J’accompagnais mon doux Jésus dans ses Souffrances, en particulier celles qu’il a éprouvées au Jardin de Gethsémani.
Pendant que je sympathisais avec lui, Il remua en moi et Il me dit :
« Ma fille, mon Père céleste a été l’initiateur des souffrances de mon Humanité. Lui seul avait le pouvoir de créer des souffrances et d’en infuser autant qu’il était nécessaire pour acquitter les dettes des créatures.
En ce qui concerne les créatures,
- les souffrances qu’elles Me donnèrent furent secondaires. Parce qu’elles n’avaient aucun pouvoir sur Moi, pas plus qu’elles ne pouvaient créer les souffrances à volonté.
Le Père céleste agit de manière semblable chez les créatures.
À la création, par exemple, le premier travail effectué dans l’âme et le corps de l’homme
- le fut par mon divin Père. Que d’harmonie et de bonheur Il déposa dans la nature humaine !
Tout dans l’homme est harmonie et bonheur. Considère seulement son physique. Que d’harmonie et de bonheur il comporte ! Ses yeux voient, sa bouche parle, ses pieds marchent. Ses mains prennent et manipulent les choses que ses pieds
- lui ont permis d’atteindre.
Mais si ses yeux pouvaient voir alors qu’il n’aurait pas de bouche pour s’exprimer, ou s’il avait des pieds pour marcher et pas de mains pour prendre, ne manquerait-il pas d’harmonie et de bonheur ?
Considère maintenant l’âme humaine,
- avec sa volonté, son intellect et sa mémoire. Que d’harmonie et de bonheur elle comporte !
La nature humaine (corps et âme) fait vraiment partie de l’harmonie éternelle. Dieu créa un éden dans l’âme et le corps de l’homme, un éden complètement céleste.
Ensuite, Il lui donna l’éden terrestre comme demeure. Tout dans la nature humaine est harmonie et bonheur. Quoique le péché ait perturbé cette harmonie et ce bonheur, il n’a pas détruit complètement les bonnes choses
- que Dieu avait créées dans l ‘homme.
De même que Dieu créa de ses propres mains
- l’harmonie et le bonheur des créatures,
Il créa en Moi toutes les souffrances nécessaires
- pour suppléer à l’ingratitude humaine et
- pour compenser pour le bonheur et l’harmonie perdus. Il en va ainsi pour toutes les créatures.
Quand J’appelle l’une d’elles
- à une sainteté spéciale ou
- à une mission particulière, ce sont mes propres mains qui œuvrent dans son âme,
- lui donnant à un moment des souffrances,
- à un autre de l’amour ou la connaissance de Vérités célestes.
Si grande est ma jalousie que Je ne permets à personne d’autre de lui toucher. Si Je permets à des créatures de faire quelque chose à cette âme choisie, c’est toujours secondaire.
Je garde la préséance et Je la forme selon mon plan. »