multiplié tant de choses créées,

  • en donnant à chaque créature le droit de les faire siennes.

De la même manière, la Puissance de ma Volonté a multiplié une seule Vie,

  • afin que chacun puisse M’avoir pour lui seul comme aide, comme défense, comme refuge-comme il le veuille.

C’est là toute la grandeur, le bien, le tout, la distance infinie entre

  • vivre dans ma volonté et
  • vivre d’une manière différente, même bonne et sainte :

la multiplication d’un acte en autant d’actes que l’on veut,

  • assez pour tous ceux qui veulent s’en servir.

Or, si Je te libérais de ta tâche,

  • non seulement tu n’occuperais pas ma Fonction sur terre.
  • puisque tu ne serais pas dans mon Humanité, qui, bien qu’Elle ait fait beaucoup,
  • en faisant tant de bien à l’homme,

n’a pas enlevé à ma Justice les droits, l’honneur, la bienséance

  • quand il s’agit de punir justement l’homme.

Au contraire, Je me résignerais-mais, faute du lien de connexion,

  • tu ne serais pas capable de vivre dans ma Volonté,
  • tu perdrais la domination,
  • tes actes deviendraient de simples intentions.

Et quand tu dis : “Mon Jésus, dans ta volonté,

  • je Vous aime,
  • je Vous bénis, je Vous remercie pour tout,
  • j’ai de la peine pour chaque offense, etc…”, tes actes ne planeraient pas sur chaque acte humain
  • pour devenir acte de chaque acte humain,
  • l’amour de chaque amour que les créatures devraient me donner.

Tu ne suivrais pas tous mes Actes qui sont présents dans ma Volonté, tu resterais en arrière.

Ce seraient tout au plus des intentions pieuses,

  • qui peuvent faire du bien, mais ce ne seraient pas des actes pour tous,
  • qui peuvent donner la vie et contenir la Puissance de Notre Volonté créatrice.

Et pourtant, combien de fois Me dis-tu : “Puisque Tu m’as appelé dans ta Volonté, ne me laisse pas en arrière. Oh, Jésus, fais en sorte que, avec Toi,

je puisse suivre les actes de la Création,

  • pour Vous remercier de l’Amour de toutes les choses créées, ainsi que ceux de la Rédemption et de la Sanctification, afin que, partout où tes Actes et ton Amour sont présents,
  • il y ait la requalification du mien”.

Et maintenant tu veux que Je te laisse derrière Moi ?” Je suis resté confus et ne savais pas quoi répondre. Le bon Jésus dispose comme Il l’entend-et tout pour sa Gloire.