Je me disais : « Où sont les souffrances que mon doux Jésus m’avait promises, alors que je ne souffre presque pas ?»

Mon toujours aimable Jésus me dit : « Ma fille, comment se fait-il que tu décides toi-même ? Tu calcules les souffrances corporelles et Moi Je calcule les souffrances corporelles et les souffrances morales.

Chaque fois que tu es privée de Moi, c’est une mort que tu ressens. Et tu répares ainsi les morts que les âmes Me donnent par leurs péchés.

Quand tu souffres du froid, c’est une autre petite mort que tu ressens Et tu répares pour la froideur des créatures en regard de mon Amour. Il en va de même pour toutes tes autres souffrances : par tes petites morts, tu participes à mes morts.

Ne sais-tu pas que lorsque ma Justice est contrainte de verser de nouveaux fléaux à cause des péchés des hommes, Je suspens tes souffrances ? Le mal sera si grand qu’il suscitera l’horreur.

Je sais que cela est une souffrance pour toi. Mais Moi aussi J’ai connu cette souffrance. J’aurais aimé libérer les créatures de toute souffrance, autant dans le temps que dans l’éternité, mais cela ne me fut pas accordé par la Sagesse du Père.

Ah ! ma fille, il n’y a

  • pas de sainteté sans la croix,
  • pas de vertu sans union avec la souffrance !

Sache, cependant, que Je te rétribuerai abondamment

  • pour toutes les privations de ma Présence dont tu souffres, de même que
  • pour les souffrances que tu aimerais avoir, mais que tu n’as pas. »