Me trouvant dans mon état habituel, j’étais très affligée. Mon toujours aimable Jésus vint, m’embrassa.

Et, entourant mon cou de ses bras, Il me dit :

« Ma fille, qu’est- ce qui ne va pas ? Ton affliction pèse sur mon Coeur plus que mon propre chagrin. Pauvre fille, tant de fois tu M’as consolé et tu as pris sur toi mes Souffrances. Maintenant, Je veux te consoler et prendre sur Moi tes souffrances. »

Me serrant sur son Coeur et me faisant quitter mon corps, Il ajouta : « Courage, ma fille. Viens dans ma Divinité pour mieux voir et comprendre ce qu’a fait mon Humanité pour les créatures. »

Je ne sais pas très bien comment expliquer ce que j’ai compris. Il me manque les mots. Je vais dire seulement ce que mon doux Jésus m’a dit :

« Ma fille, mon Humanité fut l’instrument

  • qui rétablit l’harmonie entre le Créateur et les créatures. J’ai fait au nom de chaque créature
  • tout ce qu’elle avait à faire envers son Créateur, sans exclure les âmes perdues, parce que,
  • pour chaque chose créée, Je devais donner au Père la Gloire, l’Amour et la Satisfaction complète.

Certaines âmes en viennent à satisfaire elles-mêmes à leur dette envers le Créateur

  • quoique, cependant, aucune en vient à la satisfaction complète. Ces âmes unissent leur gloire à la Mienne. Et tout ce qu’elles font se greffe à ma Gloire.

Les âmes perdues, quant à elles, restent comme des membres desséchés qui, privées du fluide vital, ne sont pas aptes à accueillir la greffe

  • que J’ai voulue pour elles.

Elles ne sont bonnes qu’à brûler dans le feu éternel. C’est ainsi que mon Humanité

  • restitua l’harmonie entre le Créateur et les créatures, la scellant de son Sang à travers des souffrances inouïes. »