Ce matin bienheureux Jésus s’est laissé voir tout petit mais si beau et si gracieux qu’Il me ravit en un doux enchantement. Il était spécialement plus aimable parce qu’avec ses petites mains Il prenait de petits clous et me clouait avec un art digne uniquement de mon toujours aimable Jésus. Ensuite Il me combla de baisers et d’amour, ce que je Lui ai rendu en retour.
Je me suis retrouvée après cela dans la grotte de mon Jésus nouveau-né.
Mon petit Jésus me dit : « Ma fille bien-aimée, qui est venu Me visiter dans la grotte de ma Naissance ?
Seulement les bergers ont été mes premiers visiteurs.
Ce sont les seuls qui se sont déplacés pour M’offrir des cadeaux et des choses bien à eux. Ils ont été les premiers à recevoir la connaissance de ma venue dans le monde. Par conséquent, ils ont été les premiers favorisés et comblés de ma Grâce. »
C’est pourquoi Je choisi toujours des gens pauvres, ignorants et simples sur lesquels Je déverse une abondance de grâces. Je les choisis parce qu’ils sont toujours les plus disponibles.
Ils sont ceux qui M’écoutent et qui croient en Moi le plus facilement,
- sans faire autant de difficultés,
- sans faire autant de chicanes comme le font en contraste ? les gens bien instruits.
Puis ce sont les Mages qui sont venus.
Mais on n’a vu aucun prêtre. Bien qu’ils auraient dû être les premiers à venir Me rendre hommage. Parce qu’ils connaissaient, plus que tous les autres, selon les Écritures qu’ils étudiaient, le temps et l’endroit de ma Venue. Il était aussi plus facile pour eux de venir Me visiter. Mais pas un seul, pas un ne s’est déplacé.
Plutôt, alors qu’ils Me montraient du doigt aux Mages, eux les prêtres n’ont pas bougé. Ils ne se sont pas donné la peine de faire un pas pour rechercher la trace de ma Venue. »
Ce fut au moment de ma Naissance une douleur très amère pour Moi.
Ces prêtres étaient tellement attachés
- aux richesses, aux intérêts,
- à la famille et aux choses extérieures que leurs yeux étaient aveuglés comme par un éclat de lumière.
Ces attaches ont endurci leurs cœurs et rendu leurs esprits lourds face aux connaissances
- des choses sacro-saintes,
- des plus sûres Vérités.
Ils étaient tellement enfoncés dans les choses viles de ce monde qu’ils n’auraient jamais cru qu’un Dieu pouvait venir sur la terre dans une telle pauvreté et dans une si grande humiliation.
Il en a été ainsi
- non seulement au moment de ma Naissance,
- mais tout au cours de ma Vie.
Quand Je faisais des miracles, aucun prêtre ne M’a suivi. Plutôt, ils ont comploté ma Mort et M’ont tué sur la Croix.
Après avoir utilisé tout mon art pour les attirer à Moi, Je les ai mis de côté et J’ai choisi des gens pauvres, des gens ignorants qui ont été mes apôtres et J’ai formé, mon Église.
Je les ai isolés de leur famille. Je les ai libérés de tout attachement aux richesses. Je les ai remplis des trésors de ma Grâce et Je les ai rendus, capables de gouverner mon Église et les âmes.
Il faut que tu saches que cette douleur existe encore pour Moi, Parce que les prêtres de ce temps-ci se sont unis aux prêtres de ce temps-là.
Ils sont attachés aux familles, aux intérêts et aux choses extérieures. Ils portent peu ou aucune attention aux choses intérieures.
Plutôt, certains se sont tellement dégradés qu’ils font comprendre aux laïques
- qu’ils ne sont pas contents de leur état de vie, abaissant leur dignité au niveau le plus bas et même sous le niveau des laïques.
Ah ! Ma fille, quelle valeur peut encore avoir leur parole pour le peuple ?
Plutôt, à cause des prêtres,
- la foi des gens se détériore et ils tombent dans l’abime des pires maux. Les gens avancent avec incertitude et dans les ténèbres
- parce qu’ils ne voient plus de lumière chez les prêtres.
C’est pourquoi les Maisons de Rencontres des prêtres sont nécessaires afin que les prêtres,
- libérés des ténèbres dont ils sont envahis,
- détachés des familles, des intérêts et des préoccupations pour les choses extérieures, puissent manifester la Lumière des vraies Vertus.
Et que les gens puissent se rendre compte de leurs fautes à partir des erreurs dans lesquelles ils sont tombé.
Ces Rencontres sont tellement nécessaires,
- qu’à chaque fois que l’Église arrive à un point creux, presque toujours, ces Rencontres ont été les moyens,
- pour relever l’Église et
- la rendre plus belle et plus majestueuse. »
En entendant cela j’ai dit : « Mon Très-Haut et unique Bien, ma douce Vie, je sympathise à ta douleur et je voudrais l’adoucir avec mon amour.
Mais tu sais très bien
- qui je suis,
- combien je suis pauvre, ignorante et maligne et
- que je suis également extrêmement prise par la passion de mon effacement.
J’aimerais cela si je pouvais tellement me cacher en Toi que plus personne ne pourrait croire que j’existe encore. À la place, Tu veux que je parle
- de ces choses qui blessent tellement ton Cœur bien-aimé,
- des choses qu’il est si nécessaire, que ton Église connaisse.
Oh mon Jésus ! Parle-moi d’ Amour ! Va plutôt vers de bonnes et saintes âmes pour leur parler de ces choses qui sont si utiles pour ton Église !»
Mon bon Jésus continua de dire :
« Ma fille, Moi aussi J’aimais l’effacement. Mais chaque chose a son temps. Quand ce fut nécessaire
- pour l’Honneur et la Gloire du Père et
- pour le bien des âmes, Je Me suis révélé et J’ai vécu ma vie publique.
C’est ainsi que Je fais avec les âmes. Parfois, Je les garde cachées. D’autres fois, Je les manifeste. Tu dois être indifférente à tout, voulant uniquement ce que Je veux.
Plutôt, Je bénis ton cœur et ta bouche. Et Je parlerai en toi avec ma propre Bouche et avec ma propre Douleur. » Et ainsi Il m’a bénie et Il est disparu.