Je me sentais complètement immergée dans la Divine Volonté.

Mon doux Jésus, venant vers moi, me dit :

« Fille de ma Volonté, en vivant et en agissant dans ma Volonté, tu en fais surgir des actes nouveaux, tu me donnes la possibilité

  • de nouvelles Œuvres,
  • d’un nouvel Amour et
  • d’un nouveau Pouvoir.

Comme Je suis heureux quand la créature m’accorde la liberté d’agir en elle. Au contraire, celle qui ne vit pas dans ma Volonté

  • me lie les mains et
  • rend ma Volonté sans utilité pour elle.

Par la force irrésistible de mon amour, Je suis porté au mouvement, à l’action. Seule l’âme qui vit dans ma Volonté me donne la liberté d’agir en elle J’anime alors ses actes les plus infimes.

Je ne refuse même pas aux choses les plus simples

  • l’empreinte de ma divine Vertu. J’aime tant la personne qui vit dans ma Volonté,
  • qu’avec beaucoup de dignité et de décorum, J’entoure chacun de ses actes d’une multitude de grâces.

Car Je désire pour elle l’honneur et la gloire associés à ma façon divine d’agir.

Par conséquent, fais attention et pense juste.

Car si tout ce que tu accomplis est en dehors de ma Volonté,

  • tu n’auras fait rien d’utile pour ton Jésus. Ah ! Si seulement tu savais comme l’indolence me pèse, me désole ! Tu serais plus attentive. »

Plus tard, alors que j’étais sur le point de fermer les yeux pour dormir, je me disais : « Jésus, que même mon sommeil soit dans ta Volonté, que ma respiration soit transformée en la tienne, si bien que ce que Tu faisais lorsque Tu dormais, je le fasse moi aussi. Mais, est-ce que mon Jésus dormait vraiment ?»

Jésus me revint et ajouta : « Ma fille, mon sommeil était très bref, mais Je dormais. Et Je ne dormais pas pour Moi-même, mais pour les créatures.

Étant la Tête du Corps Mystique,

  • Je représentais toute la famille humaine et
  • J’étendais mon Humanité sur tous pour leur donner le repos.

Je voyais toutes les créatures couvertes d’un manteau

  • d’inquiétudes, de conflits et d’agitations.

Je voyais

  • celles qui tombaient dans le péché et
  • celles qui étaient tristes.
  • celles qui étaient dominées par la tyrannie de leurs passions et qui en restaient bouleversées
  • celles qui voulaient faire le bien et qui luttaient pour l’accomplir.

En un mot, il n’y avait aucune paix parce que la Paix véritable est obtenue seulement lorsque la volonté de la créature retourne à sa Source : la Volonté de son Créateur.

En dehors de son Centre, de son Origine, la créature ne connaît aucune paix.

Pendant mon sommeil, mon Humanité

  • s’étendait sur tous,
  • les enveloppant comme d’un manteau,

à la manière d’une poule gardant ses poussins sous ses ailes maternelles pour les faire dormir.

Ainsi, m’étendant sur tous, Je donnais

  • à certains le pardon pour leurs péchés,
  • à d’autres la victoire sur leurs passions et
  • à d’autres la force dans les conflits. À tous, Je donnais la paix et le repos.

Afin

  • de leur prêter courage et de les libérer de la peur, Je faisais cela en dormant. Qui peut craindre une personne qui dort ?

Le monde n’a pas changé. En effet, plus que jamais il est dans un état de conflits. Voilà pourquoi Je désire qu’il se repose dans ma Volonté afin qu’il puisse bénéficier des effets du sommeil de mon Humanité. »

Ensuite, sur un ton soucieux, Il ajouta :

« Et où sont mes autres enfants ? Pourquoi ne viennent-ils pas à Moi pour recevoir le repos et la paix ? Appelle les à Moi, appelle-les tous à Moi !»

Il sembla que Jésus les appelait tous, l’un après l’autre. Mais ceux qui vinrent furent peu nombreux.