J ‘étais dans mon état habituel et me sentais si confuse et séparée de mon doux Jésus que, lorsqu’il vint, je lui dis :

« Mon Amour, comme les choses ont changé pour moi. Auparavant, je me sentais si fusionnée avec toi que je ne pouvais discerner aucune séparation entre toi et moi. Même dans mes afflictions, tu étais avec moi. Maintenant, tout est à l’opposé.

Quand je souffre, je me sens séparée de toi et, quand je te vois devant moi ou en moi, tu as l’apparence d’un juge qui condamne à souffrir, à mourir, et tu ne participes plus aux afflictions que toi-même tu me donnes.

Au lieu de cela, tu dis : « Élève-toi toujours plus haut ». Et pourtant, je continue de descendre. »

Jésus m’interrompit et me dit : « Ma fille, comme tu te trompes ! Cela arrive parce que tu l’as accepté. J’ai gravé sur toi les morts et les afflictions que J’ai subies pour chaque créature.

Mon Humanité s’est trouvée dans des circonstances analogues. Elle était inséparable de ma Divinité. Mais celle-ci ne pouvait être atteinte par la Douffrance. Celle-ci était incapable d’expérimenter même l’ombre d’une souffrance.

Mon Humanité s’est trouvée seule dans ses souffrances. Ma Divinité n’était que spectatrice des peines et des morts que je traversais.

De plus, ma Divinité était un juge inexorable demandant rétribution pour les fautes des créatures. Oh ! Comme mon Humanité tremblait ! Quand Je me suis vu chargé de la culpabilité de tous, avec les afflictions et les morts que chaque créature méritait, J’étais broyé devant la Majesté Suprême.

C’était la plus grande affliction de ma vie :

  • tout en étant uni d’une manière indissociable à la Divinité, J’étais dans mes afflictions seul et comme coupé de la Divinité.

Si Je t’ai appelée à me ressembler, pourquoi t’étonnes-tu de me sentir en toi sous cet angle ? Tu me vois aussi comme spectateur des afflictions que Moi-même Je t’impose et tu te sens séparée de Moi.

Ton affliction n’est rien d’autre que l’écho de ma propre affliction. De même que mon Humanité n’a, de fait, jamais été séparée de ma Divinité, ainsi tu n’es jamais séparée de Moi.

Tu te sens seulement comme s’il y avait séparation. Mais c’est dans ces moments, plus que dans tout autre, que Je forme une seule entité avec toi.

Ainsi donc, prends courage, sois fidèle et ne crains pas. »