Je me trouvais dans mon état habituel. Mon toujours aimable Jésus m’attira dans l’immensité de sa très sainte Volonté. Là Il se fit voir dans le sein de sa céleste Maman à l’instant de sa Conception. Ô Dieu, quel abîme d’Amour !
Il me dit : « Fille de ma Volonté, viens prendre part
- aux premières souffrances et
- aux premières morts que ma petite Humanité reçut de la part de ma Divinité dès l’instant de ma Conception.
À cet instant, J’ai conçu
- toutes les âmes passées, présentes et futures ainsi que
- les souffrances et les morts que J’allais avoir à endurer pour elles.
J’avais à tout incorporer en Moi-même :
- les âmes,
- les souffrances et
- la mort que chacune aurait à souffrir.
Je voulais pouvoir dire à mon Père :
“Père, ne regarde pas aux créatures, ne regarde que Moi. En Moi, Tu les trouveras toutes. Je satisferai pour chacune. Je te donnerai autant de souffrances que Tu voudras.
Si Tu veux que je subisse une mort pour chacune, Je le ferai. J’accepte tout, pourvu que Tu donnes la vie à toutes.”
Et comme ma Volonté contient toutes les âmes et toutes les choses
- pas uniquement d’une manière abstraite ou intentionnelle, mais en réalité, chacune était présente en Moi et identifiée à Moi.
Je suis mort pour chacune. Et J’ai souffert les souffrances de chacune. Une Puissance et une Volonté divines M’étaient nécessaires pour que Je puisse vivre autant de souffrances et de morts.
Donc, au moment même où Elle fut conçue, ma petite Humanité commença à souffrir des douleurs et des morts.
Toutes les âmes nageaient en Moi comme dans un vaste océan, formant
- les membres de mes membres,
- le sang de mon Sang,
- le coeur de mon Coeur.
Que de fois ma Mère ne ressentit-elle pas
- mes souffrances et
- mes morts et ne mourut-elle pas avec Moi, elle qui avait la première place dans mon Humanité !
Qu’il M’était doux de trouver dans l’Amour de ma Mère l’Echo du Mien !
Ce sont là des mystères profonds où, incapable de les comprendre, l’intelligence humaine se perd.
Viens donc dans ma Volonté prendre part
- aux souffrances et
- aux morts que J’ai endurées dès l’instant de ma Conception. Ainsi, tu pourras mieux comprendre ce que Je te dis. »
Je ne puis expliquer comment. Mais je me suis trouvée dans le sein de notre Reine Mère. Là j’ai pu voir le bébé Jésus si petit et, néanmoins, contenant tout.
Un dard de lumière se détacha de son Coeur et se dirigea vers moi.
- Quand ce dard me pénétrait, je sentais qu’il me donnait la mort et,
- quand il se retirait, la vie me reve¬nait.
Chaque touche de ce dard produisait en moi une douleur très aiguë au point que je me sentais
- annihilée
- réellement mourir. Puis, par la même touche, je me sentais revivre.
Je n’ai vraiment pas les mots appropriés pour expliquer ces choses. Par conséquent, je m’arrête ici.