Je me sentais très opprimée et affligée par la privation de mon doux Jésus. Et je lui disais de tout mon coeur : « Viens, ma Vie ! Sans Toi je me sens mourir, pas seulement une fois, mais continuellement. Viens ! je n’en peux plus, je n’en peux plus !» Mon doux Jésus bougea en moi. Et Il me fit percevoir qu’Il baisait ardemment mon coeur.
Se laissant voir, Il me dit :
« Ma fille, Je sens un besoin irrésistible de donner libre cours à mon Amour pour toi. »
Je répliquai immédiatement : « Jésus, comme Tu me fais souffrir ! La privation de Toi me tue ! Toutes mes autres souffrances ne sont que des sourires et des baisers de Toi, mais la privation de Toi est une mort impitoyable. Ah ! Jésus, Jésus ! comme Tu as changé !»
M’interrompant, Jésus me dit : « Fille de mon Amour, ne peux-tu pas te convaincre que Je regarde le monde à travers toi ?
Et comme J’habite en toi, tu es contrainte de ressentir ce que le monde M’envoie :
- dureté,
- obscurité,
- péché,
- fureur de ma Justice, etc.
Par conséquent, plutôt que de fixer ton attention sur la privation de Moi, pense
- à Me protéger des maux que les créatures M’envoient et
- à amoindrir la fureur de ma Justice.
Je vais rester à l’abri en toi et les créatures seront moins châtiées. »