Poursuivant dans mon état habituel,

  • j’étais très affligée à cause de la privation de Jésus. Il vint finalement et se fit voir dans toute ma pauvre personne : il me sembla que je formais son vêtement. Brisant le silence, Il me dit :

« Ma fille, toi aussi tu peux être une Hostie. Dans le sacrement de l’Eucharistie,

  • l’accident du pain constitue mon vêtement et
  • la Vie qui se trouve dans l’hostie est constituée de mon Corps, mon Sang et ma Divinité.

C’est par ma Volonté suprême que cette Vie existe. Ma Volonté assume

  • l’Amour,
  • la Réparation,
  • l’Immolation et tout ce qui se trouve dans l’Eucharistie.

Ce sacrement ne déroge jamais de ma Volonté. D’ailleurs, il n’est rien qui provienne de Moi sans résulter de ma Volonté.

Voici comment tu peux former une Hostie.

L’Hostie est matérielle et totalement humaine. Pareillement, tu as un corps matériel et une volonté humaine.

Ton corps et ta volonté

  • si tu les gardes purs, droits et loin de l’ombre même du péché - sont les accidents de cette hostie. Ils Me permettent de vivre caché en toi.

Cela n’est cependant pas suffisant. Car ce serait l’hostie sans la consécration.

Ma Vie est nécessaire. Ma vie est constituée

  • de Sainteté, d’Amour,
  • de Sagesse,
  • de Puissance, etc., mais le moteur de tout cela,
  • c’est ma Volonté.

Après avoir préparé l’hostie,

  • tu dois faire mourir ta volonté en elle, laquelle tu dois bien cuisiner afin qu’elle ne renaisse pas.

Ensuite, tu dois laisser ma Volonté pénétrer tout ton être.

Ma Volonté, qui contient toute ma Vie,

  • fera la vraie et parfaite consécration. Ainsi, la pensée humaine n’aura plus de vie en toi. Il n’y aura que la pensée de ma Volonté.

Cette consécration mettra ma Sagesse dans ton esprit. Il ne s’y trouvera plus de vie

  • pour ce qui est humain,
  • pour la faiblesse,
  • pour l’inconstance.

Elle mettra en toi

  • la Vie divine,
  • la Force d’âme,
  • la Fermeté et
  • tout ce que Je suis.

Ainsi, chaque fois que tu laisseras

  • ta volonté,
  • tes désirs,
  • tout ce que tu es et
  • tout ce que tu dois faire couler dans ma Volonté,

Je renouvellerai ta consécration. Et Je continuerai de vivre en toi comme dans une Hostie vivante,

  • pas une hostie morte comme les hosties où Je ne suis pas.

Et ce n’est pas tout. Dans les hosties qui sont dans les ciboires, dans les tabernacles, tout est mort, muet.

Il ne s’y trouve pas la sensibilité

  • d’un battement de cœur, d’un élan d’amour.

Si ce n’était du fait que J’y attends les cœurs pour Me donner à eux,

  • j’y serais très malheureux.
  • mon Amour serait frustré,
  • ma Vie sacramentelle serait sans but.

Si Je tolère cela dans les tabernacles, Je ne le tolère pas chez les Hosties vivantes.

La vie a besoin de nourriture Dans l’Eucharistie, Je veux être nourri de ma propre Nourriture.

C’est-à-dire que l’âme s’approprie

  • ma Volonté,
  • mon Amour,
  • mes Prières,
  • mes Réparations,
  • mes Sacrifices et qu’elle Me les donne comme si c’était ses propres choses.

Je M’en nourrirai. L’âme s’unira à Moi, tendant l’oreille

  • pour entendre ce que Je fais et pour agir avec Moi.

En répétant ainsi mes propres Actions, elle Me donnera sa nourriture et Je serai heureux.

C’est uniquement dans ces hosties vivantes que Je trouverai compensation

  • pour ma solitude, ma grande faim et
  • pour tout ce que Je souffre dans les tabernacles. »