Je me sentais complètement submergée dans la très sainte Volonté de mon doux Jésus, quand il vint vers moi et Il me dit :

Ma fille, fusionne ton intelligence avec la mienne de telle sorte

  • qu’elle envahisse les intelligences de toutes les créatures et
  • qu’elle soit reliée à toutes leurs pensées.

Ainsi, ton intelligence sera en mesure de remplacer leurs pensées par un nombre équivalent de pensées dans ma Volonté. Et Je recevrai la gloire comme si toutes leurs pensées avaient une qualité divine.

Fusionne ta volonté avec la mienne. Rien ne doit s’échapper du filet de ta volonté et de ma Volonté. Ma Volonté en Moi et ma Volonté en toi doivent fusionner et jouir des mêmes prérogatives.

Mais J’ai besoin que tu me remettes ta volonté

  • pour que Je puisse la dilater dans la mienne,
  • afin qu’aucune chose créée ne lui échappe.

Ainsi, de toutes les choses, J’entendrai l’écho de la Divine Volonté.

« Ma fille, J’ai souffert une double mort pour chaque mort que les créatures ont subi :

  • une mort par Amour et une autre par affliction.

Quand J’ai créé les créatures, J’ai créé en elles une structure d’amour de sorte que rien d’autre que l’amour ne devait émaner d’elles.

Cela est vrai à tel point que mon amour et leur amour étaient destinés à s’entrelacer dans des courants continus. L’homme ingrat, non seulement a refusé de m’aimer, mais il m’a offensé.

Dès lors, J’ai dû accepter

  • une mort d’Amour pour chaque créature afin de suppléer auprès de mon Père pour ce manque d’amour, et
  • aussi une mort de Peine afin de réparer pour les offenses des créatures. »

Pendant que mon doux Jésus disait cela, Il était tout enflammé d’un Amour

  • qui le consumait et
  • qui l’amenait à une mort pour chaque créature.

De plus, j’ai vu que

  • chaque Pensée,
  • chaque Mot,
  • chaque Mouvement,
  • chaque Acte, et
  • chaque Pas de Jésus étaient comme autant de flammes
  • qui le consumaient et
  • qui, en même temps, lui redonnaient vie.

Et Jésus ajouta : « Veux-tu me ressembler ? Veux-tu accepter les morts d’amour comme tu as accueilli les morts d’affliction ?»

Je répondis : « Ah ! mon Jésus, je ne sais pas ce qui est arrivé. Je sens toujours une grande répugnance devant les morts d’affliction que j’ai acceptées. Comment pourrais-je accepter les morts d’Amour qui me paraissent encore pires ?

Je tremble à cette seule pensée. Ma pauvre nature doit être davantage annihilée, détruite ! Aide-moi ! Donne-moi la force, car je sens que je ne peux poursuivre. »

Toute bonté, Jésus ajouta : « Ma pauvre fille, c’est déjà décidé. Sois courageuse, ne crains pas, ne sois même pas perturbée devant la répugnance que tu éprouves. De plus, pour te donner confiance, Je te dis que même cela fait partie de ma ressemblance.

Sache que mon Humanité, pourtant sainte et consentante à souffrir, a senti cette même répugnance.

Mais ce n’était pas ma répugnance à Moi. C’était la répugnance que toutes les créatures ont éprouvée

  • à faire le bien et
  • à accepter les souffrances qu’elles méritaient.

J’ai dû accepter ces souffrances qui me torturaient

  • afin d’inculquer aux créatures une inclination à faire le bien,
  • et pour que soient diminuées leurs souffrances.

Ma répugnance fut si grande qu’au Jardin des Oliviers J’ai crié au Père : « Si c’est possible que ce calice s’éloigne de Moi !» Mais crois-tu que c’est Moi qui criais ? Ah ! non ! Tu te trompes si tu penses cela. J’ai aimé la souffrance jusqu’à la folie. J’ai aimé la mort afin de donner la vie à mes enfants.

C’était le cri de toute la famille humaine qui se répercutait sur mon Humanité.

Criant avec les créatures, J’ai répété trois fois : « Si c’est possible, laisse ce calice s’éloigner de Moi !»

J’ai crié cela au nom de toute l’humanité, dans la mesure où elle faisait partie de Moi. Et Je me suis senti oppressé et écrasé. La répugnance que tu éprouves n’est pas de toi. C’est l’écho de la mienne. Si elle avait été de toi, Je me serais déjà retiré de toi.

Ainsi donc, ma fille, désire créer en toi une autre image de Moi et accepte. Je veux Moi-même accroître ta volonté et la consumer dans la mienne afin d’imprimer en elle ces morts d’Amour. »

En disant cela, de sa sainte main, Jésus imprima ces morts d’amour en mon âme. Ensuite, Il disparut. Que tout soit pour la gloire de Dieu !