Poursuivant dans mon état habituel, je priais mon doux Jésus d’avoir la gentillesse de me faire partager ses souffrances. Il me dit :

« Ma fille, ma Volonté

  • est l’opium de l’âme,

Mais mon opium à Moi,

  • c’est l’âme abandonnée en ma Volonté.

Cet opium provenant de l’âme empêche

  • les épines de Me piquer,
  • les clous de Me transpercer,
  • les blessures de Me faire souffrir.

Il soulage tout en Moi, il endort tout. Si donc tu M’as donné de l’opium,

  • comment peux-tu vouloir que Je te fasse partager mes Souffrances ? Si Je ne les ai pas pour Moi-même, Je ne les ai pas pour toi non plus. »

Je lui dis : « Ah ! Jésus, tu es bon de m’arriver avec cela ! Tu te moques de moi en prenant des mots qui Te permettent de ne pas me contenter !»

Il me répondit : « Non, non, c’est vrai, c’est réellement comme cela. J’ai besoin de beaucoup d’opium Et Je te veux complètement abandonnée en Moi. De sorte

  • que Je ne te reconnaisse plus comme étant toi-même, mais comme étant Moi-même,
  • et que Je puisse ainsi te dire que tu es mon âme, ma chair, mes os.

En ces temps, J’ai besoin de beaucoup d’opium. Car, si Je me réveille, Je vais déverser un déluge de châtiments. »

Puis Il disparut. Il revint un peu plus tard et Il ajouta :

« Ma fille, il arrive souvent pour les âmes ce qui se produit dans l’air. À cause de la mauvaise odeur qui s’échappe de la terre,

  • l’air devient lourd et un bon vent est nécessaire pour éliminer cette mauvaise odeur.

Ensuite, après que l’air ait été purifié et qu’une brise bienfaisante se soit mise à souffler,

  • on a le goût de garder la bouche ouverte afin de mieux profiter de cet air purifié.

La même chose se produit pour l’âme. Souvent,

  • la complaisance,
  • l’estime de soi,
  • l’ego et tout ce qui est humain alourdissent l’air de l’âme.

Et Je suis forcé d’envoyer les vents

  • de la froideur,
  • de la tentation,
  • de l’aridité,
  • de la calomnie, pour qu’ils
  • nettoient l’air,
  • purifient l’âme et
  • la replacent dans son néant.

Ce néant ouvre la porte au Tout, à Dieu,

  • qui fait naître des brises parfumées. De sorte que, en gardant la bouche ouverte,
  • l’âme puisse mieux profiter de cet air bienfaisant pour sa sanctification. »