Pendant que j’étais dans mon état habituel, mon toujours aimable Jésus m’apparut tout agité. Il m’embrassa. Son souffle était de feu.
Il me dit : « Ma fille, Je voudrais calmer les flammes de mon amour en les déversant dans les âmes des créatures. Mais elles les rejettent.
Lorsque J’ai créé l’humanité, J’ai prévu que mon amour serait le fondement de la vie des créatures. Cet amour devait
- soutenir, fortifier et enrichir les créatures et
- s’harmoniser à tous leurs besoins. Mais l’humanité a rejeté cet amour.
Ainsi, depuis la création de l’homme, mon amour vagabonde partout et sans cesse. S’il est rejeté par une créature, Il va vers une autre. S’il est rejeté de nouveau, Il pleure.
Ne trouvant pas de réciprocité, Il verse des larmes d’amour.
« Mon amour pleure quand Il parcourt le monde et qu’Il trouve une créature faible et pauvre :
- faible quant à la vie de l’âme,
- pauvre en grâces.
Il dit à cette créature : “Oh ! si seulement tu ne me laissais pas errer partout ! Si seulement tu me permettais d’habiter dans ton cœur ! Tu serais forte et tu ne manquerais de rien !” En voyant une créature accablée par la culpabilité, Il pleure et dit à cette créature : “Oh ! Si seulement tu m’avais ouvert les portes de ton cœur, tu ne serais pas tombée !”
S’Il rencontre une créature dominée par ses passions et souillée par le péché, Il lui dit : “Oh ! Si tu acceptais mon Amour,
- tes passions n’auraient aucune force en toi,
- la boue du péché ne saurait t’atteindre, et
- mon Amour serait ton tout !” Ainsi,
- brûlant d’éliminer toutes les misères des hommes, petites et grandes, l’Amour se lamente et erre partout en essayant de se livrer aux hommes.
Quand tous les péchés des hommes sont apparus devant mon Humanité au Jardin de Gethsémani, chacun fut accompagné d’un gémissement d’Amour de ma part.
Si l’homme m’avait aimé, aucun tourment ne l’aurait affligé. C’est le manque d’Amour des hommes qui a apporté tous ses problèmes et toutes mes souffrances.
Quand J’ai créé l’homme, J’ai agi comme un roi qui,
- désirant inonder son royaume de bonheur, plaça à la disposition de ses sujets un trésor de plusieurs millions afin que chacun puisse y puiser.
Même si ce trésor était accessible à tous, seulement un petit nombre s’en est prévalu, et cela d’une manière minime.
Plus tard,
- soucieux de savoir si ses sujets avaient profité de ses largesses et
- désireux de mettre à leur disposition d’autres millions, le roi vint s’enquérir pour savoir si le trésor était épuisé.
La réponse fut : “Votre Majesté, seulement quelques centimes ont été pris.”
En apprenant que ses sujets n’avaient pas profité de ses dons, le roi fut très peiné.
Se promenant parmi eux, il en vit
- un couvert de guenilles,
- un autre malade,
- un autre affamé,
- un autre tremblant de froid et
- un autre sans toit.
Attristé, le roi leur dit : “Oh ! si seulement vous aviez profité de mes trésors, alors,
- pour mon plus grand déshonneur, je n’en verrais pas en haillons ; au contraire vous seriez tous bien vêtus.
- Je n’en verrais pas de malades mais, au contraire, vous seriez tous en santé.
- je n’en verrais pas d’affamés, tous vous seriez repus.
Si vous aviez profité de mes richesses, personne d’entre vous ne serait sans toit. Tous vous auriez pu vous construire une maison pour vous abriter.”
Chaque misère éprouvée dans son royaume est une source de souffrance pour le roi, qui pleure à cause de l’ingratitude de ses sujets qui rejettent ses biens. Sa bonté est si grande que, même devant cette ingratitude, il ne retire pas ses millions.
Plutôt, il continue de les garder disponibles pour tous, dans l’espoir que les générations suivantes accepteront les bénéfices
- que ses sujets actuels dédaignent. Ainsi, le roi recevra finalement la gloire
- qui lui revient pour tout le bien qu’il fait dans son royaume.
Je me conduis comme ce roi. Plutôt que de retirer l’amour que J’ai donné,
- Je continue d’errer, en pleurant,
- jusqu’à ce que Je trouve des âmes qui prennent jusqu’au dernier centime de mes trésors d’amour.
C’est alors
- que mes pleurs cesseront et
- que Je recevrai la gloire pour le don de mon amour octroyé par ma Divinité pour le bien de tous.
Sais-tu quelles seront ces heureuses âmes qui sécheront mes larmes d’Amour ?
- Ce sont les âmes qui vivront dans ma Divine Volonté.
- Celles-ci profiteront de tout l’Amour rejeté par les générations précédentes.
Avec le pouvoir de ma Volonté créatrice, elles multiplieront cet Amour
- autant qu’elles le désireront et
- pour toutes les créatures qui l’ont rejeté.
Alors mes plaintes et mes pleurs
- cesseront et seront remplacés par le bonheur et la joie, Mon Amour apaisé offrira à ces heureuses âmes tous les bénéfices dont les autres âmes n’ont pas profité. »