J’étais extrêmement affligée par la privation de mon aimable Jésus. Ayant communié, je me plaignais de son absence.

Il m’a dit intérieurement :

« Ma fille, il y a des choses tristes, très tristes, qui sont en train de se produire et qui vont se produire. » Je fus terrorisée par ces propos. Plusieurs jours se sont passés sans que Jésus vienne. Je l’entendis seulement me dire à plusieurs reprises :

« Ma bonne fille, patience, Je te dirai plus tard pourquoi Je ne viens pas. »

Ainsi, je naviguais dans l’amertume, mais dans la tranquillité. J’ai fait un songe qui m’a beaucoup attristée et même troublée. D’autant plus que, ne voyant pas Jésus, je n’avais personne à qui m’adresser pour être entourée d’une atmosphère de paix-qui ne peut venir que de Jésus.

Oh ! Comme est à plaindre l’âme troublée.

Le trouble est comme un air infernal que l’on respire.

Cet air d’enfer chasse l’aire céleste de la paix. Et il prend la place de Dieu dans l’âme.

Par ses fumées infernales, le trouble domine tellement l’âme

  • que même les choses les plus saintes, les plus pures, apparaissent comme les plus laides et les plus dangereuses.

Il met tout en désordre.

L’âme,

  • empestée par cet air d’enfer,
  • est ennuyée par tout et par Dieu Lui-même.

Je ressentais cet air d’enfer,

  • non pas à l’intérieur de moi, mais autour de moi. Il me faisait tant de dommages que je ne me préoccupais plus du fait que Jésus ne venait pas. Il me semblait même que je ne voulais pas Le voir.

La chose était très sérieuse. Il s’agissait du fait qu’on m’avait assurée

  • que je ne me trouvais pas dans un bon état.

Et par conséquent, que les souffrances et les venues de Jésus n’étaient pas la Volonté de Dieu et que je devais y mettre fin une fois pour toutes.

Je ne dis pas tout à ce sujet parce que je ne crois pas que ce soit nécessaire. J’écris cela uniquement par obéissance.

La nuit suivante, je vis que de l’eau descendait du ciel : un déluge, à faire beaucoup de dommages et ensevelir des régions entières. Ce songe m’impressionna tellement que je ne voulais rien voir.

À ce moment, une colombe qui tournait autour de moi, me dit : « Le remuement des feuilles et des herbes,

  • le murmure des eaux,
  • la lumière qui envahit la terre,
  • le mouvement de toute la nature,
  • tout, tout provient des doigts de Dieu. Peux-tu t’imaginer que seul ton état ne proviendrait pas des doigts de Dieu ?»

Par la suite, mon confesseur est venu. Je lui ai décrit tout cela. Il m’a dit que c’était le diable qui avait voulu me troubler.

Quand il m’a quittée, j’étais un peu plus tranquille, mais comme quelqu’un relevant d’une grave maladie.