Étant dans mon état habituel, je me suis trouvée soudainement en dehors de mon corps, au milieu d’une vaste mer.
J’y ai vu une machine : son moteur fonctionnait et l’eau en jaillissait dans toutes les directions. Ses jets d’eau, se rendant jusqu’au Ciel,
- aspergeaient tous les saints et tous les anges. Ils se rendaient même au trône de l’Éternel, ils coulaient abondamment à ses pieds et redescendaient vers la mer. J’étais étonnée de tout cela et je me disais :
« Qu’est-ce que cette machine ?»
Alors, une Lumière venant de la mer me dit :
« La mer est ma Volonté. La machine est l’âme qui y vit. Le moteur est la volonté humaine œuvrant dans la Mienne. Quand l’âme agit dans ma Volonté, le moteur fait démarrer la machine.
Ma Volonté, qui est la Vie des bienheureux,
- est aussi celle de l’âme qui vit dans ma Volonté.
Il n’est donc pas surprenant
- que l’eau de ma Volonté, propulsée par la machine, atteigne le Ciel, et
- que rayonnant de gloire et de lumière, Il arrose tout sur son passage jusqu’au Trône, pour revenir vers la mer, pour le Bien de tous.
Ma Volonté est partout. Les actes accomplis dans ma Volonté ruissellent partout :
- sur la terre et dans le Ciel. Ils ruissellent
- vers le passé parce que ma Volonté a toujours existé,
- vers le présent parce que ma Volonté est encore active,
- vers le futur parce que ma Volonté existera à jamais. Comme ils sont beaux les actes réalisés dans ma Volonté !
Puisque ma Volonté comporte toujours de nouvelles Joies, ces Actes sont de nouvelles Joies pour les bienheureux. Ils complètent les actes des saints
- qui n’ont pas pu être accomplis dans ma Volonté. Ils sont de nouvelles grâces pour toutes les créatures. »
Par la suite, je me sentis anxieuse parce que, durant cet enseignement, je n’avais pas vu mon doux Jésus. Avançant en moi, Jésus me serra dans ses bras en me disant :
« Ma fille, pourquoi es-tu si tourmentée ? Ne suis-Je pas la mer ?»