Je pensais à ce que Jésus m’avait dit quelques jours auparavant (le 19 novembre). Je me disais : « Comment est-ce possible, qu’après ma céleste Mère, je sois le deuxième appui de Jésus !»
M’attirant vers Lui à l’intérieur d’une grande Lumière, Jésus me dit : « Ma fille, pourquoi doutes-tu ?» J’ai répondu : « Ma grande misère !»
Jésus reprit : « Ne pense pas à cela. De toute façon, si Je ne t’avais pas élue, J’aurais eu à élire quelqu’un d’autre de la famille humaine.
S’étant rebellés contre ma Volonté, les êtres humains ont bousillé
- le tribut de Gloire et d’Honneur
- que la Création devait me rendre.
Quelqu’un d’autre de la famille humaine
- quelqu’un de continuellement uni à ma Volonté,
- vivant plus avec ma Volonté qu’avec la sienne et
- embrassant toute chose dans ma Volonté aurait eu à s’élever au-dessus de tout afin de déposer aux pieds de mon Trône
- la Gloire, l’Honneur et l’Amour que les autres ne m’ont pas offerts.
L’objectif de la Création était
- que tous les hommes accomplissent ma Volonté et
- non pas qu’il fasse de grandes choses.
En effet, Je regarde de telles choses comme des futilités, à moins qu’elles ne soient le fruit de ma Volonté.
Ainsi, bien des œuvres tombent en ruines au moment crucial
- parce que la Vie de ma Volonté n’est pas en elles.
Ayant coupé leur volonté de la Mienne, les hommes ont détruit ce qui était le plus beau à mes yeux :
- le dessein pour lequel Je les avais créés.
Ils se sont complètement ruinés et m’ont refusé la Gloire et l’Amour qu’ils auraient dû me donner en tant que leur Créateur.
Mais mes Œuvres portent la marque de l’Éternel. Ma Sagesse infinie et mon Amour éternel
- ne pouvaient laisser l’œuvre de la Création sans les résultats prévus pour ma Gloire.
Considère, par exemple, la Rédemption :
J’ai voulu expier les péchés des hommes à travers beaucoup de souffrances,
- en ne faisant jamais ma propre Volonté,
- mais toujours celle de mon Père, même dans les choses les plus insignifiantes,
- telles que respirer, regarder, parler, etc.
Mon Humanité ne pouvait bouger ni avoir la vie
- à moins d’être animée par la Volonté de mon Père.
J’aurais préféré mourir mille fois plutôt que de respirer une seule fois hors de sa Volonté.
De cette manière, J’ai attaché de nouveau la volonté humaine à la Volonté Divine.
Et puisque Je suis vrai homme et vrai Dieu, J’ai retourné à mon Père toute la Gloire et les Droits qui Lui étaient dus.
Cependant, ma Volonté et mon Amour ne voulaient pas rester seuls dans mes œuvres. Ils voulaient à mes côtés des images de Moi.
Mon Humanité avait rétabli la Création selon les desseins du Créateur. Mais l’objectif de la Rédemption était en péril
- à cause de l’ingratitude des hommes,
- dont un grand nombre était en perdition.
Aussi,
- pour assurer que la Rédemption m’apporte gloire complète et
- pour rétablir tous les Droits qui m’étaient dus, J’ai choisi une autre créature dans la famille humaine :
ma Mère,
- fidèle réplique de Moi-même,
- dont la volonté était complètement immergée dans la Mienne et
- en qui J’ai concentré tous les fruits de la Rédemption.
Et même
- si aucune autre créature n’avait profité de la Rédemption,
- ma Mère m’aurait, à elle seule, accordé tout ce que les créatures m’auraient refusé.
J’en viens maintenant à toi. J’étais vrai Dieu et vrai homme et ma chère Mère était Innocente et Sainte.
Notre Amour nous a poussés plus loin : nous voulions une autre créature qui,
- conçue comme toutes les autres créatures humaines,
- puisse prendre la troisième place à mes côtés.
Je n’étais pas content
- que seulement Moi-même et ma Mère soient intégrés à la Divine Volonté.
Nous voulions d’autres enfants qui,
- au nom de toutes les créatures et
- vivant en complet accord avec notre Volonté, puissent nous donner Gloire et Amour divin au nom de tous.
Ainsi, alors qu’il n’existait encore rien ici-bas, Je t’ai appelée.
De même que Je contemplais avec plaisir ma chère Mère et
- Je me réjouissait en elle,
- Je la caressait et déversait en elle par torrents tous les Dons de la Divinité,
Je t’ai contemplée avec plaisir, Je t’ai caressée et les torrents qui se déversaient sur ma Mère se sont aussi répandus sur toi, dans la mesure où tu pouvais les recevoir.
Ces torrents
- t’ont préparée,
- t’ont précédée,
- t’ont embellie et
- t’ont donné la grâce que ma Volonté-et non pas la tienne - s’intègre à la tienne de manière à animer même tes actes les plus infimes.
En chacun de tes actes coulaient
- ma Vie,
- ma Volonté et
- tout mon Amour.
Comme Je suis content ! Quelle joie cela me donne ! Voilà pourquoi Je t’appelle le deuxième appui après ma Mère. Je ne me suis pas appuyé sur toi car tu n’étais rien et Je ne le pouvais pas. Je me suis plutôt appuyé sur ma propre Volonté en toi.
Ma Volonté est Vie. Celui qui La possède a la Vie et peut porter l’auteur de la Vie.
De même que J’ai centré
- le dessein de la Création en Moi-même et
- les fruits de la Rédemption en ma Mère,
J’ai centré le dessein de ma Gloire en toi, comme si ma Volonté était intégrée à tous.
Par toi, doivent venir les escadrons de créatures vivant dans ma Volonté. Les générations ne passeront pas sans que J’aie atteint cet objectif. »
Stupéfiée, je dis : « Mon Amour, est-ce possible
- que ta Volonté soit intégrale en moi et
- que, dans toute ma vie, il n’y ait pas eu même une seule séparation entre ta Volonté et la mienne ? Il semble que Tu me taquines. »
Et, d’un ton encore plus doux, Jésus répondit : « Non, Je ne te taquine pas Il est réellement vrai qu’il n’y a pas eu cette brisure.
Au plus, tu as été blessée quelquefois. Mais mon Amour, comme un ciment très fort, a guéri ces blessures et rendu l’intégrité de ma Volonté en toi encore plus forte.
J’ai surveillé chacun de tes actes . Et J’y ai fait couler ma Volonté comme à une place d’honneur.
Je savais combien de grâces t’étaient nécessaires pour que Je puisse accomplir en toi le plus grand miracle qui existe au monde,
- celui de vivre continuellement dans ma Volonté.
L’âme doit
- assimiler tout ce qui lui provient de Dieu, de manière
- à le Lui retoumer tel qu’elle l’a assimilé, et
- ensuite à l’assimiler de nouveau.
Cela surpasse même le miracle de l’Eucharistie ! Les accidents du pain et du vin ne possèdent ni raison, ni volonté, ni désirs qui pourraient les mettre en opposition avec ma vie sacramentelle.
L’Hostie ne fait rien par elle-même. Tout est mon travail. Si Je le veux, Je le réalise.
Tandis que pour le Miracle de vivre dans ma Volonté, Je dois inciter une volonté humaine, une raison, un désir et un amour, tous complètements libres. Combien de choses sont nécessaires !
Bien des âmes vont à la communion et prennent part au miracle de l’Eucharistie.
Mais très peu d’entre elles sont disposées à ce que se réalise en elles le Miracle de ma Volonté, vu que, pour cela, elles auraient à se sacrifier davantage. »