Je réfléchissais à l’acte par lequel le Verbe éternel est descendu du Ciel et a été conçu dans le sein de la Reine Immaculée. . De mon intérieur, mon doux Jésus allongea un bras, embrassa mon cou, et Il me dit :
« Ma fille bien-aimée, La conception de ma céleste Mère fut extraordinaire, puisqu’elle a été conçue dans la mer issue des trois Personnes divines,
J’ai été conçu non dans cette mer mais dans la grande mer qui réside en Nous, en notre Divinité, et qui descendit dans le sein de cette céleste Mère.
« Quoiqu’il soit juste de dire que le Verbe a été conçu, le Père Céleste et le Saint-Esprit demeurent inséparables de Moi.
Bien que Je fus l’agent dans cette conception, les trois Personnes divines y ont simultanément été les “concepteurs”.
Imagine deux miroirs disposés l’un en face de l’autre et reflétant un objet placé entre les deux. Alors trois objets apparaissent :
- celui du centre assumant le rôle actif et
- les deux autres le double rôle de participants et spectateurs.
L’objet placé au centre correspond au Verbe incarné,
- l’un des objets reflétés à la Sainte Trinité,
- et l’autre à ma chère Mère.
En vivant toujours dans ma Volonté, ma chère Mère prépara dans son sein virginal le minuscule “Terrain Divin” où Moi, le Verbe Éternel, Je me suis revêtu de chair humaine.
Je ne serais jamais descendu dans un terrain simplement humain. Avec la Trinité se réfléchissant en ma Mère, mon Humanité a été conçue.
Ainsi, pendant que la Trinité demeurait au Ciel, mon Humanité a été conçue dans le sein de cette noble Reine.
Toutes les autres choses,
- si grandes, nobles, sublimes, ou étonnantes qu’elles puissent être, même la conception de la Vierge Reine, sont au mieux secondaires.
Rien ne peut être comparé à ma Conception :
- ni l’Amour,
- ni la Grandeur,
- ni le Pouvoir.
Ma conception
- ne fut pas la création d’une nouvelle vie
- mais fut le fait de renfermer dans la chair humaine la Vie qui donne toute vie.
Ce ne fut
- pas quelque chose qui me faisait plus que ce que J’étais,
- mais quelque chose qui me limitait dans le but de donner.
Celui qui a tout créé a été enfermé dans une petite humanité créée ! Ce sont là des œuvres que seul un Dieu peut accomplir,
- un Dieu qui aime et
- qui, quel qu’en soit le prix, veut lier la créature à son Amour afin qu’elle soit habilitée à aimer.
Mais tout cela n’est rien. Sais-tu où mon Amour, mon Pouvoir et ma Sagesse sont allés ?
Dès que le Pouvoir divin eût formé mon Humanité
- à peu près de la dimension d’une noisette,
- quoiqu’avec tous ses membres complètement formés) et que le Verbe prit possession de cette Humanité, alors l’immensité de ma Volonté,
- contenant toutes les créatures passées, présentes et futures, conçut les vies de toutes ces créatures.
Pendant que ma propre Vie progressait, ces vies croissaient en Moi.
Même si Je semblais être seul, à travers le microscope de ma Volonté, la vie de toutes les créatures pouvait être perçue en Moi . . C’était comme l’eau observée de deux façons :
- à l’œil nu, elle semble claire comme le cristal mais,
- vue d’un microscope, elle pullule de microbes.
Telle fut ma Conception. Alors la grande roue de l’éternité tomba en extase à la vue
- des excès incommensurables de mon Amour et
- de toutes ces merveilles.
L’immensité de l’univers fut ébranlée en voyant Celui qui donne toute vie se renfermer, se limiter et se rendre petit.
Pour accomplir quoi ? Pour faire apparaître toute vie créée. »