J’étais très inquiète. Mon inquiétude étant amplifiée par le fait que je me voyais comme très mauvaise. Seulement Jésus pouvait savoir la condition misérable de mon âme ! Mon doux Jésus, toute bonté, vint et me dit :
« Ma fille, pourquoi es-tu déprimée ? Dans ma Volonté, sais-tu à quoi ressemblent les choses propres à une créature ?
Ces choses sont
- de misérables haillons, des guenilles causant plus de déshonneur à l’âme que d’honneur, lui rappelant
- qu’elle était pauvre, qu’elle ne possédait pas même un seul bon vêtement.
Quand Je veux appeler une âme dans ma Volonté
- afin qu’Elle y fasse sa demeure, J’agis comme un seigneur, qui veut prendre dans son palais l’un de ses sujets les plus pauvres en l’invitant
- à enlever ses vêtements de pauvre et
- à revêtir des vêtements comme les siens,
- à vivre avec lui, pour qu’ensuite il puisse l’informer de toutes ses bonnes choses.
Ainsi, ce seigneur parcourt toutes les rues de la ville. Et lorsqu’il trouve l’un des plus pauvres de ses sujets, sans domicile, sans lit, vêtu seulement de guenilles sales,
- il le prend et
- il l’amène dans son palais, dans un geste triomphal de sa charité.
Il exige cependant qu’il
- enlève ses haillons,
- se nettoie et
- s’habille des plus beaux vêtements.
Pour effacer le souvenir de sa pauvreté il brûle ses guenilles parce que,
- étant extrêmement riche, il ne tolère rien de pauvre dans sa maison.
Si, cependant, le pauvre regarde en arrière avec regret
- en pensant à ses guenilles et
- en se désolant parce qu’il n’a rien qui lui appartienne, est-ce qu’il n’offenserait pas la bonté et la magnanimité de ce seigneur ?
C’est ainsi que Je suis. Alors que ce seigneur parcourt la ville, Moi Je voyage autour du monde entier et même à travers les générations.
Quand Je trouve le plus petit et le plus misérable,
- Je le prends et Je le place dans la sphère éternelle de ma Volonté et Je lui dis : « Travaille avec Moi dans ma Volonté. Ce qui est à Moi est à toi. Si tu as quelque chose qui t’appartienne, laisse-le.
Parce que, dans la Sainteté et dans les immenses Richesses de ma Volonté, ces choses ne sont rien d’autre que de misérables guenilles.
Qui veut retenir ses propres mérites veut garder ce qui appartient
- aux serviteurs et aux esclaves,
- pas aux fils.
Ce qui appartient au Père appartient à ses fils. Quels sont tous les mérites que tu pourrais acquérir en comparaison d’un seul acte dans ma Volonté ?
Tous les mérites ont leur petite valeur, leur poids et leur mesure. Mais qui pourrait évaluer un seul acte dans ma Volonté ? Personne, personne !
Écoute, ma fille, Je veux que tu laisses tout de côté. Ta mission est très grande.
Plus que des mots, J’attends des réalisations de toi.
Je désire que tout de toi soit un Acte continuel dans ma Volonté. Je veux que tes pensées suivent leurs cours dans ma Volonté
- Laquelle se balade au-dessus de toutes les intelligences humaines pour étendre son manteau sur tous les esprits créés -Je veux que, s’élevant jusqu’au trône de l’Éternel, elles puissent offrir à Dieu toutes les pensées humaines marquées de l’Honneur et de la Gloire de ma Volonté.
Étends le manteau de ma Volonté
-
sur tous les yeux humains,
-
sur toutes leurs paroles, plaçant tes propres yeux et tes propres paroles sur les leurs, les scellant dans ma Volonté pour
-
qu’ils s’élèvent devant la Majesté suprême et
-
Lui rendent hommage, comme si tous avaient utilisé leurs yeux et leurs paroles dans ma Volonté.
Ton chemin est très long : c’est toute l’éternité que tu dois traverser. Si tu savais tout ce que tu perds quand tu t’arrêtes. Tu me prives alors, non d’un honneur humain, mais d’un honneur divin !
Ce sont là les mérites que tu devrais craindre de perdre, non tes haillons et tes misères. Ainsi donc, assure-toi de courir dans ma Volonté. »