Je vais écrire quelques petites choses que Jésus m’a dites ces derniers jours. Je me souviens que, tout en me sentant froide et indifférente, je faisais ce que j’avais coutume de faire.

Je me disais :

« Qui pourrait dire combien plus de gloire je donne à Jésus quand je me sens à l’opposé de ce que je ressens présentement ?»

Jésus me dit :

« Ma fille, quand l’âme prie avec ferveur,

  • c’est de l’encens avec de la fumée qu’elle M’envoie.

quand elle prie en se sentant froide

  • mais sans laisser entrer en elle quoi que ce soit d’étranger à Moi, c’est de l’encens sans fumée qu’elle M’envoie.

Les deux Me plaisent. Mais l’encens sans fumée Me plaît davantage,

  • parce que la fumée cause toujours quelque ennui aux yeux. »

Comme je continuais à me sentir froide, mon aimable Jésus me dit :

« Ma fille, dans ma Volonté, la glace est plus ardente que le feu. Qu’est-ce qui t’impressionnerait le plus : de voir

  • la glace brûler et détruire tout ce qui la touche ou
  • le feu transformer les choses en feu ? Certainement la glace.

Ah ! Ma fille, dans ma Volonté, les choses changent de nature.

Ainsi, dans ma Volonté, la glace a la vertu

  • de détruire toute chose qui n’est pas digne de ma Sainteté, rendant l’âme pure, claire et sainte selon mon goût et non selon son goût.

Tel est l’aveuglement des créatures

  • et aussi des personnes que l’on considère comme bonnes.

Quand elles se sentent froides, faibles, opprimées, etc. :

  • plus elles se sentent mauvaises,
  • plus elles se replient à l’intérieur de leur volonté, se formant un labyrinthe
  • pour s’enfoncer davantage dans leurs troubles, plutôt que de faire le saut dans ma Volonté, où elles trouveraient
  • le froid-feu,
  • la misère-richesse
  • la faiblesse-force,
  • l’oppression-joie.

C’est par exprès que Je fais en sorte que l’âme se sente mauvaise,

  • pour lui donner l’opposé de ce qu’elle ressent.

Cependant, ne voulant pas comprendre cela une fois pour toutes,

  • les créatures rendent vains mes Desseins sur elles.

Quel aveuglement ! Quel aveuglement !»

Un autre jour, Jésus me dit :

« Ma fille, regarde comment se nourrit l’âme qui vit dans ma Volonté. »

Il me fit voir un Soleil déployant d’innombrables rayons. Il était si brillant que notre soleil habituel n’est qu’une ombre à côté de lui. Quelques âmes immergées dans la Lumière de ce Soleil buvaient à ses rayons comme à des seins.

Bien que ces âmes semblaient totalement inactives,

  • tout le travail divin se faisait par elles.

Mon toujours aimable Jésus ajouta :

« As-tu vu

  • le bonheur des âmes qui vivent dans ma Volonté et
  • comment mes Travaux se font par elles ?

L’âme qui vit dans ma Volonté se nourrit de Lumière, c’est-à-dire de Moi. Et, pendant qu’elle ne fait rien, elle fait tout. Quoi qu’elle pense, fasse ou dise, cela est l’effet de la Nourriture qu’elle prend, c’est-à-dire le Fruit de ma Volonté. »