J’entendais parler des difficultés des prêtres, surtout en ce qui concerne la coupure totale des liens avec la famille. Ils disaient que c’était impossible de réaliser cela de la façon que le bienheureux Jésus le demandait.
Si Jésus veut vraiment cette œuvre, disaient-ils, il en aurait parlé au Pape qui a l’autorité et qui peut commander à tous. Ainsi l’œuvre peut être réalisée.
Je répétais tout ceci à mon bienheureux Jésus Et je me plaignais en Lui disant : « Mon très grand Amour, n’avais-je pas raison de te dire d’aller voir les chefs pour leur dire ces choses ? En me le disant, moi une petite ignorante, que puis-je faire ?»
Mon toujours aimable Jésus dit : « Ma fille, écris ! Ne crains pas, Je serai avec toi. Ma Parole est éternelle. Et ce qui peut ne pas être utile ici, peut-être utile ailleurs. Ce qui n’est pas effectué en ces temps sera effectué en d’autres temps.
Mais Je veux l’union des prêtres en vie communautaire réalisée de cette façon, inaltérable comme Je te l’ai dit,
- en se détachant de leur famille et
- e n n’ayant pas de possessions. »
Ah ! Tu ne connais pas l’esprit des prêtres en ces temps-ci. Il est en rien différent de l’esprit des laïques :
- un esprit de revanche, de haine, d’intérêts et de sang.
Alors, avec les prêtres qui ont à vivre ensemble, si l’un gagne plus que l’autre et n’abandonne pas son gain pour le bien de tous,
- certains vont se sentir préférés aux autres,
- certains vont se sentir dépossédés,
- certains humiliés en croyant que eux aussi seraient capables de faire un tel gain.
Ainsi surviendront des querelles, des rancunes et des mécontentements. Ils en arriveront même à utiliser leurs poings.
Ton Jésus te l’a dit et cela suffit. Ce point est aussi nécessaire. C’est la colonne, la fondation, la vie et la nourriture de cette œuvre. Si la chose pouvait se faire autrement, Je n’aurais pas autant insisté. »
Regarde un peu ma fille. Comme ils sont peu raffinés et ignorants des choses divines !
Je n’ai pas leurs façons de penser. Ils avancent en lapant et en démontrant leur dignité.
En Me communiquant aux âmes,Je ne regarde pas leur dignité. Je ne regarde pas s’ils sont des évêques ou des papes.
Mais Je regarde pour voir si ces âmes sont dépouillées de tout et de tous.
Je regarde en elles pour voir si tout est amour pour Moi. Je regarde pour voir si elles sont scrupuleuses à se faire les propriétaires
- même d’un seul souffle,
- même d’un seul battement de cœur. »
En les trouvant tout Amour, Je ne regarde pas
- si elles sont docteurs ou non,
- si elles sont viles, pauvres, méprisées et poussière.
Je transforme la poussière même en or. Je la transforme en Moi. Je communique tout de Moi-même. Je leur communique mes plus intimes Secrets. Je fais de ces âmes une partie de mes Joies et de mes Peines.
Plutôt, vivantes en Moi en vertu de l’Amour, il n’est pas étonnant qu’elles connaissent ma Volonté sur les âmes et sur l’Église.
Leur vie avec Moi est Une. Leur volonté est Une et Une est la Lumière avec laquelle elles voient la Vérité selon les Vues divines et non selon les vues humaines.
C’est pourquoi Je n’ai pas à faire d’effort pour Me communiquer à ces âmes et Je les élève au-dessus de toutes les dignités. »
Ensuite, en me serrant tout contre Lui et en m’embrassant, Il me dit à ma confusion et avec sa plus grande indulgence :
« Ma belle fille, mais belle de ma propre Beauté, tu t’affliges des choses qu’ils disent ? Ne t’afflige pas ! Demande au Père B., mon pauvre fils, combien il a souffert pour ma cause entre les mains de ses supérieurs, de ses confrères et des autres au point qu’ils le déclarent stupide et enchanteur.
Ils se donnent le devoir de lui donner une telle pénitence au point de le classer parmi les gens fous. »
« Et quel est son crime ? L’Amour !
Certaines personnes,
- ressentant de la honte pour leur propre vie
- en comparaison avec la sienne, lui ont fait la guerre !
Ah ! Combien il est couteux le crime de l’Amour ! L’amour est très couteux pour Moi et pour mes chers enfants ! Je l’aime tellement. En récompense pour ce qu’il a souffert, Je Me suis donné à lui et Je demeure en lui. Mon pauvre fils, ils ne le laissent pas tranquille.
Ils l’espionnent de tout côté. Ils ne font pas ceci aux autres. Qui sait s’ils peuvent trouver de la matière pour le corriger et le mortifier.
Moi, en étant avec lui, Je rends leur supercherie futile. Cela le rend courageux. Oh ! Combien sera terrible le jugement que Je porterai contre ceux qui osent maltraiter mes enfants les plus chers !»