Je disais à mon toujours aimable Jésus : Il y a longtemps que Tu m’as mise en toi.
- je m’y sentais de plus en plus en sécurité
- je participais davantage à ta Divinité, comme si je n’étais presque plus sur la terre et que le Ciel était ma résidence.
Que de pleurs j’ai versés quand ta Volonté m’a replacée à l’extérieur ! Seulement sentir l’air de la terre constituait pour moi un intolérable fardeau. Mais ta Volonté a gagné et, baissant la tête, je me suis résignée.
Maintenant, je Te sens toujours en moi. Quand j’éprouve un besoin irrésistible de Te voir, alors,
- en bougeant dans mon cœur ou
- en me laissant entrevoir ton bras, Tu me calmes et me redonnes vie. Dis-moi, quelle en est la raison ?»
Jésus : « Ma fille, il n’est que convenable qu’après t’avoir portée dans mon Cœur,
- ce soit ton tour de me porter dans ton cœur.
Si Je t’ai placée dans mon Cœur, c’est parce que je voulais
- parfumer ton âme et
- mettre en toi un nouveau Ciel afin de constituer en toi une demeure digne de Moi.
Il est vrai
- que tu t’es sentie plus en sécurité et
- que tu as été envahie par plus de joie.
Mais la terre n’est pas un endroit de délices. Les souffrances sont son héritage et la croix est le pain des forts.
De plus, pour établir en toi ma Volonté,
- il était nécessaire que Je vive en toi et
- que Je sois comme l’âme de ton corps.
Ma Volonté ne peut descendre dans une âme
- que d’une manière spéciale hors de l’ordinaire. Elle ne peut le faire
- à moins que l’âme ne reçoive des privilèges très particuliers.
Ainsi, Moi, le Verbe éternel, Je n’aurais pu descendre en ma Mère bien-aimée sans ses privilèges spéciaux, c’est-à-dire si le Souffle divin
- ne l’avait pas pénétrée comme une nouvelle création et
- ne l’avait pas rendue merveilleuse, supérieure à tous et à toutes les choses créées.
C’est ce qui est arrivé en toi : D’‘abord, mon Humanité a voulu te préparer en faisant de toi sa résidence permanente. Ensuite, comme si J’étais l’âme de ton corps, Je t’ai donné ma Volonté. Tu dois réaliser que ma Volonté doit être comme l’âme de ton corps.
De fait, cela se produit même entre nous, les trois Personnes divines. Notre Amour est grand, infini et éternel. Mais si nous n’avions pas une Volonté animant cet Amour, Celui-ci serait inerte et sans œuvres. Notre Sagesse accomplit l’incroyable. Notre Pouvoir peut tout écraser en un instant et tout refaire à l’instant suivant.
Mais si Nous n’avions pas une Volonté pour manifester notre Sagesse
- comme, par exemple, Elle a été manifestée dans la Création où nous avons
- tout ordonné et harmonisé et, avec notre pouvoir,
- empêché qu’elle se modifie le moindrement -,
Alors ni notre Sagesse ni notre Pouvoir n’auraient réalisé quoi que ce soit. Il en va ainsi pour tous nos autres attributs.
Ainsi, Je désire que ma Volonté soit l’âme de l’être humain.
Un corps sans âme est sans vie. Quoiqu’il comporte tous les sens, l ne voit pas, ne parle pas, n’entend pas et n’agit pas.
C’est une chose inutile, voire insupportable.
Mais s’il est animé, que ne peut-il pas accomplir ? Ils sont nombreux ceux qui se rendent inutiles et insupportables parce qu’ils ne sont pas animés par ma Volonté ! Ils sont comme
- des usines électriques ne donnant pas de lumière, ou
- des autos sans moteur, rongées par la rouille et la poussière, incapables de bouger. Ah ! Comme ils sont pitoyables !
Si une créature n’est pas animée par ma Volonté,
- une vie de sainteté manque.
Je veux être en toi comme l’âme de ton corps. Ma Volonté y apportera de nouvelles créations surprenantes. J’y donnerai
- une vie nouvelle à mon Amour,
- un nouveau chef-d’œuvre à ma Sagesse,
- un nouveau mouvement à mon Pouvoir.
Dès lors, sois attentive et laisse-Moi tout
- afin que mon grand projet soit réalisé en toi, c’est-à-dire que tu sois vraiment animée par ma Volonté. »