Me trouvant dans mon état habituel, je me plaignais à propos de la privation de mon doux Jésus.

JeLlui disait : « Quelle séparation amère ! Tout est fini pour moi ! Je suis devenue la créature la plus malheureuse qui soit !»

M’interrompant, Il me dit : « Ma fille,de quelle séparation parles-tu ?

L’âme est séparée de Moi seulement quand elle permet à quelque chose qui ne M’appartient pas d’entrer en elle.

Quand J’entre dans une âme et que Je trouve sa volonté, ses désirs, ses affections, ses pensées, son coeur, etc. entièrement à Moi, Je l’absorbe en Moi par le feu de mon Amour .

Je maintiens sa volonté fondue avec la Mienne de telle manière que nous ne fassions quun.

Je fonds ses affections, ses pensées et ses désirs dans les Miens. Quand J’en ai formé un seul liquide, Je le verse sur mon Humanité comme une rosée céleste.

Elle se transforme en autant de gouttelettes de rosée que Je reçois d’offenses.

Ces gouttelettes Me baisent, M’aiment, Me font réparation et parfument mes Plaies rouvertes. Et comme Je suis toujours à faire du bien à toutes les créatures, cette rosée descend pour le bien de tous.

Mais si Je trouve dans l’âme quelque chose qui ne M’appartient pas, Je suis incapable de fondre ses choses avec les Miennes.

Seulement les choses similaires peuvent se fondre et avoir la même valeur. Si, dans l’âme, il y a du fer, des épines et des pierres, comment peuvent-elles se fondre ensemble ? Il y a alors séparation, insatisfaction.

Si rien de cela n’existe dans ton coeur, comment puis-Je Me séparer de toi ?»