Je ne me sens pas la force d’écrire ce qu’on me demande. Je ne dirai que quelques mots de ce que je n’avais même pas pensé de mettre sur papier et que mon doux Jésus m’a remémoré.

Un soir, j’adorais mon Jésus crucifié en lui disant :

« Mon Amour, dans ta Volonté et au nom de toute la famille humaine, je T’adore, je Te serre dans mes bras et je répare.

Je donne tes Plaies et ton Sang à tous afin que tous soient sauvés. Et comme les âmes perdues ne peuvent plus profiter de ton Sang très précieux et T’aimer, je le fais à leur place. Je veux qu’en aucune manière ton Amour soit fraudé par les créatures. Je veux T’aimer et compenser au nom de tous,

  • du premier homme jusqu’au dernier. »

Pendant que je disais cela et bien d’autres choses, mon doux Jésus étendit ses bras autour de mon cou et me serra sur Lui en me disant :

« Ma fille, écho de ma Vie, pendant que tu priais, ma Miséricorde se raviva et ma Justice perdit sa sévérité.

Et cela, pas seulement pour le temps présent, mais aussi pour les temps à venir : tes prières dans ma Volonté resteront agissantes.

J’ai senti ton amour au nom des âmes perdues. En conséquence, mon Coeur a ressenti une tendresse spéciale envers toi. Trouvant en toi l’amour que ces âmes Me doivent, Je t’ai versé les grâces que J’avais prévues pour elles. »

Une autre fois, Il me dit : « Ma fille, J’aime tant l’homme qu’en le créant, Je l’ai gratifié de la liberté, contrairement à ce que J’ai fait pour les cieux, les étoiles, le soleil et toute la nature.

Les cieux ne peuvent ni s’ajouter ni s’enlever d’étoiles, Le soleil ne peut ni s’ajouter ni s’enlever de lumière.

Plus encore, J’ai voulu que l’homme soit à mes côtés pour qu’en faisant le bien et en s’exerçant aux vertus, il crée ses propres étoiles et ses propres soleils pour l’ornementation du ciel de son âme.

Plus il fera de bien, plus d’étoiles il formera. Plus son amour et ses sacrifices seront grands, plus il ajoutera de splendeur et de lumière à ses soleils.

Présent dans le ciel de son âme, Je lui dis : “Mon fils, plus tu deviens beau, plus tu Me fais plaisir. J’aime tant ta beauté que Je te presse de te mettre à la tâche.

Aussitôt que tu t’y mettras, J’accourrai et Je renouvellerai ta capacité créatrice, te donnant le pouvoir de faire tout le bien que tu voudras. Je t’aime tant que Je n’ai pas fait de toi un esclave, mais un homme libre.”

Hélas ! que d’abus concernant ce pouvoir que J’ai donné à l’homme ! Et il a l’audace de s’en servir pour sa ruine et pour offenser son Créateur !»