Je me trouvait dans mon état habituel. Je priais mon Jésus d’amour, pour obtenir l’heureux passage dans l’autre vie d’un prêtre qui avait été mon confesseur pendant plusieurs années.

Je disais à mon Jésus bien-aimé : « Rappelle-toi

  • combien il a fait de sacrifices,
  • avec combien de zèle il a travaillé pour ton honneur et ta gloire, et
  • tout ce qu’il a fait pour moi ? Combien n’a-t-il pas souffert ? Daigne le lui rendre en le faisant passer tout droit au Ciel. »

Jésus très saint me dit : « Ma fille, je ne regarde pas tant aux sacrifices

  • qu’à l’amour avec lequel on les fait et
  • à l’union avec Moi dans lequel ils sont faits.

Plus l’âme est unie à Moi, plus Je prends en considération ses sacrifices.

Si l’âme est très étroitement unie à Moi,

  • J’accorde beaucoup d’importance à ses petits sacrifices parce que, dans cette union, se trouve la mesure de l’amour.

La mesure de l’amour est une mesure éternelle et sans limites.

Par contre, pour l’âme

  • qui se sacrifie beaucoup mais qui n’est pas unie à Moi, Je regarde ses sacrifices comme ceux d’un étranger et Je lui donne la récompense qu’elle mérite, une récompense limitée.

Imagine un père et un fils qui s’aiment beaucoup.

Le fils fait de petits sacrifices . Et le père, en raison des liens

  • de paternité,
  • de filiation et
  • d’amour, - ce dernier lien étant le plus fort -, regarde ces petits sacrifices comme s’ils étaient de grandes choses.

Il est triomphant. Il se sent honoré, il donne toutes ses richesses à son fils. Et il lui prodigue tous ses égards et tous ses soins.

Considère maintenant un serviteur qui

  • travaille toute la journée,
  • s’expose à la chaleur et au froid,
  • exécute tous les ordres à la lettre et, si nécessaire,
  • veille même la nuit pour son patron. Et que reçoit-il ? Le misérable salaire d’une journée.

De sorte que s’il ne travaille pas tous les jours,

  • il sera contraint à manquer de nourriture.

Voilà la différence entre

  • l’âme qui est unie à Moi et
  • l’âme qui ne l’est pas. »

Pendant qu’Il disait cela, je me suis sentie hors de mon corps en compagnie de Jésus très saint. Et je Lui ai dit : « Mon doux Amour, dis-moi, où se trouve cette âme ?»

Il me répondit : « Au purgatoire. Oh ! Si tu voyais dans quelle lumière il nage, tu en serais émerveillée. »

Je repris : « Tu dis qu’il est au purgatoire et, en même temps, qu’il nage dans la Lumière ?»

Jésus reprit : « Oui, il nage dans la lumière, parce que cette Lumière il l’avait en dépôt. Lorsqu’il est mort, elle l’a investi et elle ne le laissera jamais. »

J’ai compris que cette Lumière provenait de ses bonnes actions faites avec pureté d’intention.