Je suivais la Passion de mon doux Jésus. En un instant, je me trouvai en dehors de mon corps.

J’ai vu mon toujours aimable Jésus traîné à travers les rues, piétiné et battu, même plus que dans la Passion elle-même. Il était traité d’une façon si barbare que c’était répugnant à voir.

J’approchai de lui afin de le tirer des mains de ses ennemis qui semblaient autant de démons incamés. Il se lança dans mes bras, comme s’Il attendait que je le défende. Je l’ai transporté dans mon lit. Après plusieurs minutes de silence, comme s’Il voulait se reposer, Il me dit :

« Ma fille, as-tu vu comment, en cette triste période,

  • le vice et les passions triomphaient,
  • ils marchaient victorieusement à travers toutes les rues et
  • ce qui est bon peut être piétiné, battu et détruit ?

Je suis le Bon. Il n’y a rien de bon que la créature puisse accomplir sans que J’y participe. Tout ce que la créature réalise de bon constitue pour son âme une parcelle de vie.

Si bien que,

  • d’une manière directement proportionnelle au nombre de bonnes actions qu’elle réalise,
  • elle croît et devient plus forte et mieux disposée à faire d’autres bonnes actions.

Toutefois,

  • pour que ses actions soient dénuées de toute substance empoisonnée,
  • elles doivent être pures, sans intention humaine, seulement pour me plaire.

Autrement, même dans les actions qui paraissent les plus belles et les plus saintes, du poison peut se trouver.

Étant le Bon dans toute sa Pureté, Je fuis ces actions contaminées et Je ne leur communique pas la vie. Ainsi, en dépit du fait que l’âme semble accomplir le bien,

  • elle est anémique et
  • elle se nourrit d’un aliment qui lui donne la mort.

Le mal

  • dépouille l’âme du vêtement de la grâce,
  • la déforme et
  • la force à avaler du poison apte à la faire mourir.

Pauvres créatures, créées pour la vie, le bonheur et la beauté !

Le péché

  • donne à leur âme des gouttes de mort, de malheur et de laideur,
  • lui enlevant ses fonctions vitales et
  • la rendant comme du bois sec, apte à brûler intensément en enfer »