Me trouvant dans mon état habituel, je me sentais très mal. Ému de compassion, mon toujours aimable Jésus vint brièvement Et, m’embrassant, Il me dit :
« Pauvre fille, n’aie pas peur, Je ne te laisse pas, Je ne peux pas te laisser. En fait, l’âme qui vit dans ma Volonté est un aimant puissant qui M’attire avec une telle violence que Je ne peux résister.
Il Me serait trop difficile de Me départir de cette âme. Je devrais Me départir de Moi-même, ce qui est impossible. »
Il ajouta :
« Fille, l’âme qui vit vraiment dans ma Volonté
- est dans la même condition que mon Humanité. J’étais Homme et Dieu.
En tant que Dieu, Je possédais la Totalité
- du Bonheur,
- des Béatitudes,
- de la Beauté et
- de tous les Biens divins.
Pour ce qui est de mon Humanité, d’une part, Je participais à la Divinité
Et, par conséquent, Je vivais
- le parfait Bonheur et
- la Vision béatifique ne Me quittait jamais.
D’autre part, ayant pris sur mon Humanité tous les péchés des créatures dans le but de satisfaire pour elles devant la Justice divine, mon Humanité était tourmentée par la vision claire de tous les péchés, Je sentais l’horreur de chaque péché avec son tourment particulier.
Donc, Je sentais la Joie et la douleur en même temps :
- l’Amour du côté de ma Divinité et le froid de la part des créatures,
- la Sainteté d’un côté, le péché de l’autre. Rien de ce que font les créatures ne M’échappait.
Cela dit, étant donné que mon Humanité ne peut plus souffrir,
- ce sont les âmes qui vivent dans ma Volonté qui Me servent d’Humanité.
D’un côté, elles ressentent
- l’Amour,
- la Paix,
- la Fermeté,
- la Force, etc., et, de l’autre,
- la froideur,
- les soucis,
- la fatigue, etc.
Si elles restent complètement dans ma Volonté et qu’elles acceptent ces choses,
- non pas comme leurs propres choses,
- mais comme celles qui Me font souffrir, elles ne perdent pas cœur et elles compatissent avec Moi.
Ces âmes ont l’honneur de partager mes Souffrances,
- puisqu’elles ne sont rien d’autre qu’un voile qui Me recouvre. Elles ressentent l’agacement des piqûres et du froid,
- mais c’est vers Moi, vers mon Cœur qu’elles se dirigent. »