Je pensais à Jésus portant sa croix sur le chemin du Calvaire au moment où il rencontra les femmes et où, ignorant ses souffrances, Il s’occupa de les consoler, de leur répondre et de les instruire.

Comme tout était Amour en Jésus ! C’était Lui qui avait besoin d’être consolé et, cependant, c’était Lui qui consolait.

Et dans quel état Il était !

  • Tout couvert de plaies,
  • la tête transpercée d’épines acérées,
  • pantelant et presque mourant sous la Croix.

Cependant, Il consolait les autres. Quel exemple ! Quelle honte pour nous à qui il suffit d’une petite croix pour nous faire oublier le devoir de consoler les autres !

Ensuite, je me suis souvenue des fois où, accablée

  • par la souffrance ou
  • par la privation de Jésus, et
  • remplie d’amertume jusqu’à la moelle de mes os, je m’efforçais de consoler et d’instruire les personnes qui m’entouraient
  • en m’oubliant moi-même,
  • incitée à cela par Jésus Lui-même afin de L’imiter en ce moment particulier de sa Passion.

Puis, je me suis mise à Le remercier

  • d’être maintenant libre et dispensée d’être entourée de personnes -
  • à cause de l’obéissance qui me garde retirée, ce qui me permet de m’occuper de moi-même.

Alors, bougeant en moi, Jésus me dit :

« Ma fille, c’était un réconfort pour Moi. Et Je me sentais comme soulagé, surtout parce que ces femmes venaient vraiment pour Me faire du bien.

En ces jours, il manque véritablement de ces personnes qui mettent le vrai esprit intérieur dans les âmes. Ne l’ayant pas en elles-mêmes, elles sont incapables de l’infuser dans les autres.

Ce sont des âmes susceptibles, scrupuleuses, frivoles,

  • sans vrai détachement de tout et de tous. Cela produit des vertus stériles qui meurent avant d’éclore.

Et il y en a qui croient faire progresser les âmes

  • en prônant la minutie et le scrupule. Ils sont plutôt de vraies entraves pour les âmes. Mon Amour reste à jeun avec eux.

Quant à toi, Je t’ai donné beaucoup de Lumière sur les voies intérieures et Je t’ai fait comprendre la Vérité sur les vraies Vertus et le vrai Amour. Ainsi Je pouvais par ta bouche faire comprendre aux autres

  • la Vérité sur les vrais chemins des Vertus. Je m’en réjouissais. »

Je lui dis : « Mais, Jésus très saint, après le grand sacrifice que j’avais fait,

  • ces gens s’en allaient faire du commérage. L’obéissance a justement interdit la venue de ces gens. »

Il reprit : « Voilà l’erreur : prêter attention aux commérages et non pas au bien que l’on doit faire. Sur Moi aussi ils ont comméré. Si Je m’étais arrêté à ces racontars, Je n’aurais pas accompli la Rédemption des hommes.

Par conséquent, il faut s’occuper

  • de ce qu’on a à faire et
  • non pas de ce que disent les gens.

Quant aux commérages, ils restent au compte de ceux qui les font. »