Je pensais à mon pauvre état. La souffrance de la privation de Jésus me paralysait. Mais je restais calme et tout abandonnée à mon doux Jésus. Le Ciel semblait fermé pour moi.

Quant à la terre, ça faisait très longtemps que j’avais perdu le contact avec elle. Et puisqu’elle était inexistante pour moi,

  • comment aurais-je pu en espérer de l’aide ? Ainsi, je n’avais même pas l’espérance
  • d’avoir de l’aide des gens de ce pauvre monde.

Si je n’avais pas eu la douce espérance en mon Jésus,

  • ma vie, mon tout, mon unique soutien, je ne sais pas ce que j’aurais fait.

Voyant que je ne pouvais plus en prendre, mon toujours aimable Jésus vint Plaçant sa sainte main sur mon front afin de me donner de la force, Il me dit :

« Pauvre fille, fille de mon Coeur et de mes souffrances, courage, ne perds pas coeur ! Rien n’est terminé pour toi.

Au contraire, quand tout semble terminé, c’est alors que tout commence. De tout ce que tu penses, rien n’est vrai.

Ton état présent n’est rien d’autre qu’un aspect de l’état de victime que vivait mon Humanité. Oh ! que de fois s’est-elle trouvée dans cet état si douloureux !

Ma Divinité,

  • qui avait tous les pouvoirs et
  • qui voulait que J’expie pour toute la famille humaine, Me fit ressentir le rejet, l’oubli et toutes les corrections que la nature humaine s’était mérité.

C’était pour Moi des souffrances très grandes.

Comme J’étais uni à la Divinité,

  • mon Humanité et ma Divinité ne faisant qu’Un, la séparation d’avec Elle M’était un véritable martyre.

Être aimé et en même temps Me sentir oublié, être honoré et en même temps Me sentir trahi, être saint et en même temps Me voir couvert de tous les péchés,

  • quels effrayants contrastes,
  • quelles souffrances extrêmes !

Un miracle de ma Toute-Puissance M’était nécessaire pour que Je puisse porter toutes ces souffrances.

Présentement, ma Justice veut que ces souffrances soient renouvelées. Et qui peut se prêter à ce renouvellement, sinon celle

  • qui s’est identifiée à Moi,
  • qui a eu l’honneur d’être choisie pour vivre dans les hauteurs de ma Volonté, d’où, comme de son Centre, elle
  • Me fait réparation et
  • M’aime au nom de toutes les créatures ?

C’est ainsi qu’elle ressent

  • l’oubli, le rejet et la séparation d’avec Celui qui est toute sa vie ! Ce sont là des souffrances que seulement ton Jésus peut évaluer.

Aussi, calme-toi. Cet état va finir pour que tu passes à d’autres étapes de mon Humanité.

Quand tu te sens incapable d’en prendre plus,

  • abandonne-toi encore plus à Moi et
  • tu sentiras ton Jésus prier, souffrir et réparer Alors que toi, tu L’observeras : Je serai l’acteur et toi la spectatrice.

Quand tu seras restaurée,

  • tu reprendras le rôle d’actrice et Je serai le spectateur. Il y aura ainsi alternance entre nous deux. »