Me trouvant dans mon état habituel, mon toujours aimable Jésus m’apparut peiné et accablé. Ce qui l’étouffait le plus, c’était les flammes de son Amour qui débordaient de son Coeur. Mais elles étaient forcées de se replier à cause de l’ingratitude humaine. Oh ! Comme son Sacré Coeur suffoquait et s’étouffait dans ses propres flammes. Il me demanda de le réconforter et Il me dit :

« Ma fille, soulage-Moi parce que Je n’en peux plus. Mes propres flammes me dévorent. Laisse-Moi dilater ton cœur pour que J’y place mon Amour et la peine de mon Amour rejeté. Ah ! La souffrance de mon Amour excède toutes mes autres souffrances ensemble. »

Pendant qu’Il me disait cela,Il mit sa Bouche sur mon cœur et Il souffla vigoureusement, de telle sorte que j’ai senti mon coeur se dilater. Après, Il le toucha de ses mains comme s’Il voulait l’agrandir encore plus Et Il souffla de nouveau. J’ai senti que mon coeur allait exploser, mais Jésus continuait de souffler. Il le remplit complètement et le ferma de ses mains comme s’il le scellait de telle manière qu’il n’y avait aucun espoir que je sois soulagée.

Il me dit : « Fille de mon Cœur, J’ai voulu sceller en toi mon amour et mes peines afin que tu puisses expérimenter combien est terrible la peine

  • de l’Amour refoulé, de l’Amour rejeté.

Ma fille, sois patiente, tu vas souffrir davantage. C’est la souffrance la plus pénible. Mais c’est ton Jésus, ta Vie, qui veut ce soulagement de toi. »

Seul Jésus sait ce que j’ai alors souffert. Après que, pendant toute la journée, je m’étais sentie comme si j’allais mourir, mon doux Jésus revint et voulut continuer de souffler dans mon coeur.

Je lui ai dit : « Jésus, je ne peux plus l’endurer, je ne peux plus garder ce que j’ai. Pourquoi veux-tu m’en donner encore ?»

Et lui, me prenant dans ses bras pour me donner de la force, Il me dit : « Ma fille, prends courage, laisse-Moi continuer. C’est nécessaire. Si ce n’était pas nécessaire, Je ne t’imposerais pas cette souffrance. Le mal est devenu si prononcé qu’il est nécessaire que tu souffres mes âpres afflictions comme si Je vivais de nouveau sur la terre. La terre est sur le point de lancer des flammes pour châtier les créatures.

En effet, mon Amour accourt pour les couvrir de grâces, mais, étant rejeté, Il est transformé en feu pour les châtier.

En conséquence, l’humanité se trouve entre deux feux :

  • le feu du Ciel et
  • le feu de la terre.

Le mal est si répandu que ces deux feux sont prêts de s’unir Et la peine que Je t’ai fait éprouver se place entre ces deux feux pour les empêcher de s’unir. Si ce n’était pas de cela, la pauvre humanité tout entière connaîtrait sa fin. C’est pourquoi, laisse-Moi continuer ; Je serai avec toi pour te donner la force. »

En disant cela, Il continua de souffler. Et moi, incapable d’en endurer davantage, je lui ai demandé de me soutenir de ses mains et de me donner sa force.

Alors Jésus me toucha. Prenant mon coeur dans ses mains, Il l’étira si fortement que lui seul sait quelle souffrance Il me causa. Non satisfait de cela, il serra ma gorge de ses mains de telle sorte que je sentais mes os et mes nerfs. Je me sentais asphyxiée.

Ensuite, après m’avoir laissée dans cette position un certain temps, Il me dit avec une totale tendresse : « Prends courage, la génération actuelle est dans cet état. Les passions et les vices qui la dominent sont si nombreux et si variés qu’elle en est étouffée. La putréfaction et la fange atteignent un tel niveau qu’elle est sur le point d’être submergée.

Voilà pourquoi Je t’ai fait souffrir les peines de l’asphyxie dans ta gorge, parce que cette souffrance est celle du moment final. Je t’ai demandé cette réparation parce que Je ne peux supporter plus longtemps que l’humanité s’étouffe dans sa malice.

Mais sache que J’ai Moi aussi enduré cette souffrance. Lorsqu’ils m’ont crucifié, ils m’ont étiré si durement sur la Croix que J’ai senti mes nerfs se tordre et être déchiquetés.

Mais ma Gorge subit une plus grande souffrance et un étirement plus violent, à tel point que Je me suis senti asphyxié. C’était le cri de toute l’humanité submergée par ses passions qui me serrait la Gorge et m’étouffait. Cette souffrance était terrifiante.

L’étirement des muscles de mon Cou fut si grand qu’ils semblaient être détruits, incluant ceux de ma Tête, de ma Bouche et de mes Yeux.

Le degré de la tension était tel que le moindre mouvement me donnait une douleur mortelle. Par moments, Je restais immobile.. A d’autres, mon Corps était tellement contorsionné que Je tremblais comme une feuille, au point que mes propres ennemis en étaient terrifiés. Prends donc courage. C’est ma Volonté qui te donnera la force en tout. »