Me trouvant dans mon état habituel, mon toujours aimable Jésus vint vers moi et Il me dit :

« Ma fille, dans quel état lamentable les créatures m’ont mis ! Je suis comme un père très riche qui aime profondément ses enfants.

Alors qu’il veut que ses enfants s’habillent, ceux-ci, extrêmement ingrats, refusent tout habillement et veulent rester nus.

Le père leur donne à manger, mais ils veulent continuer de jeûner. S’ils mangent, ils ne mangent que des aliments impropres et vils.

Le père leur offre des richesses et veut les garder près de lui,

  • leur donnant sa propre maison, mais ses enfants ne veulent rien accepter. Ils se contentent d’errer, sans domicile et dépourvus de tout.

Pauvre père, combien de peine et de larmes il verse ! Il serait plus heureux s’il n’avait rien à donner,

  • plutôt que de disposer de tant de richesses et
  • de ne pas savoir quoi en faire pendant qu’il voit ses enfants périr. C’est pour lui une peine plus grande que toute autre.

« Je suis comme ce père : Je veux donner, mais il n’y a personne pour recevoir. »

Ainsi, les créatures me font verser des larmes amères et me causent une peine continuelle.

Sais-tu qui sèche mes larmes et change ma peine en joie ?

C’est celui

  • qui veut toujours rester avec Moi,
  • qui reçoit mes richesses avec amour et confiance filiale,
  • qui mange à ma table et
  • s’habille de mes propres vêtements. À celui-là Je donne sans mesure.

Il est mon confident et Je le laisse reposer sur ma poitrine.

Ma fille, s’il ne se forme pas de partis, de véritables révolutions ne peuvent survenir, spécialement contre l’Église.

Mais plusieurs membres de ce parti, qui se dit catholique, sont de véritables loups déguisés en agneaux. Ils vont causer de grands torts à mon Église.

Plusieurs croient que la religion sera défendue par ce parti. Ce sera plutôt complètement l’opposé. Les ennemis en profiteront pour invectiver davantage la religion. »

Plus tard, alors que je me replongeais dans la méditation, j’en étais à l’heure où mon bien-aimé Jésus était sorti de prison et amené de nouveau devant Caïphe.

J’essayais de l’accompagner dans ce mystère. Jésus me dit :

« Ma fille, quand j’ai été présenté à Caïphe, c’était le plein jour. Mon amour pour les créatures était si grand que, durant ce dernier jour de ma vie, J’ai paru devant le grand prêtre

  • complètement défiguré et blessé pour y recevoir la condamnation à mort. Quelle peine cette condamnation m’a causée !

J’ai converti ces souffrances en un plein jour éternel dont J’ai inondé chaque créature afin qu’elle puisse y trouver la lumière nécessaire à son salut.

J’ai mis à la disposition de chacune ma condamnation à mort afin qu’elle puisse y trouver la Vie.

Ainsi, toutes mes peines et tout le bien que J’ai fait se sont transformés en pleine lumière du jour pour le salut de mes créatures.

Et J’ajoute

  • qu’il n’y a pas seulement le bien que J’ai fait Moi-même qui fait naître le jour,
  • mais aussi celui qu’accomplissent les créatures.

Tout cela pour contrer le mal, qui est noirceur.

Lorsqu’une personne tient une lampe et que dix ou vingt personnes sont à proximité, même si la lampe n’appartient qu’à une seule personne, toutes les autres en sont éclairées. Elles peuvent lire et travailler à l’aide de la lumière dégagée par la lampe.

Ce faisant, elles ne nuisent aucunement à la personne qui possède la lampe.

C’est ainsi que le Bien opère : Il est non seulement jour pour une personne,

  • mais pour beaucoup d’autres- qui peut dire combien !

Le Bien est toujours communicatif. Les créatures me manifestent leur amour en produisant, à travers leurs bonnes œuvres, de nombreux foyers de lumière pour leurs frères. »