Poursuivant dans mon pauvre état, je sens succomber ma pauvre nature. Je suis dans un état de violence continuelle. Je veux faire violence à mon aimable Jésus, mais Il se cache pour que je ne le violente pas. Ensuite, quand Il voit que je ne Le violente pas, Il se montre soudainement et Il commence à pleurer
- à cause de tout ce que cette misérable humanité souffre et souffrira.
D’autres fois, sur un ton touchant et presque implorant, Il me dit :
« Fille, ne me fait pas violence. Je suis déjà en état de violence à cause des grands maux
- dont souffrent les créatures et
- dont elles souffriront. Mais Je dois accorder ses droits à la Justice. »
Pendant qu’Il dit cela, Il pleure et je pleure avec Lui.
Souvent, se transformant complètement en moi, Il pleure à travers mes yeux. Et toutes les tragédies qu’Il m’a montrées par le passé
- corps mutilés,
- flots de sang versé,
- villes détruites,
- églises profanées défilent dans mon esprit.
Mon pauvre cœur se tord de douleur. En écrivant cela, je ressens mon cœur
- tordu par la douleur ou bien froid comme de la glace.
Pendant que je souffre ainsi, j’entends la Voix de Jésus me dire :
« Comme J’ai de la peine, comme J’ai de la peine !» Et Il éclate en sanglots. Mais qui peut tout dire ?
Alors que je me trouvais dans un tel état, mon doux Jésus, pour calmer un peu mes frayeurs, me dit :
« Ma fille, courage ! C’est vrai que la tragédie sera grande.
Mais sache que J’aurai égard
- aux âmes qui vivent dans ma Volonté et
- aux lieux où elles habitent.
Tout comme les rois de la terre
- ont leurs cours et leurs quartiers où ils sont en sécurité, leur force y étant si grande
- que leurs ennemis n’osent pas même s’approcher,
- même s’ils détruisent d’autres places .
De la même manière, Moi, le Roi du Ciel, J’ai mes cours et mes quartiers sur la terre. Ce sont les âmes qui vivent dans ma Volonté et en qui Je vis.
Les cours célestes pullulent autour d’elles. Et la Force de ma Volonté les gardes en sécurité,
- ralentissant les tirs ennemis et
- faisant reculer les ennemis les plus féroces.
« Ma fille, pourquoi les bienheureux du Ciel restent-ils en sécurité et pleinement heureux, même quand ils voient les créatures souffrir et la terre flamber ?
Précisément parce qu’ils vivent complètement dans ma Volonté.
Sache que Je place les âmes
- qui vivent complètement de ma Volonté sur la terre dans la même condition que les bienheureux dans le Ciel.
Donc, vis dans ma Volonté et ne crains rien. De plus, dans ces temps de carnage sur la terre, non seulement Je veux
- que tu vives dans ma Volonté,
- mais que tu vives au milieu de tes frères, placée entre Moi et eux.
Tu Me garderas bien serré en toi
- à l’abri des offenses que les créatures M’envoient. Je te fais le cadeau de mon Humanité et de tout ce que J’ai souffert,
Et pendant que tu Me garderas à l’abri, tu donneras à tes frères, pour leur salut,
- mon Sang, mes Plaies,
- mes Epines et
- mes Mérites. »