Je me sentais opprimée et je me disais : « Tout est terminé : l’état de victime, la souffrance, Jésus, tout !»

Et comme mon confesseur n’était pas bien, il me paraissait assez probable que j’allais être privée de la communion. Je sentais tout le poids de la suspension de mon état de victime.

Et, de la part de mon guide spirituel, je n’avais aucune indication à ce sujet-ni en positif, ni en négatif.

De surcroît, je m’étais rappelé qu’en mars dernier, alors que mon confesseur n’était pas bien et que je me trouvais dans la même situation, Jésus m’avait dit que si moi ou celui qui me guide me maintenaient dans l’état de victime, Il épargnerait Corato..

D’où la peur additionnelle

  • que je puisse être la cause de graves difficultés pour Corato. Qui pourrait dire toutes mes appréhensions et mon amertume ? J’étais pétrifiée.

Ayant pitié de moi, mon Jésus béni se montra en mon intérieur. Il paraissait tout affligé et Il avait une main sur le front. Je n’eus pas le courage de L’appeler et, presque en murmurant, j’ai simplement dit : « Jésus, Jésus !»

Il me regarda, mais, oh ! Comme son Regard était triste !

Il me dit : « Ma fille, comme Je souffre ! Si tu connaissais la douleur de celui qui t’aime,

  • tu ne ferais rien d’autre que de pleurer.

Je souffre à cause de toi aussi. Parce que, comme Je ne viens pas très souvent,

  • mon Amour est contrarié et Je ne peux Le déverser. De plus, en te voyant souffrir parce que, toi aussi,
  • tu ne peux déverser ton Amour, vu que tu ne Me vois pas Je souffre encore plus.

Oh ! Ma fille, un amour contraint est la plus grande torture pour le cœur.

Si tu restes calme quand tu souffres, Je ne souffre pas autant. Mais si tu t’affliges et t’inquiètes, Je M’agite et tombe dans le délire. Et Je suis forcé de venir Me déverser et de te laisser te déverser, puisque ma Souffrance et la tienne sont sœurs.

Cela dit, ton état de victime n’est pas terminé. Mes Œuvres sont éternelles. Et Je ne les suspends pas sans juste raison, suspension qui, de toute façon, n’est que temporaire.

Sache que Je vieille aux choses de ma Volonté. Tu demeures comme tu étais, parce que ta volonté n’a pas changé. Et si tu n’as pas de souffrances,

  • ce n’est pas toi qui en subis les dommages. Ce sont plutôt les créatures
  • qui ne reçoivent pas les effets de tes souffrances. C’est-à-dire, ils ne sont pas épargnées en ce qui concerne les châtiments.

Il arrive comme à une personne qui occupe une fonction publique pour un temps donné. Même si elle se retire, elle reçoit un salaire à vie.

Est-ce que Je devrais me laisser dépasser par les créatures ? Ah ! Non ! Si une pension à vie est donnée aux créatures, Moi, Je donne une pension pour l’éternité. Par conséquent, tu ne dois pas t’inquiéter des pauses que Je fais.

Pourquoi donc as-tu peur ? As-tu oublié à quel point Je t’ai manifesté mon Amour ? Celui qui te guide sera prudent, sachant comment sont les choses. Et J’aurai un regard pour Corato. En ce qui te concerne, quoiqu’il arrive, Je te tiens fermement dans mes Bras. »