Je me fusionnais dans la Divine Volonté et l’idée m’est venue de recommander à Jésus béni certaines personnes en particulier. Il me dit :

« Ma fille, la spécificité va de soi.Même si, théoriquement,

  • tu ne devrais pas spécifier des intentions particulières.

Dans l’ordre de la grâce, il en va comme dans l’ordre naturel : le soleil donne sa lumière à tous,

  • bien que les gens n’en profitent pas tous au même degré, et cela,
  • pas à cause du soleil,
  • mais à cause des gens.

Certains utilisent la lumière du soleil

  • pour travailler, pour apprendre, pour apprécier les choses. D’autres s’en servent pour s’enrichir et organiser leur vie
  • de sorte qu’ils n’aient pas à quêter pour leur pain.

D’autres se montrent paresseux et ne veulent se mêler de rien : Bien que la lumière du soleil les inonde de partout, ils n’en tirent aucun profit.

D’autres sont pauvres et malades parce que la paresse engendre beaucoup de maux physiques et moraux. Ils doivent quêter pour leur pain.

Cela dit, est-ce que c’est le soleil qui est responsable

  • des difficultés de ceux qui n’en profitent pas ? Ou donnerait-il plus à certains qu’à d’autres ? Certainement pas.

La différence est que certains l’utilisent, et d’autres pas.

La même chose se produit dans l’ordre de la Grâce

  • qui, plus que la lumière du soleil, inonde les âmes.

Tantôt la Grâce se fait Voix pour l’âme

  • en l’interpellant,
  • en l’instruisant et
  • en la corrigeant ;

Tantôt elle se fait feu pour

  • y brûler ce qui n’est pas bon et
  • y faire disparaître le goût des mondanités et des plaisirs, et aussi pour
  • y former des souffrances et des croix afin de lui conférer la forme de sainteté prévue pour elle.

Tantôt la grâce se fait eau pour

  • purifier l’âme,
  • l’embellir et
  • l’imprégner de grâces.

Mais qui prête attention à ces flots de Grâces ?

Ah ! trop peu ! Et on ose dire que Je donne des grâces de sainteté à certains,

  • et pas à d’autres. Alors qu’on se contente de mener sa vie paresseusement
  • comme si la lumière de la grâce n’était pas pour soi. »

Il ajouta :

« Ma fille, J’aime tant les créatures que Je me fais sentinelle en chacune

  • pour les surveiller, les défendre et,
  • pour, travailler à leur sanctification de mes propres mains.

Cependant, combien d’amertume elles Me donnent ?

  • Quelques-unes Me rejettent,
  • d ‘autres M’ignorent et Me méprisent,
  • d’autres se plaignent de Ma surveillance,
  • d’autres enfin Me claquent la porte en rendant mon travail inutile.

Non seulement Je me fais sentinelle pour les âmes, Mais Je choisis celles qui vivent dans ma Volonté

  • pour M’accompagner dans cette tâche.

Puisque ces âmes sont complètement en Moi,

  • Je les choisis comme secondes sentinelles.

Ces secondes sentinelles

  • Me consolent,
  • Me remercient au nom de leurs protégés,
  • Me tiennent compagnie dans la solitude où plusieurs Me tiennent, et
  • Me forcent à ne pas délaisser les âmes.

Je ne peux donner de plus grandes grâces aux créatures

  • que ces âmes qui vivent dans ma Volonté. Elles sont les Prodiges des prodiges.