En étant toujours dans mon état habituel, mon adorable Jésus s’est montré tout en pleurs.
La Céleste Maman me L’a amené
- afin que je puisse L’apaiser autant que possible. Alors je L’ai embrassé, je L’ai caressé et je L’ai serré tout contre moi en Lui disant :
« Qu’est-ce que Tu veux de moi ? Ne veux-Tu pas un peu d’amour pour Te rendre heureux et calmer tes pleurs ? Ne m’as-Tu pas dis Toi-même en d’autres occasions que ton Bonheur c’est mon amour ?
Je t’aime tellement, tellement ! Mais je T’aime avec Toi-même. Parce que seule je ne sais pas comment T’aimer. Donne-moi ton Souffle brulant qui fait fondre tout mon être en une flamme d’amour et après je vais T’aimer dans le cœur de tous. »
Mais qui peut dire toutes mes étourderies ? Il semble qu’Il s’est calmé un peu.
Pour distraire mon doux Amour de ses pleurs, je Lui ai dit : « Ma Vie et mon Tout, console-toi ! Que de bien résultera des Rencontres des prêtres ! Oh ! Comme Tu seras content !»
Immédiatement Jésus dit : « Ah ! Ma fille !
- Les intérêts sont le poison des prêtres.
- Les intérêts se sont tellement infiltrés chez les prêtres que cela a empoisonnés leur cœur, leur sang et jusqu’à la moelle de leurs os.
Oh ! Comme le démon a su bien tresser,
- ayant trouvé leur volonté disponible à être tressé ! Ma grâce a utilisé tous ses artifices
- pour former en eux des tresses d’amour et
- pour leur donner les antidotes nécessaires pour combattre les intérêts.
Mais ne trouvant pas leur volonté disposée, ma Grâce n’a pu tresser très peu ou rien de ce qui est divin.
Alors le démon,
- sachant qu’il perd beaucoup en ne pouvant pas totalement empêcher ces Maisons de Rencontres de prêtres,
- se contente néanmoins de maintenir le filet qu’il a tressé avec le poison des intérêts. »
Oh ! Tu pleurerais avec Moi
si tu voyais combien ils sont peu nombreux ceux qui
- sont disposés à s’isoler physiquement et de cœur de leur famille,
- et disposés à rejeter le poison des intérêts !
Ne vois-tu pas
- comment ils se débattent entre eux à ce sujet ?
- Comment ils demeurent agités !
- A quel point ils s’enflamment ! Ils croient plutôt que c’est
- une absurdité,
- quelque chose qui ne convient pas à leur état. »
Pendant que Jésus disait cela, je voyais des prêtres qui eux étaient disposés. Comme ils étaient peu nombreux !
Jésus est disparu et je me suis retrouvé avec moi-même. Éprouvant de la répugnance à écrire ces choses qui concernent les prêtres et en en ayant fait le sacrifice à cause de l’obéissance qui le veut ainsi, mon bien-aimé Jésus est donc revenu ensuite.
Il m’a donné un baiser pour me récompenser du sacrifice que j’ai fait. Il ajouta :
« Ma fille bien-aimée, tu n’as pas tout dit au sujet des inconvénients qui surviendraient
- si un prêtre demeurait entravé à cause des liens avec sa famille, les nombreuses vocations manquées pour lesquelles l’Église pleure amèrement en ces tristes temps !»
Certainement, on voit
-
beaucoup de prêtres modestes,
-
beaucoup de prêtres en manque de piété, de vraie piété,
-
beaucoup qui s’adonnent aux plaisirs, à l’impureté,
-
beaucoup d’autres qui considèrent que perdre son âme c’est rien, sans la moindre amertume, et les si nombreuses autres fautes qu’ils commettent.
Ce sont des signes de vocations manquées. Si les familles voient qu’il n’y a plus rien à espérer de la part des prêtres, le bonheur d’encourager leurs enfants à devenir prêtre ne leur viendra plus.
La pensée ne viendra pas chez les enfants
- ni d’enrichir, ni d’élever leur famille à travers le ministère des prêtres. »
J’ai répondu : « Ah ! Mon doux Jésus ! Au lieu de me dire ces choses, va voir les chefs, va voir les évêques Puisque ce sont eux qui ont l’ autorité. Ils peuvent en arriver à te contenter sur ce point. Mais pauvre petite moi, qu’est-ce que je peux faire ? Je peux seulement sympathiser avec Toi, T’aimer et Te faire réparation. »
Jésus me dit : « Ma fille ! Allez voir les chefs ? Allez voir les évêques ?
Le poison des intérêts a envahi tout le monde. Et puisque presque tout le monde est en proie à cette fièvre pesteuse,
- le courage d’apporter la correction nécessaire leur manque ainsi que
- le courage d’élever une barrière entre les prêtres et ceux sur qui ils dépendent.
De plus, Je ne suis pas compris par quelqu’un qui n’est pas dépouillé de tout et de tous.
Ma voix résonne mal à leur oreille. Ça leur paraît plutôt une absurdité,
- quelque chose qui ne convient pas à leur condition humaine.
Si Je parle avec toi, nous nous comprenons assez bien. S’il n’y a pas autre chose,
- Je trouve au moins une ouverture pour exprimer ma Douleur. Et toi, tu vas M’aimer davantage parce que tu connais mon Amertume. »