J’étais dans mon état habituel quand mon toujours aimable Jésus m’apparut, tout près, le Cœur enflammé. Chaque battement de son Cœur émettait de la Lumière

  • m’entourant complètement et s’étendant sur toute la Création.

J’étais surprise. Jésus me dit :

Ma fille, Je suis la Lumière éternelle. Tout ce qui sort de Moi est Lumière, si bien que ce ne sont

  • pas seulement les battements de mon Cœur qui émettent de la lumière,
  • mais mes Pensées, ma Respiration, mes Paroles, mes Pas, chaque goutte de mon Sang.

Tous reçoivent la Lumière venant de Moi. Se répandant parmi les créatures, cette Lumière est Vie pour chacune. Elle veut se fondre avec les petits foyers de lumière des créatures émis

  • à partir de ma propre Lumière. Le péché, pour sa part, convertit en noirceur les actions des créatures.

Ma fille, J’aime tellement la créature que Je

  • la conçois de mon Souffle et
  • lui donne naissance sur mes Genoux afin de la faire reposer sur ma Poitrine et de la garder en sécurité. Mais la créature peut s’échapper de Moi.

Lorsque Je ne la sens plus dans mon souffle, ni ne la trouve sur mes genoux,

  • mon Souffle l’appelle continuellement et
  • mes Genoux se fatiguent de l’attendre. Je la cherche partout pour l’inviter à revenir vers Moi. Ah ! Dans quel gouffre de douleurs d’amour me plongent les créatures !»

Plus tard, j’ai entendu des propos sur l’humilité et je me voyais convaincue

  • que cette vertu n’était pas en moi et
  • que, d’ailleurs, je n’y pensais jamais. Quand mon doux Jésus revint, je lui mentionnai ma souffrance.

Il me dit :

« Ma fille, ne crains pas, Je t’ai élevée dans la mer. Quiconque vit dans la mer ne connaît pas la terre. Si Je demandais à des poissons à quoi la terre ressemble, à quoi ressemblent ses fruits, ses plantes, ses fleurs, ils répondraient :

« Nous sommes nés dans la mer et nous vivons dans la mer. L’eau nous alimente. Bien que d’autres s’y noieraient, nous y fonçons dans toutes les directions et cela nous donne vie. Quoique le sang d’autres créatures se gèlerait dans notre condition,- pour nous, il se réchauffe.

La mer est tout pour nous : elle nous sert de chambre à coucher et nous y nageons. Nous sommes des veinards parce que nous n’avons pas à nous fatiguer pour nous trouver de la nourriture. Les choses que nous voulons sont toujours à notre disposition. À elle seule, l’eau nous foumait tout. »

Si, maintenant, nous interrogions les oiseaux, ils nous répondraient : « Nous connaissons bien les plantes, les grands arbres, les fleurs et les fruits. Mais il nous faut déployer beaucoup d’efforts pour trouver

  • des graines pour nous nourrir ou
  • une cachette pour échapper au froid et à la pluie. »

L’image

  • des poissons dans la mer correspond à l’âme qui vit dans ma Volonté.
  • des oiseaux sur la terre à l’âme qui suit la voie des vertus.

Comme tu vis dans la Mer de ma Volonté, il n’est pas surprenant que ma Volonté seule te suffise pour tout.

Si l’eau foumait différents avantages aux poissons tels que les aliments, la chaleur, un lit, une chambre et tout le reste, alors, dans une plus large mesure et d’une façon plus admirable, ma Volonté fait de même pour toi.

En effet, dans ma Volonté, les vertus peuvent être plus héroïques et divines. L’âme reste immergée dans ma Volonté. Elle s’en alimente et marche en elle, ne connaissant qu’elle. Ma Volonté seule lui suffit pour tout.

On peut dire que, parmi toutes les créatures, l’âme qui vit dans ma Volonté est la seule à avoir cette chance

  • de ne pas avoir à mendier son pain.

L’eau de ma Volonté l’envahit d’en haut, d’en bas, de la gauche et de la droite. Si l’âme veut des aliments, elle mange. Si elle a besoin de force, elle la trouve, Si elle veut dormir, elle trouve le lit le plus douillet pour se reposer : Tout est mis à sa disposition. »