Mes jours sont de plus en plus amers. Ce matin, mon doux Jésus se montra dans un état de souffrance indescriptible. En Le voyant si souffrant, je voulus Le soulager à tout prix.
Ne sachant que faire, je Le serrai sur mon cœur et, approchant ma bouche de la Sienne, j’essayai d’aspirer une partie de son amertume intérieure, mais sans succès. Je recommençai, mais en vain.
Jésus pleurait et, moi aussi, je pleurais,
- voyant que je ne pouvais soulager sa peine. Quel tourment !
Jésus pleurait parce qu’Il voulait déverser son amertume en moi
- alors que sa Justice l’en empêchait. Et moi je pleurais de Le voir pleurer et de ne pouvoir L’aider. Il y a des souffrances qu’aucun mot ne peut décrire.
Sanglotant, Il me dit : « Ma fille, les péchés M’arrachent des mains les châtiments et les guerres : Je suis forcé de les permettre et, en même temps, Je pleure et Je souffre avec les créatures. »
Je me sentais mourir de douleur. Voulant me distraire, Jésus me dit : « Ma fille, ne perds pas cœur. Cela aussi est dans ma Volonté.
Seulement les âmes qui vivent dans ma Volonté
- peuvent confronter ma Justice.
Elles seules
- ont accès aux Décrets divins et
- peuvent supplier pour leurs frères, disposant de tous les fruits de mon Humanité.
Bien que mon Humanité avait ses limites, ma Volonté n’en avait pas et mon Humanité vivait en Elle.
Les âmes qui vivent dans ma Volonté sont les plus près de mon Humanité. S’appropriant mon Humanité-parce que Je la leur ai donnée-, elles peuvent
- se présenter devant la Divinité comme d’autres Moi-même, et ainsi
- désarmer la Justice divine et
- demander pardon pour les créatures perverties.
Vivant dans ma Volonté, ces âmes vivent en Moi. Comme Je vis en chaque créature, elles vivent aussi en chaque créature
- pour le bien de tous. Elles planent dans les airs comme le soleil. Leurs prières, leurs actes, leurs réparations et tout ce qu’elles font
- sont comme des rayons descendant pour le bien de tous. »